Étienne Schlumberger, né le à Paris et mort le à Crozon, est un ingénieur, officier de marine et résistant français, compagnon de la Libération.
Biographie Fils d'un ingénieur, capitaine d'aviation tué en 1915, Étienne Schlumberger naît dans le de Paris le . Après des études au lycée Janson-de-Sailly, puis au lycée Louis-le-Grand, il entre en 1936 à l'École polytechnique, dont il sort en 1938, de sa promotion.
Ayant choisi le génie maritime, il embarque sur le navire école Jeanne d'Arc et entre à l'École de génie maritime. À sa sortie, il est affecté à l'arsenal de Cherbourg, à la section réparation des sous-marins (février-).
Le , devant l'avancée des Allemands, il organise le remorquage de quatre sous-marins vers l'Angleterre, avant de rallier la France libre en juillet. Nommé enseigne de vaisseau de 1re classe sur l'aviso Commandant Duboc, il participe à l'opération de Dakar, en tant qu'adjoint du commandant Georges Thierry d'Argenlieu, commandant du groupe naval. Il est à bord de la vedette des parlementaires envoyés pour négocier le ralliement de Dakar quand celle-ci se fait mitrailler en repartant. Heureusement le servant de la mitrailleuse enraye celle-ci. Il est sur le Commandant Duboc, lors de la tentative de débarquement à Rufisque, où trois membres de l'équipage sont tués.
Après avoir débarqué le général de Gaulle à Douala, il prend part à la campagne du Gabon aux côtés du commandant Thierry d'Argenlieu, à bord de l'aviso colonial . Celui-ci est pris à partie par le devant Libreville au début de novembre.
Promu au grade de lieutenant de vaisseau, il retourne sur le Commandant Duboc en qualité d'officier en second. À son bord, il est engagé dans la campagne d'Érythrée, puis mène de nombreux combats marins dans les convois de l'Atlantique Est.
Le , il embarque comme officier en second sur le sous-marin , avec lequel il effectue des missions de patrouille et des opérations spéciales en mer du Nord. Ayant pris le commandement du sous-marin en , il le conduit en à Alger, où il est désarmé. Puis il retourne en Angleterre avec l'équipage pour armer le sous-marin Morse.
Condamné aux travaux forcés à perpétuité, à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens par le tribunal maritime de Toulon le , il est réhabilité par la cour d'appel d'Aix-en-Provence le ..
Appelé à l'état-major de l'amiral Thierry d'Argenlieu, amiral Nord, en , et promu capitaine de corvette en avril, il l'accompagne a la conférence de San Francisco, puis en Indochine quand celui-ci y est nommé haut-commissaire et prend la tête du Bureau fédéral de Documentation. Il est nommé Compagnon de la Libération par décret du .
Lors d'une mission en France, il rencontre sa femme qui le rejoint en Indochine. En désaccord avec les concussions des politiques sur place, il demande une autre affectation début 1947.
Nommé directeur des études à l'École navale en , il occupe ensuite diverses fonctions. Officier français libre et Compagnon de la Libération au sein d'une Marine nationale majoritairement vichyste, il préfère quitter la marine en 1953, avec le grade de capitaine de frégate.
Il travaille à la société Shell de 1953 jusqu'à sa retraite en 1975. Il y dessine les premiers superpétroliers, puis, pour un ami, le premier transport maritime de gaz liquide, enfin définit les premiers stockages souterrains de gaz sous pression.
Il met à profit sa retraite pour naviguer. Il fait le tour du monde à bord de son voilier, découvrant notamment les îles du Pacifique sud. Il est reçu avec les honneurs militaires lorsqu'il approche l'atoll de Hao, dans les Tuamotu, s'annonçant à la VHF.
Attaché à la Polynésie française, il y séjourne régulièrement jusqu'en 2001. Il est apprécié pour sa simplicité et sa gentillesse par les îliens de Raiatéa (île de la Société). Il a rencontré Paul-Émile Victor qui vivait à Bora-Bora, dans les Îles de la Société.
L'un des six compagnons de la Libération issus de l'X encore vivants lors de la création de X-Résistance en 1997, il en devient membre d'honneur. Le , il est nommé par décret membre du conseil de l'Ordre de la Libération.
Il est décédé dans la nuit du 9 au .. à Crozon dans le Finistère., deux mois après son épouse Nicole.
Décorations Grand officier de la Légion d'honneur - Décret du Compagnon de la Libération - décret du Croix de guerre 1939-1945 (4 citations) Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 24 avril 1946 Médaille coloniale avec agrafe « Érythrée » Distinguished Service Cross (Royaume-Uni) 50x50px|sans_cadre Ordre royal de Dannebrog (Danemark) 50x50px|sans_cadre Ordre du Nichan Iftikhar (Tunisie) 50px|Ordre du Christ Chevalier de l'ordre du Christ
Ouvrages
Notes et références
Liens externes
Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération. Biographie sur le site X-Résistance. Message d'Étienne Schlumberger, , . Rencontre () Rencontre avec Étienne Schlumberger.
Catégorie:Naissance dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Naissance en mars 1915 Catégorie:Chevalier de l'ordre du Christ Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Personnalité condamnée à la peine de mort Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Élève du lycée Janson-de-Sailly Catégorie:Élève du lycée Louis-le-Grand Catégorie:Famille Schlumberger Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Ingénieur et architecte naval Catégorie:Ordre de Dannebrog Catégorie:Personnalité de la France libre Catégorie:Récipiendaire de l'ordre du Nichan Iftikhar Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Décès en septembre 2014 Catégorie:Décès à 99 ans Catégorie:Décès à Crozon Catégorie:Commandant de sous-marin de la Marine française