Le gouvernement Berlusconi () est le entre le et le , sous la du Parlement républicain.

Il est dirigé par le libéral-conservateur Silvio Berlusconi, vainqueur des élections générales à la majorité relative. Il succède au second gouvernement de centre gauche de Romano Prodi et cède le pouvoir au gouvernement technocratique de Mario Monti après la démission de Silvio Berlusconi.

Historique Ce gouvernement est dirigé par l'ancien président du Conseil des ministres libéral-conservateur Silvio Berlusconi. Il est constitué et soutenu par une coalition de centre droit entre Forza Italia (FI), l'Alliance nationale (AN) et la Ligue du Nord (LN). Ensemble, ils disposent de sur 630, soit 53,2 % des sièges de la Chambre des députés, et de sur 322, soit 53,4 % des sièges du Sénat de la République.

Il est formé à la suite des élections générales des 13 et 14 avril 2008.

Il succède donc au second gouvernement du président du Conseil social-libéral Romano Prodi, constitué et soutenu par une coalition de centre gauche formée autour du nouveau Parti démocrate (PD).

Formation Le , Silvio Berlusconi est reçu en entretien par le président de la République Giorgio Napolitano, qui le charge de former le nouveau gouvernement de l'Italie. Ce dernier accepte et présente aussitôt la liste de ses , dont neuf sans portefeuilles, une rapidité inédite pour les institutions italiennes. La Ligue du Nord obtient quatre postes, dont les ministères de l'Intérieur et de l'Agriculture, tandis que l'ancien néo-fasciste Ignazio La Russa devient ministre de la Défense et le commissaire européen Franco Frattini est nommé ministre des Affaires étrangères.. L'équipe gouvernementale est assermentée au palais du Quirinal dès le lendemain..

Se soumettant au vote de confiance des deux chambres du Parlement, le gouvernement Berlusconi s'assure le soutien de la Chambre des députés le par pour et contre., puis le Sénat de la République lui accorde l'investiture le lendemain par favorables, et deux abstentions..

Évolution À l'occasion d'un congrès réunissant à Rome le , Forza Italia et l'Alliance nationale convergent pour former (PdL), dont la présidence revient à Silvio Berlusconi qui le présente comme le parti unique de la droite italienne, capable d'attirer un électeur sur deux..

Le ministre du Développement économique Claudio Scajola démissionne le , en raison de soupçons de corruption pour l'achat de son appartement en plein cœur de Rome à un prix largement inférieur au prix du marché.. Après un intérim de près de cinq mois et alors que la Confindustria réclamait un ministre de plein exercice pour superviser le secteur industriel, fortement affecté par la crise économique, Silvio Berlusconi cède le ministère au secrétaire d'État Paolo Romani le ..

La nomination par le président du Conseil des ministres d'Aldo Brancher, ancien cadre de la Fininvest et très proche du chef de l'exécutif, comme ministre sans portefeuille chargé des questions de décentralisation le génère de féroces critiques de la part de l'opposition. Aldo Brancher est en effet mis en cause par la justice qui souhaite l'interroger, or sa position ministérielle lui permet de faire repousser toute audition jusqu'à , ce qu'il fait peu après son assermentation, déclenchant la colère du président Napolitano qui souligne que le nouveau ministre n'a pas de ministère et donc tout le temps de répondre aux convocations des juges.. Critiqué par le dirigeant de la Ligue du Nord Umberto Bossi qui rappelle que lui seul est compétent sur le dossier du fédéralisme et le président de la Chambre des députés Gianfranco Fini qui affirme publiquement ne pas pouvoir croire que cette nomination aurait pour objectif de faire obstacle à la justice, Aldo Brancher remet finalement sa démission le ..

Au cours de l'été , les critiques et pas de côté réguliers de Gianfranco Fini, notamment au sujet des poussent à la rupture entre lui et Silvio Berlusconi : il décide en effet la création d'un groupe parlementaire autonome du PdL, (FLI), qui rassemble et . En conséquence, la direction du PdL vote à la quasi-unanimité son exclusion le , tandis que les parlementaires dissidents font perdre à la coalition gouvernementale sa majorité absolue dans les deux chambres.. Le suivant, lors de la convention nationale de FLI, le président de la chambre basse appelle publiquement à la démission du président., ce qui conduit à la démission du ministre pour les Affaires européennes Andrea Ronchi, d'un vice-ministre et de deux secrétaires d'État proches de Gianfranco Fini une semaine plus tard..

Le ministre des Biens et Activités culturels Sandro Bondi remet sa démission le , après avoir été placé sous le feu des critiques du secteur culturel en raison de mesures d'austérité concernant son budget et alors que des effondrements se sont produits sur les sites antiques de Pompéi et du Colisée. Estimant ne pas bénéficier du soutien de la majorité parlementaire pour s'opposer à l'austérité budgétaire prônée par Giulio Tremonti, il préfère se retirer et son poste revient à Giancarlo Galan, lui-même remplacé comme ministre des Politiques agricoles par Francesco Saverio Romano, dont la petite formation Les Populaires d'Italie demain (PID) a soutenu l'exécutif lors d'un vote de confiance trois mois auparavant..

Au cours d'une réunion de la direction du Peuple de la liberté le , le ministre de la Justice Angelino Alfano est promu secrétaire national du PDL sur proposition de Silvio Berlusconi. C'est la première fois depuis l'entrée en politique de ce dernier, en , qu'il nomme un responsable de ce niveau.. Le président du Conseil des ministres indique cinq semaines plus tard qu'il n'a pas l'intention de se présenter à sa propre succession lors des élections générales prévues en et qu'il souhaite qu'Angelino Alfano mène la campagne de la coalition de centre droit.. Le est opéré un remaniement ministériel qui permet la substitution d'Angelino Alfano, qui souhaite se concentrer sur la direction du parti, par l'ancien juge Nitto Francesco Palma, tandis qu'Anna Maria Bernini prend le poste de ministre pour les Politiques européennes, vacant depuis la démission d'Andrea Ronchi..

Succession À l'occasion du vote sur le bilan budgétaire de l'année organisé le à la Chambre des députés, l'opposition décide de s'abstenir afin de ne pas bloquer le fonctionnement de l'État, mais le texte n'est adopté qu'avec favorables et , ce qui place de facto le gouvernement Berlusconi dans une situation minoritaire.. Le chef de la Ligue du Nord Umberto Bossi l'invite alors à faire en cédant le pouvoir à Angelino Alfano.. Le soir-même, la présidence de la République indique que le président du Conseil des ministres remettra sa démission une fois voté le projet de loi de finances comprenant un certain nombre de mesures d'austérité budgétaire..

Le , après une audience avec Giorgio Napolitano au palais du Quirinal, Silvio Berlusconi présente effectivement son renoncement ainsi que celui de son gouvernement. Lors de son départ de la résidence présidentielle, il est l'objet de moqueries et de quolibets de la part de la foule présente sur la colline du Quirinal.. Dès le lendemain, le chef de l'État confie au sénateur à vie et ancien commissaire européen Mario Monti la charge de mettre sur pied un nouvel exécutif.. Le gouvernement Monti, constitué uniquement de techniciens, est assermenté le suivant..

Composition Initiale (8 mai 2008) TitreNom PartiPrésident du Conseil des ministresSilvio BerlusconiPdLSecrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministresSecrétaire du Conseil des ministresGianni LettaSansMinistres sans portefeuilleMinistre pour les Relations avec le ParlementElio VitoPdLMinistre pour les Réformes pour le fédéralismeUmberto BossiLNMinistre pour la Simplification normativeRoberto CalderoliLNMinistre pour les Relations avec les RégionsMinistre pour les Relations avec les Régions et la Cohésion territoriale (10/06/2010)Raffaele FittoPdLMinistre pour l'Égalité des chancesMara CarfagnaPdLMinistre pour les Politiques communautairesMinistre pour les Politiques européennes (21/05/2008)Andrea Ronchi (jusqu'au 17/11/2010)PdLMinistre pour l'Administration publique et l'InnovationRenato BrunettaPdLMinistre pour l'Application du programme gouvernementalGianfranco RotondiPdLMinistre pour les Politiques pour les jeunesMinistre pour la Jeunesse (13/06/2008)Giorgia MeloniPdLMinistre pour le TourismeMichela Vittoria Brambilla (à partir du 08/05/2009)PdLMinistreAldo Brancher (du 18/06 au 05/07/2010)PdLMinistresMinistre des Affaires étrangèresFranco FrattiniPdLMinistre de l'IntérieurRoberto MaroniLNMinistre de la DéfenseIgnazio La RussaPdLMinistre de la JusticeAngelino AlfanoPdLMinistre de l'Économie et des FinancesGiulio TremontiPdLMinistre du Développement économiqueClaudio Scajola (jusqu'au 04/05/2010)Silvio Berlusconi (par intérim jusqu'au 04/10/2010)Paolo RomaniPdLMinistre des Politiques agricoles et forestièresMinistre des Politiques agricoles, alimentaires et forestières (16/05/2008)Luca Zaia (jusqu'au 16/04/2010)LNGiancarlo Galan (jusqu'au 23/03/2011)PdLSaverio RomanoPIDMinistre du Travail, de la Santé et des Politiques socialesMinistre du Travail et des Politiques sociales (13/12/2009)Maurizio SacconiPdLMinistre des Infrastructures et des TransportsAltero MatteoliPdLMinistre de l'Environnement, de la Protection du territoire et de la MerStefania PrestigiacomoPdLMinistre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la RechercheMariastella GelminiPdLMinistre pour les Biens et les Activités culturelsSandro Bondi (jusqu'au 23/03/2011)Giancarlo GalanPdLMinistre de la Santé (13/12/2009)Ferruccio Fazio (à partir du 15/12/2009)Sans

Remaniement du 27 juillet 2011 Les nouveaux ministres sont indiqués en gras, ceux ayant changé d'attributions en italique. TitreNom PartiPrésident du Conseil des ministresSilvio BerlusconiPdLSecrétaire d'État à la présidence du Conseil des ministresSecrétaire du Conseil des ministresGianni LettaSansMinistres sans portefeuilleMinistre pour les Relations avec le ParlementElio VitoPdLMinistre pour les Réformes pour le fédéralismeUmberto BossiLNMinistre pour la Simplification normativeRoberto CalderoliLNMinistre pour les Relations avec les Régions et la Cohésion territorialeRaffaele FittoPdLMinistre pour l'Égalité des chancesMara CarfagnaPdLMinistre pour les Politiques européennesAnna Maria BerniniPdLMinistre pour l'Administration publique et l'InnovationRenato BrunettaPdLMinistre pour l'Application du programme gouvernementalGianfranco RotondiPdLMinistre pour la JeunesseGiorgia MeloniPdLMinistre pour le TourismeMichela Vittoria BrambillaPdLMinistresMinistre des Affaires étrangèresFranco FrattiniPdLMinistre de l'IntérieurRoberto MaroniLNMinistre de la DéfenseIgnazio La RussaPdLMinistre de la JusticeNitto Francesco PalmaPdLMinistre de l'Économie et des FinancesGiulio TremontiPdLMinistre du Développement économiquePaolo RomaniPdLMinistre des Politiques agricoles, alimentaires et forestièresSaverio RomanoPIDMinistre du Travail et des Politiques socialesMaurizio SacconiPdLMinistre des Infrastructures et des TransportsAltero MatteoliPdLMinistre de l'Environnement, de la Protection du territoire et de la MerStefania PrestigiacomoPdLMinistre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la RechercheMariastella GelminiPdLMinistre pour les Biens et les Activités culturelsGiancarlo GalanPdLMinistre de la SantéFerruccio FazioSans

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Élections générales italiennes de 2008 Gouvernement de l'Italie Politique en Italie

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