Jacques Krier, né le à Nancy et mort le à Digne-les-Bains .., est un réalisateur, scénariste et écrivain français.
Biographie Jacques Krier naît à Nancy dans une famille de petits commerçants.. Il passe son enfance en Lorraine, où il fait déjà preuve de ses goûts pour l’écriture et le cinéma. Il fonde avec Jean L'Hôte le Ciné Club de Nancy. À Paris, diplômé de philosophie et de droit, il entre à l’IDHEC (ancienne Fémis) au début des années cinquante, où il côtoie Jean-Christophe Averty, Robert Enrico et Pierre Babel.
Il a pour enseignant Stellio Lorenzi, réalisateur, un des fondateurs du Syndicat des réalisateurs CGT, avec qui il entretient d'excellents rapports.. , dira Krier.
Il suit également les cours de Jean Vivié, qui prévient ses étudiants d'alors :
Journaliste à L'Écran français. dans les années 1950, le chômage qui touche alors le cinéma l’amène à tenter sa chance à la télévision. Il pense pouvoir y faire ce qui ne se fait pas au cinéma : filmer les « vrais gens », les gens du peuple. Sa candidature est retenue, et son statut monte rapidement. On le trouve très vite à la présentation des films du dimanche.
Il côtoie bon nombre de personnalités du milieu, d'Yves Allégret à Léon Zitrone, et évolue rapidement vers la réalisation.
À ses débuts, il est affilié à la réalisation de sujets pour le journal télévisé et au magazine de l'armée (il s'amuse à dire que pendant deux ans : ).
Grâce à À la découverte des Français, émission commencée par Jean-Claude Bergeret, il trouve « sa patte », la marque d'un réalisateur s’adonnant principalement à des sujets sociaux, abordant la vie des « vrais gens ». Utilisant ses contacts au Parti communiste (dont il est membre) et ceux de Bergeret (catholique, bourgeois et progressiste), À la découverte des Français parvient à cerner l'essentiel des classes sociales et à faire connaître au public le quotidien des français. Mineurs, paysans, pêcheurs, montagnards, enseignants…, d’abord approchés par des sociologues du CNRS, sont ses interlocuteurs. Dans ses sujets, il dresse des portraits imprégnés de réalité (une anecdote où, pour un entretien avec un berger basque, son équipe a dû transporter tout le matériel ainsi qu'un groupe électrogène dans la montagne à dos d'âne).
Il travaille également pour l'émission Cinq colonnes à la une, où les sujets sont couverts par des couples réalisateur / journaliste (pratique peu courante aujourd'hui). L'émission l’amène à beaucoup voyager, notamment dans les pays pauvres où ses rencontres lui donnent l’inspiration pour écrire et réaliser plusieurs de ses projets, documentaires et fictions. Il se fait remarquer par sa volonté de capter la réalité sociale des milieux où ses expériences le mènent, mais déplore l'attitude de certains qu'il interviewe ().
Pour l'anecdote, dans un de ses sujets pour l'émission Les Femmes aussi, Les matinales, où il suit des femmes de ménage, il tente la prouesse technique (à l'époque) de filmer en noir et blanc sans éclairage supplémentaire (avant cela, Krier utilisait une caméra Tolana, très contraignante à manipuler).
Outre ses valeurs politiques, il attire l’attention des producteurs par le faible coût de ses projets, imprégnés de sa quête de la réalité sociale. Ses expériences télévisées influencent énormément ses travaux de fiction, où il fait dire et vivre à ses acteurs des situations vues et entendues auparavant.
Il fait également preuve d'un goût pour l'écriture. Sa littérature est teintée de son intérêt pour la réalité des milieux qu'il décrit et de références sociales, avec notamment Les drôles de voyages d’un camarade errant (qui raconte un héros à la recherche de son idéal perdu — paradis socialiste ? amour fou ? fils modèle ?), L'Idéale, ou Coup de jeunes.
Réalisateur
1956 : Rue du Moulin-de-la-pointe 1959 : Le Café du beau site 1959-1968 : Cinq colonnes à la une / Le Monde en 40 minutes 1959-1960 : Les Quatre Vents (série documentaire) 1961 : Un matin à Glisolles 1963 : Une histoire d’amour 1963 : Un mariage à la campagne 1964 : Le Match (mini-série) 1966 : L'Auto rouge 1966-1972 : Les Femmes aussi 1967 : Le ciel bleu coûte cher 1970 : Le Petit Boxeur 1971 : L'Homme d'Orlu 1975 : Pays 1975 : Un changement de saison 1977 : Le Premier Voyage 1978 : Désiré Lafarge (épisode : Le Printemps de Désiré Lafarge) 1979 : Le Dernier Train 1980 : Ça va ? Ça va ! 1976-1981 : Messieurs les Jurés 1976 : L'Affaire Cleurie 1977 : L'Affaire Vilquier 1981 : L'Affaire Bernay 1982 : La Rescousse 1984 : Tu peux toujours faire tes bagages (téléfilm) 1986 : L'Ombre des bateaux sur la ville (téléfilm)
Scénariste 1964 : Le Match (mini-série) 1975 : Pays 1975 : Un Changement de saison 1977 : Le Premier voyage 1980 : ça va ? ça va ! 1981 : Messieurs les Jurés "L'Affaire Bernay" 1990 : Grand beau de Bernard Choquet
Publications
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Notes et références
Liens externes
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