Jeanne Lucie Sidonie Vaissière, dite Jeanne Perdriel-Vaissière, née le à AjaccioArchives de la Corse-du-Sud, commune d'Ajaccio, acte de naissance , année 1870 (page 7/135) (sans mention marginale de décès), morte le à Paimpol, est une poète et romancière française, connue également sous le nom de plume de Saint-Cygne.
Biographie
Jeunesse (1870 - 1900) Jeanne Vaissière naît le à Ajaccio. D'origine vendéenne par sa mère et languedocienne par son père, elle déménage souvent dans son enfance, suivant les affectations de son père, militaire. La famille s'installe finalement à Antrain-sur-Couesnon où Jeanne Vaissière passe son adolescence.
À la mort de son père, elle s'installe à Rennes avec sa mère. Elle commence à concourir à l'Académie des Jeux floraux de Toulouse, où elle est remarquée en 1890 pour La Druidesse, puis en 1891 pour Ève colorée. La même année, elle épouse Eugène-Marie Perdriel, enseigne de vaisseau. Le couple s'installe à Brest, au 30 rue Jean Jaurès puis au 13 rue Voltaire. Après la naissance de leur premier fils en 1893, la poétesse concourt à nouveau à l'Académie des Jeux floraux, avec trois poèmes : Ce qu'a dit la mère à son premier-né, Idylle d'automne au dix-neuvième siècle et La Source, qui est priméLouis Arnault écrit, dans son compte-rendu des poèmes présentés à l'Académie des Jeux floraux en 1893 : . Toujours en 1893, Perdriel-Vaissière devient membre de la Société académique de Brest, et elle collabore à des revues régionales, notamment L'Hermine. Elle donne naissance à deux autres fils, dont l'un meurt en bas âge.
Succès d'autrice et de salonnière (1900 - 1920)
Les débuts de salonnière Son premier recueil de poèmes, Les Rêves qui passent, paraît en 1899 ; elle y évoque des thèmes qui reviendront souvent dans son œuvre, principalement la solitude des femmes de marins et l'attente du retour, les paysages bretons, et un érotisme discret. Elle écrit aussi des pièces de théâtre, dont La Fleur bleue, jouée au théâtre de Brest en 1901. Un poème, La Couronne de Racine, est récité par Marguerite Moreno au théâtre de la Comédie-Française le . À partir de 1900, Perdriel-Vaissière acquiert une certaine notoriété grâce au salon littéraire qu'elle tient, deux vendredis par mois, dans son appartement de Brest. Il est fréquenté par de nombreux artistes, journalistes et hommes politiques, notamment Victor Segalen, Jules Romains, Théodore Botrel, Saint-Pol-Roux et Anatole Le Braz.
Une poétesse en vue Le début de sa carrière littéraire coïncide avec l' de la . Les poétesses, de plus en plus nombreuses à publier durant la Belle Époque, font alors l'objet d'un intérêt nouveau pour la critique et sont régulièrement récompensées. Stuart Merrill, un des premiers à mettre en avant les travaux de ces poétesses dans un article de La Plume, commente son recueil Le Sourire de Joconde paru en 1902, aux côtés d'autres recueils signés Lucie Delarue-Mardrus, Anna de Noailles, Sybil O'Santry, Renée Vivien et Marie Dauguet. Perdriel-Vaissière fait alors partie des principales représentantes de ce . En 1908, elle reçoit le prix Archon-Despérouses de l'Académie française pour Celles qui attendent.
Par la suite, elle est présentée dans plusieurs anthologies de poésie : Les muses françaises d'Alphonse Séché en 1908, Muses d'aujourd'hui de Jean de Gourmont en 1910, Figures littéraires, écrivains français et étrangers de Lucien Maury en 1911, Les Quinzaines poëtiques de Robert Veyssié en 1912, Poètes d'hier et d'aujourd'hui de Gérard Walch en 1916. Durement touchée par la première guerre mondiale, elle publie en 1918 un recueil de guerre, Complainte des jeunes filles qui ne seront point épousées.
Romancière et régionaliste (1920-1951)
Poursuite de carrière L'intérêt pour les poétesses décroît après la première guerre mondiale, mais Perdriel-Vaissière publient encore de nombreux ouvrages commentés par la presse littéraire, dont des romans sous le pseudonyme de Saint-Cygne. Si Alphonse Séché considère, en 1921, qu'elle , André Fontainas écrit qu'elle . Cependant, le même Fontainas, en 1931, la range parmi . Elle publie notamment Le Bois de buis et Le Toit sur la hauteur en 1923, C'est votre histoire en 1927, Feuillages en 1930, Fumée du soir en 1939 et Mylène au cœur secret en 1948. Au total, elle est l'autrice d'une vingtaine de romans, de 25 contes pour enfant et de plusieurs pièces de théâtre. Parmi ses nombreux ouvrages d'après-guerre, deux sont récompensés par l'Académie française : Le bois de buis reçoit le prix Montyon en 1924, et Feuillages le prix Jules-Davaine en 1931.
Vaissière et la Bretagne Dans les années 1920-1930, la Bretagne devient , et Perdriel-Vaissière en est une figure importante, notamment grâce à son salon tenu jusqu'en 1920, qui la rapproche d'écrivains régionalistes comme Anatole Le Braz, Théodore Botrel et Saint-Pol-Roux. Entre 1937 et 1939, elle échange avec Marie Le Franc, vice-présidente de l'Académie de Bretagne que Perdriel-Vaissière a contribué à fonder. Elle évoque souvent la Bretagne dans ses poèmes, et cherche à promouvoir la culture et la littérature bretonnes : elle participe à la Fédération régionaliste de Bretagne fondée en 1911 et est sensible à l'esthétique du mouvement artistique Seiz Breur. Un de ses fils, Jean Perdriel-Vaissière, devenu avocat à Rennes, est lui aussi un défenseur de la culture bretonneOn doit à son fils quelques articles régionalistes, notamment : ..
Elle visite l'Italie en 1925, la Tunisie en 1933 et la Pologne en 1934. Installée à Guichen dans les années 1930, puis à Paimpol chez un de ses fils et sa belle-fille, elle y meurt le .
Distinctions
Prix Archon-Despérouses, 1908, pour Celles qui attendent, . Prix de poésie de la Société des poètes français, 1912, pour le poème Il est de par le monde une enfant. Prix Montyon, 1924, pour Le bois de buis, . Prix Jules-Davaine, 1931, pour Feuillages, .
Œuvres
Les Rêves qui passent. Alphonse Lemerre, 1899 Le Sourire de Joconde. Librairie de la Plume, 1902 Celles qui attendent. Sansot et Cie, 1907 - Prix Archon-Despérouses 1908 de l'Académie françaisePoëtes français ; première anthologie de la Renaissance contemporaine Vigile de Noël Mystère en 1 tableau pour le . 1917 Rupert Brooke's Death and Burial, based on the log of the French hospital ship Duguay-Trouin, tr. en américain par Vincent O'Sullivan, avec des eaux-fortes, New Haven, W. A. Bradley at the Yale University Press, 1917 La Complainte des jeunes filles qui ne seront pas épousées, suivie de quelques autres poèmes. Les Éditions françaises, 1918 Le Bois de buis. Bloud et Gay, 1923 - Prix Montyon 1924 de l’Académie française Le Toit sur la hauteur, poèmes. R. Chiberre , 1923Vendée, extrait C'est votre histoire . Coll. La Liseuse, Ed. Plon, Paris 1927 Suis-moi. 1928 Trois Poètes bretons. 1929 Feuillages, recueil de poèmes, suivis de Italia bella, roman. A. Messein , 1930 - Prix Jules-Davaine 1931 de l’Académie française Fumée du soir. Marsyas (Aigues-Vives -Gard-), 1939 Sous les lilas Bluette en un acte et en vers Lire en ligne Histoire d'Afrique nouvelle, suivie de À mon premier-né poème Lire en ligne
sous le pseudonyme de Saint-Cygne
Les brebis errantes, Éditions Gautier-Languereau, 1925 (prépublication : Les Veillées des chaumières, 48è année du du 27 décembre 1924 au du 28 mars 1925) Cordélia, Collection « Les bons romans », Éditions Flammarion, 1927; rééditions : 1929, 1933 Le flirt et le cœur, Collection « Les bons romans », Éditions Flammarion, 1929 Cœur promis, Collection « Les bons romans », Éditions Flammarion, 1929 Deux amours, Collection « Les bons romans », Éditions Flammarion, 1929 Un défi à l'amour, Collection « Bibliothèque du "Petit écho de la mode" », 1932; réédition : Collection « Les bons romans », Éditions Flammarion Mylène au cœur secret, Collection « Les Jours heureux », , Éditions du Portulan, 1948
Notes et références
Notes
Références
Bibliographie
Documents sur Jeanne Perdriel-Vaissière
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Mentions dans des anthologies
Critiques de ses œuvres Articles classés par ordre de parution.
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Autres
Articles connexes
Marguerite Burnat-Provins Marie Dauguet Renée Vivien Jeanne Mette Isabelle Crombez
Liens externes
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