Le est un des départements ministériels du Cabinet du Japon, officiellement traduit en anglais en Ministry of Justice (MoJ).

Historique Il s'agit de l'un des plus anciens ministères japonais, créé durant la réforme Meiji tout d'abord en 1869 sous le nom de , soit littéralement ministère des Affaires pénales, puis en 1871 sous le nom de , à savoir littéralement ministère de direction de la loi. Il avait alors un champ de compétence particulièrement vaste, allant jusqu'à superviser les travaux des cours de justice.

Cependant, après la Seconde Guerre mondiale et la Constitution de 1947, l'autorité sur les différentes cours est transférée à la Cour suprême et le ministère de la Justice est même supprimé le pour être remplacé par un simple . Le terme de Hōmu sert alors à désigner le membre du cabinet chargé des affaires judiciaires et est traduit en procureur général, à l'instar du procureur général des États-Unis.

Cette administration va alors progressivement augmenter en importance : dès le , le Hōmu-chō est rebaptisé en , pour la même traduction, tandis que le procureur général est désormais assisté de plusieurs adjoints.

Il faut attendre un remaniement dans le du Japon, le dirigé par Shigeru Yoshida, pour voir le ministère de la Justice pleinement recréé sous son nom actuel, le procureur général étant remplacé dès lors par un . Ce département n'a pratiquement pas été transformé depuis, si ce n'est la suppression de l'un de ses 7 bureaux internes ainsi que de plusieurs directions d'autres bureaux qui ont alors disparu ou ont été combinés lors du plan de réorganisation du gouvernement central lancé le lors du remaniement du deuxième cabinet de Yoshirō Mori Historique du ministère japonais de la Justice sur son site internet.

Il siège au 1-1-1 Kasumigaseki, Chiyoda-ku à Tokyo, juste à côté de la porte Sakura (ou porte des Cerisiers) du Kōkyo. Il comprend un ancien bâtiment en brique rouge, inauguré en décembre 1895 et qui fut le seul et unique siège du ministère jusqu'en 1990, restauré à plusieurs reprises notamment après la guerre entre 1948 et 1950 et de nouveau à la fin des années 1980. Dernier représentant des bâtiments gouvernementaux construits durant l'ère Meiji, cet édifice abrite aujourd'hui l'Institut de recherche et de formation, la bibliothèque et le musée du ministère de la Justice. Sinon, juste derrière l'ancien bâtiment a été construit un autre plus moderne pour servir de ministère de la Justice à proprement parler. Il a été inauguré le et consiste en un immeuble de granite rose du Canada de 25 niveaux dont 4 souterrains Historique du siège du ministère de la Justice sur son site officiel.

Il est actuellement dirigé, depuis le , par Hiroshi Hiraguchi, au sein du du Japon, emmené par Sanae Takaichi.

Missions Ses attributions principales concernent : le respect de la loi et l'application du droit pénal, public, privé, immobilier ou notarial, le Maintien de l'ordre public le système judiciaire, le système carcéral, la peine capitale, chaque ordre d'exécution devant être signé par le ministre de la Justice, la réhabilitation des personnes ayant payé leur dette à la société, la défense des droits et libertés individuels, le droit immobilier et notarial, le contrôle de l'immigration et des étrangers vivant sur le sol japonais.

Administration interne Ministre, vice-ministre et secrétaire parlementaire

Personnalité Parti Faction Diète Circonscription Hiroshi Hiraguchi PLD Représentant Hiroshima ()

Personnalité Parti Faction Diète Circonscription Shigeyuki Gotō PLD - Représentant Nagano ()

Personnalité Parti Faction Diète Circonscription Masahito Moriyama PLD Kishida Représentant Hyōgo ()

Vice-ministre administratif

Le est au Japon le haut fonctionnaire placé au sommet hiérarchique de l'administration d'un ministère, juste après le ministre, les premiers vice-ministres et les secrétaires parlementaires qui sont eux des hommes politiques membres du gouvernement. Depuis la réforme de 1998, appliquée en 2001, il n'y en a plus qu'un par ministère. Le vice-ministre administratif assiste le ministre dans des domaines tels que maintenir l'ordre dans les affaires administratives du ministère ou superviser le travail des divisions, bureaux, institutions affiliées et bureaux locaux. Jusqu'en 2009, une de chaque ministère se réunissait deux fois par semaine (le lundi et le jeudi), un jour avant un conseil des ministres, pour coordonner les dossiers à l'ordre du jour de ce dernier The National Administrative Organization, site du Premier ministre et du Cabinet du Japon. Cette réunion, critiquée tout particulièrement par le PDJ et de manière générale par les membres de l'opposition au PLD comme l'un des principaux symboles de la trop forte place laissée aux hauts-fonctionnaires dans la direction de l'État au détriment des hommes politiques, a été supprimée dès l'arrivée au pouvoir des démocrates en A. G. MULGAN, « Decapitating the bureaucracy in Japan », East Asia Forum, 10/12/2009. L'actuel vice-ministre administratif de la Justice est, depuis le , Kotarō Ōno (il était, avant son accession à ce poste, directeur du Bureau des Affaires criminelles).

Services administratifs

: s'occupe de l'immatriculation des compagnies et des biens immobiliers, de l'enregistrement familial, de la nationalité, des dépôts, du corps notarial, de la greffe, des enquêteurs fonciers ou immobiliers, ainsi que la rédaction des lois touchant au droit civil fondamental (Code civil, code de procédure civil, code commercial, notamment). : s'occupe de contrôler et de superviser les services administratifs des (représentants du ministère public au Japon chargés notamment des enquêtes et de l'instruction des affaires criminelles), de la planification et du renforcement des structures et administrations liées à ces procureurs publics, de la gestion de la législation criminelle ainsi que de la coopération judiciaire (notamment dans le cadre de l'assistance mutuelle dans des enquêtes criminelles internationales ou encore l'extradition de criminels ou fugitifs). : dirige et supervise les institutions carcérales et correctionnelles japonaises. : s'occupe de superviser les libérations et libertés sur parole, des périodes de probation, des remises de peine, le travail concernant les amnisties et grâces, la réinsertion des anciens détenus dans la société mais également tout ce qui concerne la prévention des crimes ou encore le traitement médical des personnes à troubles psychologiques dangereuses pour les autres ou pour elles-mêmes. : s'assurer du respect des libertés et droits fondamentaux des citoyens japonais, notamment par des campagnes de sensibilisation.

Institutions affiliées ou Offices

Quatre-vingt-huit sont liées au ministère : soixante-six , sept , huit , sept , cinquante-deux , deux , l', neuf .

Institution spéciale

thumb|left|150px|Le siège central du Bureau des procureurs publics, dans le bâtiment du ministère de la Justice.

Une dépend du ministère : le , qui comprend l'ensemble des services administratifs des Procureurs publics. Il comprend notamment le , qui siège dans le même bâtiment que le ministère de la Justice et qui abrite donc les bureaux des Procureurs auprès de la Cour suprême.

Bureaux locaux

Le ministère dispose de huit , soit une dans chacune des huit régions du Japon, pour y relayer l'action du ministère en matière de gestion du système pénitentiaire. De même, il existe huit , huit et quarante-deux , et cinquante .

Organes consultatifs Six assistent le ministère dans ces missions : la , le , le , la , le , le .

Organes indépendants

Le ministère de la Justice est également l'autorité délégatrice pour deux : la , l', le principal service de renseignement japonais. l',s'occupe de l'administration de l'immigration à savoir la régulation des entrées sur le sol japonais, la gestion des statuts de résidence des étrangers, ainsi que tout ce qui concerne les expulsions, la reconnaissance du statut de réfugié et l'enregistrement des étrangers résidents.

Particularités La particularité du système japonais réside dans le fait que les japonais préfèrent régler leurs différends par la conciliation et la médiation plutôt que par les tribunaux..

Références

Voir aussi Articles connexes Cabinet du Japon Peine de mort au Japon Liste des ministres de la Justice du Japon Organisation juridictionnelle (Japon) Justice de l'otage

Liens externes Site officiel Site officiel en anglais

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