Comme d'autres villes du sud de la France, Nice a été peu touchée par la révolution industrielle. L'essentiel de son développement économique a été provoqué par le tourisme, le commerce et les activités liées au bâtiment. Après la Seconde Guerre mondiale, les activités administratives se sont beaucoup développées. Elles jouent aujourd'hui un rôle important dans l'économie de la ville.

Données sectorielles Secteur primaire L'agriculture ne concerne plus aujourd'hui que 0,8 % des actifsAlain Ruggiero (dir.), Nouvelle histoire de Nice, Toulouse, Privat, 2006, . La culture florale, encore importante dans les années 1950, occupe une part de plus en plus réduite. Elle s'est souvent reportée dans d'autres communes. Les surfaces qu'elle occupait sont grignotées par l'urbanisation. L'activité agricole est désormais davantage représentée par des cultures maraîchères, qui ont mieux résisté, tout en régressant progressivement vers le Nord de la plaine du Var. Il reste aussi quelques exploitations familiales vinicoles sur la colline de Bellet (une centaine de milliers de bouteilles par an).

Secteur secondaire Les activités du secondaire (industrie) représente moins de 10 % des actifsAlain Ruggiero, op. cit., . Il y a en fait peu de véritables fabrications, en dehors de la confection et de quelques activités très spécialisées comme les fonderies Giordan, les fabricants d'ascenseurs ou la Sfernice (entreprise spécialisée dans les composants électroniques et leurs dérivés, installée dans le vallon de La Madeleine). Les entreprises du bâtiment et des travaux publics (entreprises Nicoletti ou Spada) représentaient encore 10 % des emplois en 1982, sensiblement moins en 1999. La confection est représentée par des grandes maisons (Dana) et, surtout, des petits ateliers spécialisés, par exemple dans la fabrication de tenues d'été ou de maillots de bain.

Secteur tertiaire Nice est avant tout une ville tertiaire. Plus de 85 % des actifs travaillent dans ce secteurAlain Ruggiero, op. cit., . La fonction d'accueil (le tourisme) demeure importante, sous la forme d'hôtels, de pensions ou de locations meubléesAlain Ruggiero, op. cit., . Le tourisme de congrès est, depuis les années 1970, une composante majeure de l'activité touristique. Le commerce est également très important. L'équipement commercial est abondant. Le commerce représente une part notable des actifs et des emplois et les commerçants ont, depuis longtemps, un poids politique important à NiceAlain Ruggiero, op. cit., . Les fonctions administratives de la ville se sont beaucoup développées et le nombre des emplois administratifs n'a cessé d'augmenter, qu'il s'agisse de fonctionnaires d'État, de fonctionnaire départementaux ou municipaux, ou d'emplois administratifs du secteur privé, surtout dans les banques et les sociétés d'assurances implantées dans le quartier de l'ArenasAlain Ruggiero, op. cit., . La fonction médicale s'est également développée et constitue aujourd'hui une part notable de l'activité économique de la ville. Elle concerne à la fois des médecins, des cabinets spécialisés et les établissements hospitaliers. Le développement de l'enseignement, enfin, fait de ce secteur une autre acteur économique majeurAlain Ruggiero, op. cit., .

En 2007, la ville compte 177 hôtels, totalisant chambresINSEE, statistiques locales, Nice. Parmi eux, on distingue 6 sans étoile, 19 une étoile, 68 deux étoiles, 60 trois étoiles et 24 quatre étoiles et luxe.

Après la Seconde Guerre mondiale, la municipalité s'efforce de diversifier ses activités. L'installation d'IBM à La Gaude, en 1962, marque le début de l'orientation vers les hautes technologies. La création au début des années 1970 du technopole de Sophia-Antipolis, spécialisé dans l'informatique, la recherche médicale et les télécommunications, ressort de la même volonté. Les mesures d'accompagnement urbanistiques n'ont cependant pas été prises à temps. La voirie est devenue inadaptée et le parc de logements insuffisant. Le réseau de transport en commun est trop peu développé. , Sophia-Antipolis accueille entreprises et emplois, chercheurs et plus de étudiantsSophia Antipolis, technopole d'Europe, sites d'activité, Invest in Côte d'Azur.

Quartiers d'affaires

Pour attirer des entreprises et rajeunir la population (28 % a plus de 60 ans), la municipalité a décidé de construite un quartier d'affaires à l'Arenas, près de l'aéroport. Le taux trop élevé de la taxe professionnelle a limité le succès de l'opérationMaryse Fabriès-Verfaillie, La France des villes, éditions Bréal, 2000, , . Un nouveau quartier d'affaires tourné vers les hautes technologies, Nice Méridia, est actuellement en construction au nord de l'ArenasLes sites d'activité de Nice, Invest in Côte d'Azur.

La ville doit à présent développer les industries de haute technologie, la recherche et l'enseignement supérieur si elle veut rester compétitiveAlain Ruggiero, op. cit., .

Emplois En 1999, le nombre total d'actifs sur la commune de Nice était de Recensement INSEE - emplois à Nice, se répartissant dans les divers secteurs économiques comme suit :

Répartition de l'emploi en 1999 Tertiaire Industrie Construction Agriculture Nice 87,4 % 6,7 % 5,2 % 0,8 % Moyenne nationale 71,5 % 18,3 % 6,1 % 4,1 %

La population active totale de la ville était de personnes en 2005.. Le revenu moyen par ménage est plus élevé que dans le reste de la France (en 2004, par an contre en moyenne)Nice - Alpes-Maritimes (Code postal - 06000).

+ Évolution du taux de chômage à Nice Année 1999 2005 2006 2009 Taux de chômage 15,8 %Statistiques locales - Chiffres clés - Nice, Insee, mis à jour le 28 juin 2012. Consulté le 14 juin 2013. 9,4 %Chômage en 2005 L'Internaute (Source de l'INSEE) 8,8 %Nice, 8,8 % de chômeurs, Les grandes villes où le chômage n'existe (presque) pas, Journal du Net 12,8 %

La ville comptait en 2005 : 41,3 % d'actifs (moyenne nationale : 45,2 %) 23,1 % de retraités (moy. nat. : 18,2 %) 22,5 % de jeunes scolarisés (moy. nat. : 25 %) 13,1 % d'autres personnes sans activité (moy. nat. : 11,6 %).

La structure de l'emploi était la suivante en 2005 : Agriculteurs : 0,3 % (moy. nat. : 2,4 %). Artisans, commerçants, chefs d'entreprises : 7,7 % (moy. nat. : 6,4 %). Cadres, Professions intellectuelles : 13,5 % (moy. nat. : 12,1 %). Professions intermédiaires : 22,5 % (moy. nat. : 22,1 %). Employés : 37 % (moy. nat. : 29,9 %). Ouvriers : 19 % (moy. nat. : 27,1 %).

Entreprises + Principales entreprises ayant leur siège social à Nice en 2007. Nom Activité CA (millions €) Kone Ascenseurs 495 Serex Santé 196,8 Iselection Immobilier 167,3 Nice-Matin Médias 119,3 Compagnie méditerranéenne des services d'eau Services 114,7 Clinique Saint-George Santé 89,5 Véran Costamagna Gestion 88,3 ST2N Transport 87 Vishay Électronique 80 Façonnable Textile 79,9

+ Principales entreprises ayant leur siège social à Nice en 2005 Nom Activité CA(millions €) Nice-Matin Médias 180 Vishay Électronique 136 Grands Garages de Nice Automobile 123 Aéroport de Nice-Côte d'Azur Services 114 Compagnie méditerranéenne des services d'eau Services 103 Façonnable Textile 73 Semiacs Parkings 61 Nikaiadis Distribution 61 Ciffreo et Bona Construction 54 Gelazur Commerce 51 Clinique Saint-George Santé 44 ST2N Transport 37 Béton Chantiers Nice Construction 34 Cecci Électricité 31 Ambrosi France Alimentation 28 Actair Restauration 28 Niçoise d'exploitations Casino 28 Palace Autos Automobile 27 SEC Construction 23 Corse Presse Médias 21

Les entreprises, privées et publiques, comptées en « établissements », se répartissaient ainsi en 2005 : Industries agricoles et alimentaires : 1,4 %. Industries des biens de consommation : 2,9 %. Industries des biens d'équipements : 1 %. Industries des biens intermédiaires : 0,8 %. Énergie : 0,2 %. Construction : 9,7 %. Commerce : 27,8 %. Transport : 3,4 %. Activités immobilières : 5,7 %. Services aux entreprises : 17,5 %. Services aux particuliers : 15,0 %. Éducation, santé, action sociale : 14,5 %.

La taxe professionnelle, en 2005, était de 21,02 % (moy. nat. : 17,75 %)Nice - Alpes-Maritimes (Code postal - 06000).

Notes et références

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