Hermitage Plaza est un projet de deux tours jumelles de , situées à Courbevoie dans le quartier d'affaires de La Défense (Hauts-de-Seine, France). Annoncé au MIPIM 2009, le projet a connu de nombreux retards juridiques et financiers. Le , le conseil d’administration de Paris La Défense a refusé à l’unanimité d’approuver la promesse de vente des terrains, rendant la réalisation du projet très incertaine. En 2025, l’établissement public a engagé une procédure pour requalifier le secteur en lançant un accord-cadre de maîtrise d’œuvre urbaine « Rives Défense », actant l’abandon du projet pour l’aménageur. Le promoteur Hermitage soutient toutefois que les permis de construire restent valides jusqu’en .

En 2008, à cause d'un désaccord, l'architecte Jacques Ferrier et le groupe Hermitage cessent leur collaborationhttp://www.lemoniteur.fr/143-immobilier/article/actualite/516133-la-tour-hermitage-de-jacques-ferrier-ne-verra-pas-le-jour, consulté le 11 février 2015.. Le projet est par la suite confié à l'architecte britannique Norman FosterGurvan Le Guellec, « La Défense: Au tour de Foster ! » dans Le Nouvel Observateur ., qui présente le nouveau programme le au MIPIM de Cannes..

Le conseil d’administration de Paris La Défense, réuni le , a décidé à l’unanimité de ne pas approuver le projet de promesse de vente pour la réalisation du projet Hermitage Plaza. Les permis de construire sont cependant restés valides et le promoteur a annoncé poursuivre le projet.

Toutefois la situation géopolitique depuis 2022 liée à l'invasion de l'Ukraine par la Russie a également fragilisé le projet.

Histoire Genèse du projet Le projet naît au moment du concours pour la tour Signal dans le cadre du plan « Renouveau de la Défense » lancé en 2006. Le groupe Hermitage s’adjoint d’abord les services de l’architecte Jacques Ferrier pour un schéma en « H » (309 m sur le papier). Le concours est remporté par Jean Nouvel mais Hermitage poursuit son idée.

En , à la suite d'un désaccord, Jacques Ferrier et Hermitage mettent un terme à leur collaboration.

Le projet renaît avec Foster & Partners (architecte) et LERA International (ingénieur). Deux tours de 86 et 85 étages sur un socle commercial et culturel sont alors prévues.

Un protocole intentionnel préalable au permis de construire est signé entre Hermitage et l'EPAD le à Saint-Pétersbourg en présence des présidents Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy. La livraison est alors annoncée pour 2016.

Les tours doivent être construites à l'emplacement d'immeubles de la résidence des Damiers (Infra, Anjou et Bretagne). La démolition devait initialement démarrer en 2012, sous condition du relogement des locataires. En 2025, ces immeubles sont toujours debout et laissés à l’abandon.

Des années de bataille juridique Une quarantaine de riverains s’opposent au projet (association Vivre à la Défense). Recours, contentieux d’ASL, fermetures de commerces et décisions de justice jalonnent les années 2011–2019.

Le , le tribunal administratif de Cergy-Pontoise déboute en première instance les recours contre le permis de construireArticle du Parisien du 24 juin 2015. Le , le Conseil d’État rejette définitivement les recours d’AXA et Allianz contre les permis.

Établissement public d’aménagement de La Défense En 2018, l’aménageur refuse de renouveler la convention avec Hermitage, lui réclamant 30 M€ d’impayés (contentieux depuis soldé par un protocole en 2021). Le , le conseil d’administration de Paris La Défense refuse la promesse de vente, faute de garanties financières et techniques.

2025 : requalification du site (« Rives Défense ») En 2025, Paris La Défense annonce vouloir « tourner la page » et lance un accord-cadre de maîtrise d’œuvre urbaine et d’espaces publics pour requalifier le quartier des Saisons sous le nom « Rives Défense ». À l’automne 2025, l’établissement public s’apprête à attribuer ce marché long (huit ans) pour régénérer le secteur.

De son côté, Hermitage affirme « n’envisager aucun autre scénario » que la réalisation des tours et soutient que ses permis demeurent valides jusqu’en .

Composition Le programme prévoyait des logements ; un hôtel 5 étoiles d’environ 200 chambres ; des restaurants ; des bureaux ; des commerces ; deux auditoriums ; une salle polyvalente de concerts de 1 300 places ; une galerie d'art ; deux spas avec piscines.

Répartition indicative annoncée : Logements (dont une résidence étudiante) ≈ ; Hôtel ≈ ; Bureaux ≈ ; Commerces et équipements ≈ .

Financement Selon le PDG du Groupe Hermitage, Emine (Emin) Iskenderov, la construction des tours jumelles était estimée à 2,8 milliards d'euros. Schéma alors évoqué : 250 à 300 millions d'euros par le promoteur Hermitage ; ~700 millions d'euros d'emprunt bancaire ; ~1 milliard d'euros lié à la commercialisation en cours de chantier.

Le prix de vente visé par Hermitage était d’environ . Ces hypothèses de financement ont été à plusieurs reprises jugées insuffisamment étayées par l’aménageur public.

Mise en œuvre du projet La procédure d’enquêtes publiques s’est tenue du au . Elle portait sur : un ITGH de NGF, « Hermitage Plaza Sud », logements + hôtel et services associés, de surface de plancher, quai du Président-Paul-Doumer ; un ITGH de NGF, « Hermitage Plaza Est », logements + bureaux et services associés, , place Napoléon- ; des bâtiments « Hermitage Plaza Ouest » (commerces, bureaux, galerie d’art, auditorium, logements étudiants), , place des Saisons.

Rives Défense

En 2025, Paris La Défense lance la requalification urbaine du secteur des Saisons sous le nom « Rives Défense », via un accord-cadre de maîtrise d’œuvre urbaine et d’espaces publics d’une durée pouvant aller jusqu’à huit ans.

Notes et références

Voir aussi

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