TTU (pour ou à ses débuts), anciennement Radio TTU, est une radio temporaire au fonctionnement associatif, qui émet depuis Lannion dans les Côtes-d'Armor, chaque année universitaire depuis l'an 2000. Elle est diffusée sur la fréquence dans la région du Trégor, ainsi qu'en streaming, d'octobre à juin. La radio s'attache à promouvoir des musiques situées à la marge du système commercial. C'est aussi un club d'essai pour ses animateurs et techniciens, majoritairement étudiants et futurs journalistes, qui s'essayent à la présentation d'émissions culturelles, sportives, politiques et de divertissement.
La rotation très courte de ses bureaux provoque des discontinuités dans l'évolution de la station. Sur dix ans, malgré une durée d'émission globalement en hausse, sa diffusion sur les ondes hertziennes (en tant que radio temporaire), mais aussi sur internet, a connu des ruptures.
Aucune mesure d'audience n'a permis de connaître le public de TTU jusqu'à ce jour.
Historique vignette|297x297px|Logo de Buzz Radio, radio associative lannionnaise qui émettait depuis l'IUT entre janvier 1996 et juin 1998.
Lancement et première saison Créée en « Buzz Radio désormais 24 h sur 24 », Le Télégramme, 5 mars 1997. par Jérôme Denis, Mickaël Tizon et Pierre-Yves Loaëc et soutenue par le département information-communication de l'IUT de Lannion, l'aïeule de Radio TTU est universitaire. Sous le nom de Buzz Radio, émettant sur 99.2 FM, elle compte parmi ses animateurs et présidents, François Barré (ancien directeur des programmes de Direct 8), Valérie Douard et le futur animateur de télévision Éric Dussart. Axée sur la libre antenne, Buzz Radio, aidée notamment par le conseil général« Conseil général : les fonds alloués à la culture », 26 février 1998, Le Télégramme., n'obtient pas le renouvellement pour son autorisation temporaire d'émettre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et disparaît le « Fin de Buzz Radio », Le Télégramme, 11 juin 1998.. Un projet de radio associative permanente, porté par la dernière équipe en poste, avorte« Buzz Radio, un nouveau projet de radio locale », Le Télégramme, 18 mars 1998..
En l'espace de trois saisons, la petite station a mis en place une grille des programmes comprenant une matinale d'information, des émissions musicales et des talk. Une émission-concert délocalisée dans un bar de Lannion est organisé dès le « Ce soir, concert estudiantin », Le Télégramme, 9 mai 1996.. En plus des ondes hertziennes, Buzz Radio s'écoutait à partir de , 24 heures sur 24 sur internet« Le Web de Buzz », Web Archive : www.iut-lannion.fr, 7 juin 1997..
Sous l'impulsion de Guillaume Cordeau et de Stéphanie Debris, alors étudiants en DUT journalisme, un projet de radio étudiante est relancé en . Il ne s'inscrit pas dans la continuité de Buzz Radio. L'IUT a même préféré ne pas divulguer , peut-on lire dans Le Télégramme« Une radio en gestation à l'IUT », Le Télégramme, 13 octobre 1999., ce qui contribua à faire disparaître Buzz Radio des mémoires. L'Association de gestion de la radio universitaire lannionnaise (Agrul) est créée afin d'obtenir des financements« Forum de la citoyenneté : coup d'essai pour la radio étudiante », Le Télégramme, 23 mars 2000.. L'IUT, la mairie et le Ministère de la Jeunesse et des Sports subventionnent ce projet à hauteur de « “TalktoU” : une nouvelle radio à Lannion pour le 5 octobre », Le Télégramme, 13 septembre 2000.. La radio, qui n'émet pas encore, est présentée à la population lors du Forum de la citoyenneté du .
La nouvelle station se nomme . Elle inaugure ses programmes le , sur un rayon de seulement à cause d'un problème technique« “TalktoU” nous parle enfin », Le Télégramme, 11 octobre 2000.. Celle-ci reprend le local abandonné par Buzz Radio, au rez-de-chaussée de la résidence universitaire, rue Édouard Branly, situé sur le campus de l'IUT de Lannion. Ce studio de est mis à disposition gratuitement par le Crous. L’émetteur est relié à l'antenne, située sur le toit du bâtiment. Le CSA accorde la diffusion sur les ondes trégorroises toute la journée, pendant six mois, jusqu'au Résultats des délibérations, Legifrance, 5 octobre 2000 avec une puissance d'émission de 50 watts (entre 10 et de rayon). La radio, qui n'a pas encore recours à l'automatisation de son programme musical, émet pour l'instant de à . En revanche, une ligne téléphonique existe et permet aux auditeurs d'intervenir à l'antenne. L'association compte 60 membres à 25 francs. Dès lors, Radio TTU dispose d'un site web sur lequel sont disponibles certaines émissions. Le projet éditorial est centré sur l'information locale et universitaire, des ambitions journalistiques qui la différencient de Buzz Radio.
Autres saisons Talk 2 U émet pour sa deuxième saison du au , avec un effectif de 74 à 90 membres« Radio universitaire : TalkToU rend l'antenne », Le Télégramme, 23 mars 2002..
Talk to U commence sa troisième saison le . Un partenariat est signé avec la salle du Carré Magique. Une centaine d'étudiants et de salariés des entreprises de télécommunication environnantes adhèrent à l'association. Un problème d'émetteur rend la radio muette en décembre de la même année. Une radio malaisienne prête alors un équipement de faible puissance, qui ne permet pas d'entendre la radio au-delà des « feux de Géant »« Talk to U : la petite antenne affiche de grandes ambitions », Le Télégramme, 15 novembre 2003., soit environ à un kilomètre.
La quatrième saison commence le , avec un retard dû à l'achat d'un nouvel émetteur de 100 watts. Quatre-vingt personnes adhèrent à l'association, dont la volonté est de s'ouvrir vers la société civile. Elle compte notamment sur sa grille l'émission musicale Backstage.
La cinquième saison débute le , avec des programmes diffusés entre 19 heures et minuit« Reprise des programmes après 7 mois d'interruption », Le Fil Radio, décembre 2004..
La sixième saison commence le et s'interrompt le , avec un changement important, puisque la numérisation du matériel permet la diffusion des programmes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, contre trois à cinq heures certains jours, les années précédentes« Radio associative Talk To U : des programmes 24 h/24 », Le Télégramme, 16 septembre 2005.. C'était sans compter une panne de l'émetteur acquis 18 mois plus tôt, qui contraint la radio au silence sur les ondes du « La radio “Talk To U” muette depuis le 31 décembre », Le Télégramme, 5 janvier 2006. au « Talk To U : ça repart sur 99.2 FM », Le Télégramme, 17 janvier 2006.. Un forum est ouvert sur un nouveau site web. pour recueillir les réactions des auditeurs, qui peuvent également s'exprimer par SMS. La radio compte 56 adhérents à jour de cotisation« Talk To U diffuse en continu sur 99.2 FM », Le Télégramme, 6 octobre 2005.. Radio TTU relaye les actions des étudiants et lycéens qui participent au mouvement contre le CPE, très suivi à Lannion puisque l'IUT est le premier établissement universitaire de France bloqué« La jeunesse dit "non" au CPE », Le Télégramme, 10 février 2006.. Parmi ses programmes durant cette période, on compte l'émission de dubstep Témoin auriculaire,. d'abord diffusée le dimanche soir avant de déménager sur la grille le jeudi soir.
Alors que l'association préparait le retour de TTU sur les ondes pour , avec comme projet la diffusion en streaming, une décision lourde de conséquence intervient en juin. Le CSA ne renouvelle pas la fréquence à TTU, l'empêchant de reprendre ses programmes. Une décision selon le bureauLa radio Talk to U risque de perdre sa fréquence, Le Télégramme, 5 juin 2006., qui avait déposé une demande conjointe avec Estivales FM« La radio Talk to U privée d’antenne jusqu’à mai 2007 », Le Télégramme, 26 septembre 2006. pour émettre alternativement toute l'année. Une pétition de soutien reçoit plusieurs centaines de signatures« Soutien à Talk To U et à toutes les radios temporaires », 24 juin 2006, Radio TTU . Dans le même temps, Radio Bonheur, qui enregistre à Pléneuf-Val-André près de Saint-Brieuc, acquiert une fréquence dans le Trégor« Bande FM : un bonheur pour plusieurs déceptions », Le Télégramme, 18 octobre 2006..
La radio est soutenue par la population, notamment par le député-maire de Lannion Alain Gouriou. Une motion de soutien adressée au CSA est votée par le conseil municipal« Le conseil municipal en bref », Le Télégramme, 25 octobre 2006.. Deux concerts de soutien sont organisés le et le « Radio Talk to U : les étudiants veulent émettre », Le Télégramme, 21 octobre 2006..
Après une année blanche, la station reprend du service le lundi sur le 107.5 FM, une fréquence de fin de bande. Soixante personnes ont répondu à l'appel du micro pour cette septième saison effective. En , la station revient en direct sur internet grâce au nouveau site web, ouvert depuis 2006. Cette saison-là, ce sont 103 cartes d'adhésion qui ont été distribuées.. Les premiers auditeurs hors du Trégor et même hors de France contactent l’antenne de Talk To U. Parmi les programmes qui étoffent la grille, on compte une matinale, l'émission de divertissement La course à la capote, l'émission culinaire TTU dans ta cuisine, les émissions sportives Mag Foot et Si t'es sport, ainsi que des rendez-vous consacrés à l'actualité, Débattez-vous et Ne déchirez pas le papier journal.
La huitième saison commence en . Le bureau de l'association organise deux concerts pour populariser la radio et collecter des fonds, un premier en octobre et un second en février« Talk to U. La radio organise un concert au Pixie ce soir », Le Télégramme, 26 février 2009.. La priorité est portée au développement des matinales, une tranche d'information et de divertissement diffusée entre 8 et .
Lors de la neuvième saison (2009-2010), la refonte du site web permet entre autres aux auditeurs d'écouter les émissions en différé. Néanmoins, des problèmes d'émetteurs récurrents réduisent considérablement le périmètre de diffusion. Des animateurs proposent une initiation au reportage, à la présentation et à la technique à des adolescents dans le cadre d'un partenariat avec la Maison des jeunes de Lannion.. vignette|297x297px|Logo de la radio lors de la saison 2010-2011. La dixième saison débute en temps et en heure, en . Les dix ans d'émission sont fêtés le dans le café-concert le Pixie« Talk to U. La radio organise un concert au Pixie ce soir », Le Télégramme, 3 mars 2011..
À partir du , la station émet depuis un nouveau studio pour sa onzième saison, toujours situé au rez-de-chaussée de la résidence universitaire de l'IUT et toujours aussi exigu, à la suite de la modernisation du bâtiment. Le déménagement associé à la vétusté du matériel et à l'inexpérience technique des membres de l'association provoque un retard de diffusion d'un mois.. Un nouveau site web est lancé au printemps, tandis que nombre d'animateurs utilisent les réseaux sociaux pour promouvoir leurs émissions et interagir avec les auditeurs. Il permet en premier lieu de retransmettre les émissions spéciales consacrées à l'élection présidentielle« Talk to U. Les élections se passent aussi sur les ondes », Le Télégramme, 20 avril 2011... L'association compte
Quatre-vingt cartes sont attribuées à la rentrée 2012., pour la douzième saison. Le redémarrage de l’émetteur est de nouveau repoussé d'un mois à cause d'une panne de l'émetteur. Un facteur externe freine l’expansion de la radio : l’État se retire du financement d'une Maison de l'étudiant sur le campus de l'IUT, ce qui annule un projet de déménagement de la radio dans un local plus spacieux, mieux insonorisé et mieux équipé. Les plans étaient déjà tracés.