Le , un Douglas DC-9 assurant le vol Hewa Bora Airways 122, reliant Goma à Ndjili, en passant par l'aéroport international de Kisangani Bangoka, s'est écrasé dans une zone résidentielle et commerciale lors du décollage à l'aéroport international de Goma, dans l'est de la république démocratique du Congo. Le crash fait 40 victimes (dont 37 au sol) et 111 blessés parmi les 94 occupants de l'avion et les nombreuses personnes présentes au sol.

Contexte L'est de la république démocratique du Congo (RDC) était déchiré par la guerre depuis des décennies, diverses factions cherchant à contrôler les ressources minérales. Goma était alors un centre de transport aérien de cassitérite (minerai d'oxyde d'étain), en provenance du Nord-Kivu.

L'Union européenne a placé toutes les compagnies aériennes de la RDC sur sa liste noire des compagnies aériennes interdites dans l'UE, incluant également Hewa Bora Airways (HBA). Des accidents très similaires à l'aéroport de la capitale, Kinshasa, survenus en janvier 1996 et en octobre 2007, se sont également produits dans des zones résidentielles ou des marchés. Parce que le réseau routier n'est pas assez développé en RDC, la plupart du fret est transporté par avion. et les marchés sont en règle générale à proximité des pistes d'atterrissage.

Au moment de l'accident, HBA exploitait plusieurs types d'avions différents, aucun n'étant moderne. L'appareil impliqué, un Douglas DC-9-51 immatriculé 9Q-CHN (numéro de série 47731/860), était âgé de 31 ans.

Goma se trouve dans la zone volcanique active de la vallée du Grand Rift africain. Un volcan, le Nyiragongo, est si proche de l'aéroport que son éruption de a détruit l'extrémité nord de la piste 18/36, ne laissant que 2 km disponible pour les décollages et les atterrissages. L'aéroport international de Goma est situé à une altitude de 5 089 pieds (1 551 m) et la température en milieu d'après-midi est d'environ 22°C. Ces facteurs réduiraient la masse maximale au décollage (MTOW) sur la piste, longue de 1 995 m, de 55 tonnes à moins de 45 tonnes. Un autre rapport indique que seulement 1 600 à 1 800 m de la piste étaient utilisables ; si le plus bas de ces chiffres était correct, alors la MTOW correspondante serait réduite de 3 tonnes supplémentaires.

Déroulement des faits Le vol 122 s'aligne sur la piste 18 de l'aéroport de Goma et est autorisé à décoller. Selon le directeur de la RVA, le moteur n°1 prend feu après 980 pieds (300 m) ; l'incendie s'est ensuite transformé en une panne moteur non contenue. L'avion ne peut pas s'arrêter sur la piste et s'est écrasé à , heure locale ( UTC), finissant sa course en percutant des maisons en béton, des boutiques et des étals de marché. Le lieu de l'accident se trouvait au marché de Birere, localisées sur l’, juste au-delà de l'extrémité sud de la piste 18.

Sur une vidéo diffusée par CNN, il est possible de voir qu'au moment du décollage, l'inverseur de poussée du moteur n°1 était déployé. Selon les dires des pilotes, ce dernier aurait tenter d'interrompre le décollage et aurait ensuite perdu le contrôle de l'appareil.

Les premières équipes de secours incluent des agences internationales (le MONUC, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires l'OCHA, l'UNICEF ou encore l'Organisation mondiale de la santé) mais aussi Médecins sans frontières France et la Croix-Rouge. Des membres du 6th Battalion of the Sikh Light Infantry, de l'armée indienne, postés dans les environs et une brigade du MONUC ont sauvé 6 personnes et extrait 18 corps. Ces équipes ont permis de maîtriser l'incendie - not a wp:RS et de retrouver les deux boîtes noires de l'appareil à savoir l'enregistreur de paramètres (FDR) et l'enregistreur phonique (CVR).

Victimes Il y avait 86 passagers et huit membres d'équipage à bord. Trois passagers et 37 personnes au sol ont été tués lors de l'accident, tandis que 40 autres passagers et 71 personnes au sol ont été blessés.

Le Métropolite Ignatios d'Afrique centrale est l'un des rescapés. Un autre étranger qui a survécu est un employé d'Alcatel, Selami Mordeniz.

Le quatrième jour, deux nouveaux corps sont retrouvés, portant le nombre de victimes à 44. Il passe à 47, le , lors de la récupération d'un autre corps et du décès de deux personnes de la suite de leurs blessures à l'hôpital.

La clinique Heal Africa a reçu des blessés.

Médecins sans frontières annonce qu'un de leurs membres est décédé à la suite du crash, car sans nouvelles de cet individu pendant 48 h.

Conséquences À Kinshasa, Le Phare, rapporte que les aéroports dans tout le pays utilisent encore des infrastructures de plus de cinquante ans d'âge, construits par les Belges. Deux jours après la tragédie, le gouvernement pris la décision de réparer la piste, coupée par le volcan en .

Le Réseau national des organisations non gouvernementales des droits de l’homme de la république démocratique du Congo (Renadhoc) accuse le gouvernement de la république du Congo :

Notes et références

Voir aussi Liens externes Dozens killed as DC-9 jet crashes in Congo Houston Chronicle Crash survivor: God 'still has work for us to do' database entry Aviation Safety Network Liste des compagnies aériennes qui font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’UE

Hewa Bora Airways 122 Hewa Bora Airways 122 Hewa Bora Airways 122 Hewa Bora Airways 122 Catégorie:2008 en république démocratique du Congo Catégorie:Avril 2008 Hewa Bora Airways 122