vignette|Des femmes soldats dans les rangs de l'Armée populaire de libération sahraouie vignette|Des combattants sahraouis dans les rangs de l'Armée populaire de libération sahraouie
vignette|Combattants sahraouis pendant la guerre de libération 1979 L'Armée populaire de libération sahraouie (APLS) est l'appellation officielle des forces armées de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Sa création remonte au congrès fondateur du Front Polisario qui s'est tenu le "Editor Chris Brazier’s Journey Into Polosario Territory, Including His Trip Through A Cleared Minefield, A Visit To An Underground Hospital, And To A Guerrilla Army Base". New Internationalist., son objectif principal est la fondation d'un état indépendant dans le Sahara occidental, et son chef suprême est le secrétaire général du Front Polisario.
L'APLS s'est affrontée à la Mauritanie (1976-1979) et au Maroc (1976-1991). Depuis le cessez-le-feu de 1991, l'APLS contrôle la partie du Sahara occidental à l'est du mur marocain, soit environ 20 % du territoire.
Structure et organisation
Organisation L’armée populaire de libération sahraouie compte une force de à combattants, hors réservistes (donnée de 2008), et est organisée en sept régions militaires : celles de Zoug, Tifariti, Mijek, Meres, Bir Lahlou, Tindouf et Sellaourich. À sa tête se trouve le secrétaire général du Front Polisario.
Chaque région militaire se compose de cinq à six bataillons, dont chacun est composé approximativement de quatre a cinq unités militaires. Généralement, chaque région militaire a également un bataillon de soutien afin d'appuyer un certain nombre de plus petites unités spécialisées fournissant une gamme de services, y compris des signaux et communications, combat et analyse tactique, endroit et forage médical, de l'eau, et réparation de véhicule et d'armements. Près de Tindouf, enfin, la militaire de l'APLS regroupe le commandement et la logistique générale. Elle compte plusieurs casernes, la caserne Hanafi gardant un important stock d’arme, des chars, des blindés, des canons et autre matériel militaire et munitions. La caserne Al Kaïda à quelques kilomètres et d’autres encore, dont des usines pour la fabrication du matériel destiné aux fantassins : chaussures, treillis, casquettes, etc.
Unités thumb|right|Une division blindée de l'ALPS en 2010 Les forces armées sahraouies peuvent aligner des unités organiques et/ou interarmes (infanterie motorisée et mécanisée, artillerie sol-sol et sol-air, blindés, etc.) jusqu’au niveau du bataillon. Les hommes bénéficient d’une solide expérience dans le domaine des opérations en milieu désertique. C’est notamment le cas des éléments d’encadrement, dont la plupart ont participé pendant plus d’une décennie au conflit contre le Maroc. Ce sont d’ailleurs ces mêmes vétérans de la longue guerre contre l’armée marocaine qui sont aujourd’hui les plus favorables à la reprise des hostilités avec le Maroc, seul moyen, selon eux, de régler une fois pour toutes le dossier du Sahara.
En 1972, Kadhafi demande à la Mauritanie d'armer le Polisario pour aider à fonder un mouvement de libération du Sahara, Mokhtar Ould Daddah refusera. Dès 1973, lors de la création du Polisario, la Libye offre des armes légères (AK-47, AKM, PKM) qui serviront à attaquer les premières garnisons espagnoles. C'est en 1975 que l'Algérie commencera à armer, former et encadrer militairement le Front Polisario; en 1976 que cet apport deviendra massif. L'Algérie offre également des canons de , tout le carburant nécessaire et la base arrière de Tindouf tandis que la Libye livre des transporteurs de troupes, des missiles et des roquettes.
L'essentiel de l'équipement de l'APLS est d'origine soviétique.
L'APLS regroupe : 3 bataillons de chars (T-55 et T-62) 6 bataillons mécanisées (BMP-1, jeeps souvent armées de mitrailleuses DShK ou KPV, moyens d'appui air/terre) 2-3 bataillons motorisés (BTR-60) des compagnies du génie des compagnies spéciales du type "commandos" une unité amphibie avec Zodiac deux batteries autonomes de système sol/air SA-6 « Gainful » (2K12 Kub). Dans les années 1980, la Yougoslavie et la Corée du Nord offrent des armes dont des SAM-6 et des SAM-7 que le Polisario utilisera en pour abattre un transporteur de troupes C 130, deux bombardiers F-5 et un hélicoptère Puma. Des BM-21 Grad
La tactique de l'APLS durant la Guerre du Sahara occidental, était très simple, elle comptait sur sa mobilité et sa connaissance du terrain également appelée rezzous, elle consistait à attaquer grâce à des colonnes rapides des postes militaires, villes et de se replier rapidement vers Tindouf en cas de danger. Mais après que les Français eurent lancé l'opération Lamentin, l'ALPS fut obligé de changer de tactique sur le front mauritanien pour une tactique de harcèlements et de sabotagesHistoriens et géographes, Numéros 339 à 340, . Elle continuera cependant ses rezzous contre le Maroc jusqu’à la construction du mur des sables car elle sera obligée pour passer le mur d'utiliser des chars lourds pour tenter des percées qui seront toutes repoussées.
En 2007, un programme de revitalisation a été entrepris par l’état-major de l’armée.
Selon le rapport du du Front Polisario en ,
Parmi les activités de l'APLS figure le déminage du territoire sous son contrôle.
Relations militaires internationales
En , TTU, une lettre indépendante et non institutionnelle d'informations stratégiques et de défense, a annoncé :
Notes et références
Voir aussi Articles connexes République arabe sahraouie démocratique Front Polisario
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