La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ) est l'aile jeunesse du Parti libéral du Québec. Elle forme l’une des cinq commissions permanentes du parti. Elle est composée de l’ensemble des membres de 16 à et détient 33 % des voix au sein de tous les organes du PLQ.. Communément appelée « CJ », sa structure est organisée autour de représentants régionaux, d'un comité de coordination ainsi que d'un exécutif. Une équipe d'employés du Parti libéral du Québec vient compléter l'organigramme interne.

Elle a été fondée en 1970 par Jean Masson. La Commission-Jeunesse a proposé plusieurs projets de lois repris par la suite par des gouvernements libéraux, comme la loi 22 sur les langues officielles, la carte d’assurance-maladie, le Conseil permanent de la jeunesse, le Conseil de la fédération, la création du Fonds des générations et du Fonds Placement Université, l’enseignement intensif de l’anglais en du primaire, l’enseignement de l’anglais dès la première année et l’élimination de la malbouffe dans les écoles ou plus récemment la réforme du mode de financement des partis politiques.

Historique

Années 1970

1970 : Fusion de la Fédération des jeunes libéraux et de la Fédération des étudiants libéraux sous le nom de la première entité. Celle-ci obtient du même souffle 33,3 % des votes au sein du parti. Ainsi, l'aile jeunesse la plus importante au sein d'un parti au Canada vient d'être créée. 1971 : La Fédération des jeunes libéraux devient la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec. La CJ se dote d'un président dûment élu par ses membres et Jean Masson est le premier à occuper se poste. En vertu du fonctionnement interne de la CJ, la présidence nomme elle-même l’exécutif de la Commission-Jeunesse qui elle n'est pas responsable devant les jeunes libéraux. Il existe donc peu de liens entre la tête de la Commission et les militants. Les jeunes libéraux proposent l'idée d'une carte d'assurance-maladie, qui sera reprise et promulguée par le gouvernement. Finalement, pour la première fois, le Parti embauche un coordonnateur qui aura pour responsabilité la cause de la CJ. 1972 à 1977 : Sous sept présidents différents, la Commission-Jeunesse entre en période de dormance à la suite du gain de popularité du Parti québécois auprès des jeunes. 1978 : restructuration du parti, y compris de la Commission-Jeunesse à la suite de l'arrivée de Claude Ryan comme chef du PLQ. Une nouvelle permanente est embauchée et les jeunes libéraux se structurent en vue de la campagne pour le NON au Référendum de 1980 au Québec sur la souveraineté.

Années 1980

1981 : à la suite du référendum de 1980, la Commission-Jeunesse revient à une période de dormance relative. Cette dormance crée néanmoins des remous : en 1981, le mécontentement au sein de la CJ gronde envers l’exécutif en place et celui-ci est fortement contesté. 1982 : Pierre Anctil, renverse l'exécutif en place et organise une vaste restructuration de la Commission-Jeunesse. L'exécutif, directement élu par les membres, est désormais composé de régionaux. La Commission-Jeunesse organise un colloque estival de à Trois-Rivières, titré Québec : "Jeune en-tête". 1983 : Pierre Anctil, fraîchement devenu membre du parti, renverse l'exécutif et met en place une vaste restructuration de la Commission-Jeunesse. L'exécutif, directement élu par les membres, est désormais composé de régionaux (voir plus bas). Un tout premier Congrès-Jeunes est organisé (« Parce que le Québec me tient à cœur »). Sept cents jeunes, réunis à Saint-Jean-sur-Richelieu, votent une première régie Interne et discutent emploi, chômage et technologie. Les jeunes libéraux prennent activement part à la course au leadership du parti, à la suite de la démission de Claude Ryan, en se rangeant surtout avec Daniel Johnson (fils). C'est néanmoins Robert Bourassa qui l'emporte, et qui dit vouloir travailler avec les jeunes et l'exécutif en place même s'ils ont toutefois milité pour son adversaire. 1984 : le Congrès-Jeunes, qui réunit plus de , se fait à Lennoxville sous les thèmes de l'emploi, de l'environnement et de l'éducation. Parallèlement à ces événements, la Commission-Jeunesse gagnera, au cours des années suivantes, un certain poids au sein du Parti libéral. 1985 : Pietro Perrino devient président lors du Congrès des membres, en mars. La Commission-Jeunesse qui compte , possède des comités libéraux étudiants dans la plupart des Cégeps et universités et réunit à l'Université Laval pour parler d'environnement, d'un Conseil permanent de la jeunesse et de démocratie. Lors du lancement de la campagne électorale, 5000 jeunes sont présents. 1986 : Un Congrès-Jeunes de se tient à Rigaud, portant le vieillissement de la population et la natalité faible. La première Assemblée des Conseillers-Jeunes (ACJ, événement périodique encore tenu par la Commission-Jeunesse de nos jours), est mise en place pour assurer le lien entre les comtés et l'exécutif. 1987 : élection de Joël Gauthier à la présidence à la suite de la démission de Pietro Perrino. Le Congrès-Jeunes réunit à La Pocatière, sur la clause orphelin et la participation communautaire. Les ACJ bisannuelles sont inscrites dans la Régie Interne. La Commission-Jeunesse discute cette année-là d'aide sociale et obtient l'ajout d'un représentant régional. 1988 : Marie Gendron est élue présidente. Le Congrès réunit à Sherbrooke pour parler d'éducation. 1989 : À Sherbrooke toujours, le Congrès-Jeunes est tenu sur la base des demandes électorales des jeunes libéraux en présence de . sont présents lors du lancement de la campagne électorale. Michel Bissonette devient président. La Commission-Jeunesse se réforme pour redonner plus de place aux représentants régionaux et pour se dissocier du gouvernement. Après quatre affrontements avec les jeunes libéraux, Claude Ryan fait passer son idée de dégel des frais de scolarité.

Années 1990

1990 : Une ACJ sur l'Accord du lac Meech est tenue. Le Congrès, à La Pocatière, porte sur la Constitution et l'emploi chez les jeunes. À la suite de l'échec de l'accord du Lac Meech, la Commission-Jeunesse se positionne vastement en faveur de l'autonomie politique du Québec avec association économique en partenariat avec le Canada, sous la houlette d'un gouvernement supranational élu. 1991 : Le rapport Allaire, reprenant l’essence des idées proposées par les jeunes libéraux au Congrès-Jeunes de 1990, est adopté avec une vaste majorité au Congrès des membres du PLQ de 1991. Mario Dumont devient président de la Commission-Jeunesse. Celle-ci dépose un mémoire à la commission Bélanger-Campeau, établie dans la foulée de Meech. Une nouvelle ACJ lancera l'autre thème abordé lors du Congrès-Jeunes de 1991, tenu à Saint-Augustin-de-Desmaures sur la pauvreté et la Constitution (). 1992 : La Commission-Jeunesse maintient sa position en faveur de l'autonomie politique du Québec devant les difficultés de la négociation avec le reste du Canada. L'Accord de Charlottetown est rejetée lors du Congrès de Saint-Jean-sur-Richelieu, et les 700 jeunes discutent également de la réforme des collèges et Cégeps. Le Parti libéral du Québec appuie pour sa part l'Accord de Charlottetown; il s'ensuit que la Commission-Jeunesse travaille dans le camp opposé au parti lors du référendum subséquent. À la suite de l'échec de l'accord, Mario Dumont et 20 autres jeunes de l'exécutif quittent le parti avec fracas. Mario Dumont participera par la suite à la fondation de l'ADQ. La démission de Mario Dumont donna un coup de fouet à la Commission-Jeunesse. Celle-ci, qui s'était fort écarté des autres libéraux au cours du temps, fut par la suite ramenée peu à peu envers les lignes du parti libéral. 1993 : Une ACJ spéciale est tenue pour élire un président intérimaire. Claude-Éric Gagné remplace Mario Dumont. Deux ACJ ont lieu par après: la première traite de la politique-jeunesse (adoptée par la suite en Congrès à La Pocatière par 900 jeunes), la seconde d'enseignement primaire et secondaire. 1994 : Claude-Éric Gagné devient président permanent. À Saint-Augustin-de-Desmaures, le Congrès réunit 1200 jeunes. La Commission-Jeunesse crée un comité constitutionnel chargé d'élaborer une nouvelle position sur le sujet. À la suite de la démission de Robert Bourassa, la CJ appuie Daniel Johnson fils comme nouveau chef du PLQ : celui-ci devient premier ministre, mais le PLQ sera défait neuf mois plus tard par le Parti Québécois. 1995 : La Commission-Jeunesse décide de prôner la création d'un conseil interprovincial permanent et demande au parti de préciser sa position constitutionnelle avant le second Référendum de 1995 au Québec sur la souveraineté. Une ACJ est tenue sur le rôle de l'État et la fiscalité. Le Congrès, quant à lui, réunit 900 jeunes à Lennoxville, traitant de l'exclusion des jeunes. la Commission-Jeunesse participe activement à la campagne référendaire dans les milieux scolaires. En toute fin d'année, Claude-Éric Gagné donne sa démission après un mandat de plus de trois ans. 1996 : Jonathan Sauvé est élu président lors d'une ACJ. De nouvelles structures font leur apparition: une commission politique, un groupe d'information et le GRAP (groupe de réaction aux actions politiques). Des coordonnateurs (voir plus bas) font leur apparition. Les comités libéraux étudiants sont mis en priorité. 600 jeunes se rendent à Saint-Jérôme pendant l'été pour le Congrès-Jeunes. 1997 : La Commission-Jeunesse fait adopter lors du Congrès des membres du parti ses résolutions sur l'éducation. Par ailleurs, elle consulte pour la première fois les militants sur la thématique à sélectionner pour le Congrès annuel, tenu cette fois à La Pocatière sur la famille et les technologies de l'information avec 600 jeunes. Après une tournée et des travaux sur la question, des résolutions sur une démocratisation des institutions québécoises est adoptée en ACJ. La Commission-Jeunesse prend également position, après d'âpres débats, en faveur de la suppression possible de la formule Rand pour le milieu syndical. 1998 : La Commission-Jeunesse à la suite du départ de Daniel Johnson comme chef du Parti libéral du Québec, appuie publiquement Jean Charest, élu par acclamation. Une ACJ permet aux jeunes libéraux de s'orienter sur l'emploi, l'éducation et l'économie. 1000 jeunes entérinent ce choix de thématiques à Sherbrooke lors du Congrès-Jeunes. David Rheault succède à Jonathan Sauvé à la présidence. 1999 : Les jeunes libéraux sont très actifs cette année-là dans les dossiers qui concernent la jeunesse et les aînés. Ils discutent également, lors de leur Congrès annuel qui réunit 550 jeunes à Saint-Jean-sur-Richelieu, de la redéfinition du modèle québécois. La Commission-Jeunesse dépose par ailleurs une résolution sur le système de Santé au Québec ce qui lance une vaste discussion au sein du Parti libéral du Québec à ce sujet.

Années 2000

2000 : Poursuivant son implication dans les dossiers jeunesse à l'occasion du Sommet du Québec et de la Jeunesse, Isabelle Merizzi remplace David Rheault à la présidence. À La Pocatière, 550 jeunes discutent cet été-là de développement régional et d'environnement. L'ensemble de leurs propositions sont d'ailleurs adoptées lors du Congrès des Membres d'octobre. 2001 : 400 jeunes discutent à l'été 2001 de mondialisation. La présidente, Isabelle Merizzi, annonce son départ. 2002 : Steeve LeBlanc devient le nouveau président. La première ACJ de son équipe permet de retenir le travail et l'éducation comme thèmes pour le Congrès-Jeunes, qui réunit . Une seconde ACJ traite en novembre de réforme des institutions démocratiques. 2003 : Stéphanie Trudeau remplace Steeve LeBlanc après la campagne électorale de 2003. Les services gouvernementaux fournis à la jeunesse sont l'objet principal des discussions de l'été, qui rassemblent 1000 jeunes. Une ACJ lance ensuite le thème du financement des universités.