Paru en 1962, Les Vacances du petit Nicolas est un recueil de dix-huit nouvelles écrites par René Goscinny et illustrées par Jean-Jacques Sempé. Dans son édition de 2003 parue chez Imav, le recueil inclut une dix-neuvième nouvelle inédite.
Présentation des histoires Les huit premières histoires parlent des vacances en famille à Bain-les-Mers à l'hôtel Beau-Rivage.
Les dix dernières histoires racontent les aventures de Nicolas en colonie de vacances au Camp Bleu à Plage-les-Trous. Chaque histoire est précédée d'un prologue de quelques phrases.
Épilogue des dix histoires se déroulant au Camp Bleu, La veillée d'adieu est une nouvelle rédigée par René Goscinny en 1960-1961, retrouvée sous forme de tapuscrit, jamais publiée (que ce soit en recueil ou dans la presse). Le Figaro magazine publie l'histoire en avant-première le . Elle figure à partir de 2013 dans le volume relié Les Vacances du Petit Nicolas chez IMAV éditions, avec des illustrations inédites de Sempé Concernant la partie relatant le séjour de Nicolas et ses parents à l'hôtel Beau-Rivage de Bain-les-Mers, si l'on respecte la chronologie du récit tel qu'il a été publié dans 'Pilote', on s'aperçoit que le recueil est incomplet, et que 4 histoires manquent entre les histoires "C'est papa qui décide" et "La plage, c'est chouette". Ces histoires sont, dans l'ordre : "La distribution des prix", "J'aide drôlement", "On part en vacances" et "En voiture !". Elles sont aujourd'hui toutes disponibles dans d'autres recueils du 'Petit Nicolas'.
Résumés des histoires C'est papa qui décide C'est le début des grandes vacances. Chaque année, papa et maman se disputent pour savoir où partir...
Cette année, le père de Nicolas décide de partir dans le Midi. À sa grande surprise, son épouse approuve cette proposition. Papa projette alors de faire des parties de pêche avec son fils ; seulement, d'après la mère, il y a trop de pêcheurs en Méditerranée et les poissons se font donc rares.
Puis, maman rappelle qu'il faudra emporter quelques appareils ménagers à la villa mais Papa refuse d'emporter ces choses-là. Maman lui annonce alors qu'elle ne pourra pas cuisiner de soupe de poisson. Ensuite, elle signale à son mari que la plage de Plage-les-Pins est remplie de galets.
Le père rétorque que non, c'est au contraire du sable fin. Par conséquent, selon la maman, cela tombe bien car Nicolas n'aura pas l'occasion de ricocher des galets sur l'eau : une fois de plus, Nicolas tombe en larmes.
Exténué par les demandes de son fils, papa consent à emmener sa famille en Bretagne. Il s'aperçoit alors que l'hôtel a déjà été réservé par sa femme… Première publication
Sud-Ouest Dimanche n° 571 du .
Pilote n° 39 du (On part en vacances !).
La plage, c'est chouette Le Petit Nicolas part en vacances à Bains-les-Mers avec ses parents en Bretagne, où il se fait des « tas de copains » : Blaise, Fructueux, Mamert, Irénée, Fabrice, Côme et Yves.
Un matin, le père de Nicolas décide de se reposer et de prendre un bain de soleil. Il se met de l'huile sur le corps, en plaignant ses collègues restés au bureau. Nicolas et ses amis s'amusent tout d'abord à jouer au ballon, quand celui-ci tombe malencontreusement sur la tête de son papa, renversant ainsi le flacon d'huile. Énervé, il donne un grand coup de pied dans le ballon, qui tombe loin dans la mer.
Irénée, le propriétaire dudit ballon, va chercher son papa et ce dernier demande au père de Nicolas d'aller le rechercher à la nage : « moi à votre place j'irais aussi », lui dit ce « grand et gros » monsieur.
Au bout d'un certain temps, le père de Nicolas revient avec le ballon et demande aux enfants de faire un autre jeu, comme creuser des trous dans le sable. Le prenant au mot, les copains creusent un énorme trou pendant que le papa est parti racheter un flacon d'huile.
À son retour, il se fait gronder par un maître-nageur, « un monsieur avec une casquette blanche », qui lui demande ce qui lui a pris de donner une idée pareille à des enfants, puisque quelqu'un peut se casser une jambe en tombant dans le trou, voire s'y noyer à marée haute. Le papa de Nicolas est donc contraint de reboucher le trou tout seul, n'ayant qu'une petite pelle à disposition.
Puis, la maman de Nicolas décide de rentrer déjeuner à l'hôtel. Alors que son père a presque fini sa corvée, Nicolas s'aperçoit qu'il a laissé son seau dans le trou. Il convainc par ses pleurs son père de creuser à nouveau un trou afin de récupérer le seau. Le maître-nageur le surprend alors et lui interdit de refaire la même bêtise qu'auparavant. Finalement, il le laisse creuser juste pour prendre le seau.
Bien plus tard, le papa rentre à l'hôtel très fatigué : le seau était en fait resté dans la chambre… Il appelle le docteur pour ses brûlures, dues à plusieurs coups de soleil, et le médecin lui demande ce qui lui a pris de rester si longtemps exposé sans huile solaire. Le papa doit donc rester couché pendant deux jours, et se met à envier ses collègues restés au bureau…
Premières publications Sud-Ouest Dimanche n° 575 du . Pilote n° 44 du (À la plage).
Le boute-en-train Pour les grandes vacances, Nicolas et ses parents sont partis à Bains-les-Mers, en Bretagne. Nicolas apprécie beaucoup la plage sauf aujourd'hui, jour de pluie. Il veut aller à la plage, mais son papa lui répond qu'il restera à l'hôtel à jouer avec ses petits camarades.
La salle à manger de l'hôtel est bruyante car les enfants pleurent et les parents se disputent : la maman de Blaise reproche à son mari d'avoir mal choisi la destination des vacances, Irénée fait tomber sa crème renversée et reçoit une gifle, etc.
Finalement Monsieur Lanternau, un « monsieur très gentil, qui aime bien rigoler très fort et se faire ami avec tout le monde », décide de s'occuper des enfants. Il leur propose d'abord de les suivre en colonne par un jusque dans la salle à manger… sans succès.
Il propose alors de jouer à colin-maillard, et les petits le désignent pour avoir les yeux bandés. Nicolas et son ami Irénée, les seuls à avoir accepté de participer au jeu, sont interrompus par Blaise qui met Nicolas au défi de le battre aux dames. Ils se rendent pour cela dans le salon.
Malheureusement, le patron de l'hôtel ne veut pas leur prêter le jeu. Monsieur Lanternau les gronde pour être partis de la salle à manger sans prévenir alors qu'il avait les yeux bandés.
Le monsieur leur demande alors s'ils veulent faire un petit bac, un jeu où il faut trouver des mots commençant par la première lettre tirée au hasard. La partie vire au désastre, Fabrice donnant une gifle à Côme pour avoir copié sur lui et Fructueux volant le crayon de Nicolas. Finalement, la bagarre se généralise et Nicolas la trouve « chouette comme une récré ».
Soudain, le patron de l'hôtel et les parents arrivent pour calmer le jeu. Monsieur Lanternau, quant à lui, est parti. On apprendra plus tard par sa femme qu'il est resté tout l'après-midi assis sur la plage, sous la pluie. Toutes ces histoires l'ont déprimé, contrairement à ce qu'il avait prévu…
Premières publications Sud-Ouest Dimanche n° 577 du . Pilote n° 45 du (Il pleut).
L'île des Embruns Pendant leurs vacances à Bains-les-Mers, Nicolas et ses parents participent à diverses activités touristiques. Cette fois-ci, ils ont prévu d'aller visiter l'île des Embruns avec un couple de touristes rencontrés à l'hôtel : Monsieur et Madame Lanternau. D'après une revue éditée par le Syndicat d'Initiative, le Masque de Fer y aurait été emprisonné.
Le papa de Nicolas n'était d'abord pas enthousiasmé de partir avec les Lanternau, car ledit monsieur est un boute-en-train risquant de « gâcher la promenade ». Cependant, ils partent quand même tous ensemble, en bateau. Armés de leurs pique-niques, les vacanciers partent de l'hôtel le matin ; Monsieur Lanternau énerve papa car il est déguisé en capitaine.
La Jeanne, le bateau utilisé pour faire la virée, largue les amarres (ou plutôt, comme le fait remarquer Nicolas, le capitaine fait démarrer le moteur). Monsieur Lanternau remue dans tous les sens, ce qui apeure les parents de Nicolas. Le boute-en-train leur répond qu'il est un vieux marin puisqu'il a un petit voilier dans une bouteille. Il fait ensuite un pari avec le père de Nicolas en vue de savoir qui des deux aura le mal de mer en premier.
Un peu plus tard, Monsieur Lanternau et le papa se racontent des blagues qu'ils ne finissent qu'à l'oreille. Puis, ils se rappellent successivement les repas les plus mémorables qu'ils ont ingurgités au long de leur vie, afin de se dégoûter mutuellement.
Monsieur Lanternau lui demande alors s'il serait capable de manger un sandwich juste avant d'accoster. Répondant par l'affirmative, le père de Nicolas propose au passage un sandwich au capitaine du bateau. En voyant celui-ci, le capitaine tombe malade et se voit obligé de retourner au port le plus vite possible. Du coup, personne n'a pu visiter l'île des Embruns…
Premières publications Sud-Ouest Dimanche n° 579 du . Pilote n° 47 du .
La gym En vacances à Bains-les-Mers, le petit Nicolas suit des cours de gymnastique. Un nouveau professeur ayant fait son apparition, tous les vacanciers se sont empressés d'y inscrire leurs enfants.
Le cours est donné sur la plage par le professeur Hector Duval, et est dispensé aux enfants des hôtels de Beau-Rivage (dans lequel loge Nicolas), de la Mer et de la Plage. Les enfants d'un hôtel détestent bien évidemment ceux de l'autre hôtel.
Le professeur commence à leur montrer ses biceps pour les impressionner, mais le résultat escompté n'est pas au rendez-vous. Il leur demande de se mettre en rang quand Côme met au défi Nicolas de faire des galipettes comme lui. Tous les enfants se mettent alors à faire des galipettes : le professeur les gronde et leur demande de se mettre en rang, puis de lever et baisser les bras à plusieurs reprises.
Pendant cet exercice, un des enfants de l'hôtel de la Mer dit à ceux de Beau-Rivage que leur hôtel est moche. S'ensuit une dispute entre les enfants, à l'issue de laquelle le professeur intervient et propose finalement de faire des jeux. Le premier jeu consiste à courir le plus vite possible jusqu'à un parasol.
Au coup de sifflet, seul Mamert part en courant car les autres enfants contemplent un coquillage que Fabrice a ramassé. Ordonnant de recommencer la course, Monsieur Duval provoque un esclandre puisque Mamert se déclare vainqueur d'office et ne veut pas recommencer ; Mamert part alors de la plage en pleurant.
Le prof menace quiconque ne lui obéira pas de lui donner une fessée. Un enfant de l'hôtel de la Plage conteste puis, quand le professeur demande qui a dit ça, le jeune accuse un enfant de l'hôtel de Nicolas. Après une nouvelle bagarre, le moniteur leur demande de courir vers la mer. Arrivés dans l'eau, les enfants se retournent vers la plage et font la connaissance d'un nouveau professeur de gymnastique : Monsieur Jules Martin…
Premières publications Sud-Ouest Dimanche n° 578 du . Pilote n° 46 du .
Le golf miniature Les deux professeurs de gymnastique de Bains-les-Mers ayant déclaré forfait, les enfants cherchent de nouvelles activités. Aujourd'hui, Nicolas et ses amis de vacances ont décidé de jouer au golf miniature.
L'ennui, c'est qu'il faut obligatoirement une grande personne pour les accompagner. Après avoir refusé une première fois, le papa de Nicolas se dévoue pour les accompagner après que son fils a menacé de prendre un pédalo et de partir très loin.
Arrivés au premier trou, les enfants regardent le papa de Nicolas leur montrer comment tenir le club de golf. Puis, il décide de faire jouer Mamert en premier puisque apparemment c'est le plus sage. Seulement, Mamert tire tellement fort que la balle passe par-dessus la grille pour atterrir dans une auto garée plus loin. Le papa de Nicolas part la récupérer et revient après s'être disputé avec le propriétaire de la voiture.