Quiberon est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Quiberon constitue l'extrémité sud de la presqu'île du même nom, qui comprend également une partie du territoire de la commune de Saint-Pierre-Quiberon.

Géographie

Localisation

Quiberon se situe à au sud d'Auray et à à l'ouest de Paris, en France. La commune même se situe à la pointe sud de la presqu'île. Elle s'étend sur . Elle est limitrophe de Saint-Pierre-Quiberon au nord. Elle est entourée par l'océan Atlantique.

Le phare de la Teignouse se situe au sud-est de la presqu'île.

Description et relief La commune de Quiberon occupe la partie sud de la presqu'île de Quiberon (la partie nord formant la commune de Saint-Pierre-Quiberon). C'était une île jusqu'au , transformée ensuite progressivement en presqu'île en raison de l'apport de grandes quantités de sable (phénomène accentué par un déboisement intensif au Moyen Âge) depuis la baie de Quiberon, créant ainsi un tombolo, l'isthme actuel, entre l’île et le continent..

Les altitudes au sein du finage communal sont comprises entre (près de l'ancien sémaphore de Locmaria, dans la partie Nord de la commune) et le niveau de la mer. L'étroitesse de la presqu'île explique l'absence d'un réseau hydrographique notable. vignette|La ville de Quiberon et le château Turpault (vue aérienne). vignette|La pointe du Conguel. Le littoral présente des différences importantes : sa partie Ouest, dite « Côte sauvage de Quiberon », formée de falaises spectaculaires, très découpées et atteignant jusqu'à une vingtaine de mètres d'altitude, allant de la pointe de Kervihan au nord (limite avec la commune de Saint-Pierre-Quiberon au sein de laquelle la Côte sauvage se poursuit) et Beg er Lan au sud ; exposée aux vents dominants et dangereuse, mais très attractive touristiquement (elle est longée par le GR 34 et la route départementale D 186a), cette côte est inhabitée, sauf à son extrême sud, au voisinage du château Turpault. Sa partie Est, en climat d'abri, face à la Baie de Quiberon, est constituée d'une côte rocheuse basse dans sa partie Sud et sableuse dans sa partie située au Nord de Kermorvan ; le port de Port Haliguen y a été aménagé, ses alentours sont urbanisés ; plus au nord de cette côte se trouvent les plages de Kermorvan et de Saint-Julien. Le littoral Sud, qui forme l'extrémité de la presqu'île, entre la pointe de Beg er Lan et celle du Conguel (laquelle forme le point le plus avancé en mer de la presqu'île et est prolongée en mer par quelques îlots rocheux découvrant à marée basse, celui situé le plus au Sud-Est porte le phare de la Teignouse) est plus contrasté : de l'ouest vers l'est se succèdent le port de Port Maria, la Grande Plage de Quiberon, la Pointe de Beg er Vil, la plage du Goviro, la pointe de Goulvars, la pointe du Conguel et, au-delà, la plage du Conguel ; cette côte est très urbanisée dans sa partie Ouest ; par contre l'extrémité Sud-Est, aux alentours et de part et d'autre de la pointe du Conguel est restée en partie à l'état naturel, abritant toutefois l'institut de thalassothérapie près de la plage du Goviro et l'aérodrome de Quiberon dans sa partie Nord-Est.

Sur la côte ouest de la presqu'île de Quiberon, la Côte Sauvage est propriété du Conservatoire du littoral. On y trouve une flore particulière : œillets, bruyère violette, genêt, armérie L'endroit se parcourt en voiture, à pied, à vélo, en kayak ou à cheval.

Cadre géologique

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par divers petits cours d'eau..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de QuiberonLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Habitat

Une bonne moitié du territoire communal est urbanisé, essentiellement dans la partie située au centre sud de la presqu'île ; le noyau urbain central est en position non littorale, même s'il est proche de la Grande Plage de Quiberon. en raison de l'expansion touristique et de l'attractivité balnéaire, l'urbanisation s'est étendue tout au long du , principalement sous forme de quartiers pavillonnaires, des environs du Château Turpault à l'Ouest jusqu'à Port Haliguen et le quartier de Kermorvan à l'Est et jusqu'aux quartiers de Saint-Julien, Kerhihuel et Kergallo vers le Nord. Seuls l'extrême nord du finage communal (an nord du fort de Saint-Julien), la Côte Sauvage à l'Ouest et les environs de la Pointe du Conguel au Sud-Est de la presqu'île ont été préservés de l'urbanisation et sont restés pour l'essentiel à l'état naturel.

En 2020, 66,2 % des logements de Quiberon étaient, selon l'INSEE, des résidences secondaires..

Voies de communication et transports

Quiberon est desservi par la D 768 (ancienne route nationale 168) venant d'Auray via Plouharnel ; une autre route départementale, la D 186a, longe la Côte Sauvage.

La gare de Quiberon est le terminus de la ligne d'Auray à Quiberon.

Du juillet au 31 août, la presqu'île de Quiberon est desservie depuis 1985 par un TER, appelé « Tire-Bouchon », qui fait la liaison entre Auray et Quiberon, en passant par les villages de la presqu'île (Les Sables Blancs, Penthièvre, Saint-Pierre-Quiberon...). Il circule également les deux derniers week-ends de juin et les deux premiers de septembre.

Les autocars du réseau régional BreizhGo offrent des liaisons entre Quiberon (gare maritime et gare SNCF), Auray, Vannes via Carnac et La Trinité-sur-Mer. La ville propose le service de QUIB’BUS le mois de juillet et août.

La ville possède deux ports : Port-Maria possède une gare maritime assurant les liaisons entre les îles de Belle-Île-en-Mer, Hoëdic ou encore Houat ; l'autre port, situé sur la côte Est, est Port-Haliguen.

L'aérodrome de Quiberon est désormais géré par la ville de Quiberon. Un grand nombre d'activités aéronautiques y sont réalisées et la brasserie est ouverte toute l'annéesite de l'aérodrome de Quiberon.

Urbanisme Typologie Au , Quiberon est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de QuiberonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quiberon, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu45,0 %414Zones portuaires0,5 %5Aéroports2,8 %26Équipements sportifs et de loisirs9,7 %89Prairies et autres surfaces toujours en herbe0,3 %3Systèmes culturaux et parcellaires complexes7,9 %73Pelouses et pâturages naturels11,8 %109Landes et broussailles16,5 %152Plages, dunes et sable4,7 %73Mers et océans0,8 %7Source : Corine Land Cover.

Logement Quiberon est une commune où la part de résidences secondaires est très importante, cela représente deux tiers des logements quiberonnais.

Toponymie

L'étymologie du toponyme Quiberon est discutée ().

Il est attesté sous les formes Insula quae vocatur Keberoën (« l’île qui se nomme Keberoën ») et In praefata insula Keberoën (dans la sus nommée île Keberoën) en 1037Dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon, ., Keperoen en 1069Dans le Cartulaire de Saint-Croix en Quimperlé, ., Kemberoen en 1072Dom Morice P ; tome I, ., Keberoen en 1073, Keberoen en 1146Rosenzweig. Cartulaire du Morbihan. ., Keberoen en 1208Dans le Cartulaire de Sainte Croix ., aux , le nom subit une francisation, Queberon en 1304Dom Morice P, tome I col 1188, Queberoën en 1438Dom Morice P, tome II col 1320, Lisle de Cabarain en 1520De Garcie dit Frerrande, "Le grand routtier et pyllotage et encrage de la mer" (sur gallica.bnf.fr), Queberon en 1575Le Méné. B ; S ;P ;M ; 1904 ., Kiberon au Pouillé du diocèse de Vannes p. 636, Quibéron en 1804Au Cadastre et Quiberon en 1942.

L'abbé Le Cam rapproche Quiberon du nom de Beg Ruberon (beg désigant en breton un « cap », ru pouvant signifier « rouge, colline, tertre, tombe » et beron « propriétaire »), pointe rocheuse sur laquelle est construit le Fort-Neuf en Port-Haliguen..

Selon Hervé Abalain, il est issu du vieux breton Keberoen, de [berv(enn)], « bouillant, bouillonnant (d'écume) », que qualifie [kib], « bassin, sources, fontaines »..

Jean-Yves Le Moing rapproche Keberoen de probablement kib et de erv. Erf désigne la langue de terre reliant l'ancienne île donnant une forme de coupe (kib en vieux breton) à l'anse formant la baie de Plouharnel..

Le nom breton de la commune est Kiberen.

Le nom en gallo de la commune est Qhiberon, prononcé [cibərɔ̃].

Histoire vignette|redresse|Menhirs de Mané-Meur, côte Sauvage, Quiberon. Préhistoire