Le Plessis-Trévise est une commune française située dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.
De peuplement récent, elle a une existence administrative depuis 1899 et s'est urbanisée surtout à partir des années 1950.
Ses habitants sont appelés les Plesséens. Géographie Localisation gauche|redresse|vignette|Localisation du Plessis-Trévise dans le Val-de-Marne Située à à l'est de Paris, Le Plessis-Trévise est la plus jeune commune du Val-de-Marne.
Le Plessis-Trévise est située au carrefour entre la Seine-et-Marne avec la commune de Pontault-Combault, la Seine-Saint-Denis avec la commune de Noisy-le-Grand et le Val-de-Marne avec les communes de Champigny-sur-Marne, Chennevières-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Villiers-sur-Marne. vignette|centre|La place du marché en 2017.
Communes limitrophes
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Neuilly-sur-Marne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Milieux naturels et biodiversité
Une partie du Bois Saint-Martin se trouve au Plessis-Trévise.
Urbanisme Typologie vignette|Le centre-ville, en 2009.
Le Plessis-Trévise est une commune urbaine, faisant partie de la catégorie grands centres urbains de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités..... Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant . et en 2017, dont elle est une commune de la banlieue...
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 98,2 % étaient des résidences principales, 0,7 % des résidences secondaires et 1,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 32 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 67,7 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements au Le Plessis-Trévise en 2018 en comparaison avec celle du Val-de-Marne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,7 %) inférieure à celle du département (1,8 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 56,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (62,8 % en 2013), contre 45 % pour le Val-de-Marne et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement au Le Plessis-Trévise en 2018. Typologie Le Plessis-Trévise Val-de-Marne. France entière. Résidences principales (en %)98,292,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,71,89,7 Logements vacants (en %)1,15,78,2
Voies de communication et transports Voies routières Au nord, la commune est accessible par l'autoroute A4, en empruntant l'accès Noisy-le-Grand/ Villiers-sur-Marne/ Le Plessis-Trévise. Au sud, elle est accessible par la N4 en empruntant la direction "Le Plessis-Trévise" au niveau du centre commercial Pince-Vent d'Ormesson. À l'est, la commune est accessible via la francilienne N104 en empruntant la sortie "Pontault-Combault gare"Page "Accès et transports" sur le site de la mairie du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017..
Transports en commun vignette|droite|gare de Villiers-sur-Marne - Le Plessis-Trévise, sur le RER E, vue depuis la rue du Chemin de fer, à Villiers-sur-Marne. Le réseau de transports en commun plesséen repose sur les lignes de bus suivantes : Les lignes de réseau de bus Marne et Brie 206 et 207 offrent accès aux lignes RER suivantes : Le RER E en gare de Villiers-sur-Marne - Le Plessis-Trévise ; Le RER A en gare de Noisy-le-Grand - Mont d'Est ; La ligne 209 offre également accès au RER E en gare d'Émerainville - Pontault-Combault (arrêt Place de Beilstein) ; La ligne de bus RATP 208b offre accès au RER A en gare de Saint-Maur - Champigny.
Toponymie Le vieux mot « plessis » désignait jadis des branchages entrecroisés protégeant un domaine. Quant au mot « Trévise », il fait référence à la ville du royaume d'Italie : le maréchal Mortier fut nommé duc de Trévise et gouverneur de Silésie par Napoléon , en 1808, après la bataille de Friedland. En 1812, le maréchal Mortier, devenu immensément riche, s'était installé au château de La Lande, situé dans la commune de La Queue-en-Brie dont il deviendra le maire. Il est tué en 1835, boulevard du Temple, victime de la « machine infernale » de Fieschi qui visait le cortège de Louis-Philippe. Inhumé aux Invalides, son cœur est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
Histoire Temps modernes À l'origine, le hameau est constitué de deux domaines séparés : Le Plessis-Saint-Antoine et le Plessis La Lande. En 1776, le prince de Conti réunit les domaines ébauchant ainsi le territoire de ce qui deviendra le Plessis-Trévise, alors partagé entre les communes de Villiers-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Chennevières-sur-MarnePage "En bref" sur le site de la commune du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017..
Époque contemporaine Vers le milieu du , l'actuel territoire de la commune du Plessis-Trévise est presque entièrement boisé et à peine une cinquantaine de personnes y vivent de façon permanentePage d'accueil du site "Mémoire du Plessis-Trévise" maintenu par la Société historique du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017..
En 1857, après la mort de la duchesse de Trévise, ses héritiers confient à Jean Augustin Ardouin la tâche de morceler le domaine et d'en faire des lotissements. Cette décision a pour conséquence le début du morcellement des anciens grands domaines boisésPage "Mémoire des lieux" sur le site Mémoire du Plessis-Trévise. Page consultée le 12 octobre 2017.. Le château de la Lande et son parc sont achetés par Gustave Roger. Dans les anciennes dépendances du château, un institut hydrothérapique est fondé par le docteur Louis Fleury. Le lotissement d'une partie des terres du château amène une nouvelle population à s'y installer. Dans un premier temps, une population parisienne en quête d'espaces verts contribue à l'accroissement rapide de la ville, souvent par la construction de villas spacieuses. L'artisanat et le petit commerce s'y implante, ainsi que plusieurs fermes. Le chemin de fer y parvient et amène l'ouverture d'auberges et de guinguettes. En quarante ans, plus de sont construites sur le territoire de l'actuelle commune et la population passe de en 1857 à environ en 1899.
Un syndicat des propriétaires du parc du Plessis-Trévise porte des revendications d'indépendance administrative de la communauté en croissance rapide, ce qui conduit, après une trentaine d'années de démarches, à la création d'une commune à part entière par la loi du . Un odonyme local (« ») rappelle cet événement. L'église Saint-Jean-Baptiste du Plessis-Trévise est construite peu de temps avant la proclamation de la nouvelle commune. La création de la nouvelle commune entraîne l'édification d'équipements publics propres, dont la mairie et une école.
Ce n'est cependant qu'à partir des années 1950 que la nouvelle commune commence réellement à s'urbaniser et à augmenter sa population, notamment après le fameux appel de l'hiver 1954 de l'abbé Pierre alarmant sur les conditions des plus démunis au sein d'un hiver particulièrement rigoureux, faisant de nombreuses victimes en raison du froid. Sous la férule de l'architecte Pierre Dufau, la première cité d'urgence va être créée.
Ainsi, dès le , la société HLM Emmaüs est créée. La construction de maisons d'urgence commence sur le terrain de la « Villa Sans-Gêne », avenue Lefèvre, terrain acheté à crédit avec la garantie du salaire de député de l'abbé Pierre. 48 petites maisons « les Épis » sont construites et inaugurées le . Puis, un centre d'hébergement de 250 logements « Les Toits ». L'ensemble s’appellera « Cité de la joie ». Elle sera inaugurée le Plessis Mag N°158 février 2024, société historique du Plessis.
Une communauté Emmaüs, la première à accueillir des femmes, et plusieurs logements gérés par Emmaüs Habitat sont situés dans la commune du Plessis-Trévise.
Un grand nombre de lotissements pavillonnaires se construisent dans les années 1970. À partir de 1984, la ville se dote d'un cœur et voit sa population atteindre sa maturité, autour de aujourd'hui.
Politique et administration vignette|droite|Véhicule de nettoyage de la ville du Plessis-Trévise en 2017.
Rattachements administratifs et électoraux Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune, créée en 1899 par détachement de celles de Chennevières-sur-Marne, La Queue-en-Brie et Villiers-sur-Marne faisait partie du département de Seine-et-Oise.
La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-de-Marne et, à sa création, à son arrondissement de Nogent-sur-Marne après un transfert administratif effectif au . Le , la commune intègre l'arrondissement de Créteil
Elle faisait partie depuis sa création à 1964 du canton de Boissy-Saint-Léger, année où elle intègre le canton de Chennevières-sur-Marne. Elle est rattachée en 1976 au canton de Villiers-sur-Marne. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de deux à trois communes.
Intercommunalité La commune faisait partie de la communauté d'agglomération du Haut Val-de-Marne, créée en 2001.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre, sur Légifrance.
La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).
La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est Avenir, qui succède notamment à la communauté d'agglomération du Haut Val-de-Marne.
Tendances politiques et résultats .