Pietermaritzburg est une ville d'Afrique du Sud, capitale de la province du KwaZulu-Natal. Elle est familièrement appelée tout simplement « Maritzburg » ou encore sous ses initiales de PMB.
Géographie Situation
Transports
Chemin de fer La gare de Pietermaritzburg est desservie par des trains longue distance sur les lignes Durban-Johannesburg et Durban-Cape Town de Shosholoza Meyl.
Lignes de bus La municipalité de Pietermaritzburg exploitait historiquement un service de tramway, qui a été fermé dans les années 1940, et un service de bus, qui a été fermé dans les années 1980.
De nos jours, des services de bus quotidiens réguliers relient Pietermaritzburg à d’autres grandes villes d’Afrique du Sud. La gare routière est située sur Burger Street, en face du McDonalds Centre, et dessert les principales compagnies de bus. Greyhound et Intercape sont les plus fiables et ils effectuent plusieurs allers-retours de Durban à Johannesburg tous les jours, où Pietermaritzburg est l’avant-dernier arrêt avant Durban.
Liaison aérienne La ville est desservie par l’aéroport de Pietermaritzburg, qui propose des services réguliers vers l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg.
Routes Pietermaritzburg se trouve sur l’autoroute N3, la route principale entre la ville portuaire de Durban, à environ (56 mi), et l’agglomération Pretoria-Johannesburg-Witwatersrand.
La R33 relie Pietermaritzburg à Lephalale via Greytown, Paulpietersburg, Carolina, Belfast et Vaalwater au nord-est, tandis que la R56 relie Pietermaritzburg au Cap via Ixopo, Kokstad, Dordrecht, Molteno, Middelburg, puis la N10 jusqu’à Hanovre, puis la N1 via Beaufort, et Mthatha, East London, Port Elizabeth, George et Mossel Bay via la N2 au sud-ouest. La route R56 est cosignée avec l’autoroute N2 à Stafford’s Post.
Taxis Pietermaritzburg dispose de deux types de services de taxi: les taxis avec compteur et les taxis minibus. Contrairement à de nombreuses villes, les taxis avec compteur ne sont pas autorisés à circuler dans la ville pour solliciter des tarifs et doivent plutôt être appelés et commandés à un endroit spécifique. Un certain nombre d’entreprises desservent Pietermaritzburg et ses environs. Ces taxis peuvent également être appelés pour les transferts aéroport, les ramassages point à point et les navettes.
Les taxis minibus sont le mode de transport standard pour la majorité de la population qui n’a pas les moyens d’acheter des véhicules privés.
Transport public rapide intégré (IRPT) Un système de transport en commun rapide par bus est en cours de développement à Pietermaritzburg.
La phase initiale verrait le développement d’un corridor ouest-est d’Edendale à Northdale. La route du BHNS traversera le CBD le long de Church Street.
Histoire Fondation de Pietermaritzburg vignette|Church Street à la fin du .
Au temps de l'Empire zoulou, le site de la future ville de Pietermaritzburg était appelé uMgungundlovu (« place des éléphants »).
La ville est fondée en 1838 sous l'appellation Pieter Mauritz Burg par les Voortrekkers, à la suite de la bataille de Blood River et rend hommage à Piet Retief, un chef boer tué peu de temps auparavant par les Zoulous ainsi qu'à Gert Maritz. L'appellation actuelle date de .
La capitale de la république boer de Natalia
Elle fut la capitale de l'éphémère république boer de Natalia, avant de devenir celle du Natal après l'annexion de cette colonie en 1843 par les Britanniques.
La capitale du Natal puis du KwaZulu-Natal Le Royaume-Uni fit de Pietermaritzburg le siège de son administration dans la colonie du Natal.
Fort Napier fut alors construit pour abriter une garnison.
En 1846, le Natal Witness, premier journal de la colonie, fut publié.
En 1872, un jardin botanique de fut aménagé.
Le prince impérial
En 1879, le jeune prince impérial, Louis-Napoléon, fils de Napoléon III, officier de l'armée britannique est stationné à Pietermaritzburg. Il vient ainsi remercier l'hospitalité de la reine Victoria en venant combattre les zoulous au sein de l'armée britannique. Il est tué par les zoulous au cours d'une reconnaissance après une résistance héroïque mais vaine.
L'impératrice Eugénie de Montijo viendra se recueillir sur les lieux du décès de son fils quelques mois plus tard.
Gandhi C'est à Pietermaritzburg que le futur Mahatma Gandhi, alors avocat indien, est expulsé du train dans lequel il voyageait parce qu'il n'était pas blanc et qu'il voyageait en première classe. Aujourd'hui, une statue en bronze de Gandhi trône sur Church Street au centre-ville.
Une capitale provinciale 200px|vignette|Le parlement du KwaZulu-Natal à Pietermarizburg. vignette|200px|L'université du KwaZulu-Natal. 200px|vignette|L'église du vœu (1841). 200px|vignette|La maison restaurée et reconstituée d'Andries Pretorius (1843). 200px|vignette|Le musée Voortrekker. vignette|200px|Une maison victorienne(Comrades Marathon House).
En 1893, le Natal forme son premier gouvernement. Un parlement est construit près de l'hôtel de ville.
En 1901, des camps de concentration regroupant des enfants et des femmes boers furent aménagés dans la région.
De à , un camp d'internement pour civils allemands et austro-hongrois abrita une moyenne de à Fort Napier.
Au cours du , Pietermaritzburg gardera son statut de capitale administrative du Natal bien qu'éclipsée par le grand port économique de Durban situé à au sud.
En 1994, elle doit partager son statut de capitale de la nouvelle province du Kwazulu-Natal avec Ulundi, l'ancienne capitale du bantoustan du Zoulouland.
Pietermaritzburg devient ainsi le siège du parlement alors qu'Ulundi est le siège du gouvernement et de l'administration centrale mais les infrastructures de la ville zouloue se révélèrent rapidement insuffisantes pour assumer une telle charge.
En 2004, le choix de Pietermaritzburg comme capitale unique du KwaZulu-Natal est imposé par le nouveau gouvernement ANC de la province.
Démographie La ville compte et fait partie de la nouvelle municipalité de Msunduzi qui compte (75 % noirs).
Selon le magazine CEOWORLD , elle est considérée comme l'une des villes les moins sûres au monde.
Politique Des élections générales sud-africaines de 1910 à celles de 1989, l'arrondissement de Pietermaritzburg est constitué de deux circonscriptions parlementaires, Pietermaritzburg Nord (reconfiguré et appelé Pietermaritzburg City de 1938 à 1970) et Pietermaritzburg Sud (re-délimité au sein d'un district de Pietermaritzburg jusqu'en 1970). En 1974, la délimitation des circonscriptions revient aux divisions nord et sud.Durant cette période, la franchise électorale accordée, lors de la fondation de l'Union de l'Afrique du Sud, aux hommes blancs a été étendue aux femmes blanches en 1931.
À Pietermaritzburg, l'électorat est très nettement dominé par les anglophones. De 1915 à 1929, ceux-ci se tournent d'abord vers les candidats loyalistes envers l'empire britannique ou vers le parti travailliste (également loyaliste). Lors des élections générales sud-africaines de 1920, le candidat travailliste remporte la circonscription de Pietermaritzburg-nord qu'il perd ensuite en 1929 à cause de la scission interne survenu au sein du parti au niveau nationalJohn Laband et Robert Haswell, [http://www.pmbhistory.co.za/index.php?showcontent&global[_id]=137 Pietermaritzburg 1838-1988: a new portrait of an African city], Pietermaritzburg: University of Natal Press and Shuter & Shooter, 1988, pp 198-200.
Au début des années 1930, la Grande Dépression et le Statut de Westminster accordé à l'Union sud-africaine divisent l'électorat loyaliste entre les impérialistes et les unionistes. De 1933 à 1948, le parti du Dominion et le parti uni constituent les deux principales forces politique à se disputer les circonscriptions de Pietermaritzburg. La Seconde Guerre mondiale rapproche les deux formations qui finissent par s'allier et s'unir, permettant aux électeurs des 2 circonscriptions de Pietermaritzburg de resserrer leurs suffrages sur les candidats du parti uni, lors des élections générales sud-africaines de 1948, pour faire face aux candidats républicains et pro-apartheid du parti national.
Durant les 20 années qui suivent, les deux circonscriptions de Pietermaritzburg sont des bastions du parti uni, parfois mêmes incontestées par le parti national (1961). Lors du référendum sur la République en 1961, les électeurs de Pietermaritzburg votent non à une écrasante majorité (à 92 % dans la circonscription de Pietermaritzburg city et à 94,9 % dans celle du district) alors que le pays vote oui.
Mais lors des élections générales sud-africaines de 1974, l'éclatement de l'opposition entre progressistes et réformistes redistribue les cartes électorales. L’émergence du parti progressiste sur la gauche et la vitalité du parti national sur la droite prennent en tenaille les candidats du parti uni qui perdent des suffrages d'élections en élections. L'électorat devient moins loyaliste, plus conservateur et plus afrikaner, sans remettre en cause toutefois la domination des anglo-sud-africains.
En 1977, Danie Schutte, le candidat du parti national remporte la circonscription de Pietermaritzburg nord tandis que Mike Tarr, le candidat du Parti progressiste fédéral (PFP) s'impose dans Pietermaritzburg-sud. Mais après un mandat, lors des élections générales de 1981, Schutte est battu par Graham McIntosh (PFP). Le succès des fédéraux progressistes est aussi de courte durée car McIntosh et Mike Tarr sont, à leur tour, tous deux battus par les candidats du parti national (dont Danie Schutte) lors des élections suivantes de 1987Minister en 2 Adjunkte verslaan, Die Burger, 7 mai 1987. Pour la première fois depuis 1948, Pietermaritzburg se retrouvait au diapason avec le reste de l'Afrique du Sud blanche même si les deux circonscriptions majoritairement anglophones ont toujours rejeté le nationalisme afrikaner et que la victoire du parti national en 1987 est celle d'un nationalisme tempéré et réformiste, proche des positions du parti uni des années 1930. Un an plus tard, lors des élections municipales de 1988, le parti national fait d'ailleurs coup double en remportant la villeBotha Party Leads in Municipal Election, New York Times, 27 octobre 1988.
Néanmoins, lors des élections générales sud-africaines de 1989, Robert Haswell reprend la circonscription de Pietermariztburg-sud pour le parti démocratique (DP) tandis que Mike Tarr, lui aussi pour le DP, s'impose dans la circonscription nord face à Danie Schutte.
Haswell rallie le congrès national africain (ANC) en 1992 devenant l'un des 5 premiers parlementaires de l'ANC. En 1995, il est le premier maire ANC de Pietermariztburg et est, jusqu'en 2010, gestionnaire de la municipalité de Msunduzi dans laquelle est intégrée Pietermarizburg depuis 2000. De son côté, Mike Tarr rallie d'abord l'Inkatha Freedom Party en 1993 puis l'ANC en 2002 avant d'être le maire de Msunduzi en 2010 et 2011 (son père, Ashton Tarr, fut aussi maire de Pietermaritzburg en 1975).
Si la ville historique est plutôt tournée vers l'alliance démocratique, le district municipal est dominé actuellement par l'ANC.
Administration locale La ville est gérée par la municipalité de Msunduzi, constituée en 2000 et dont elle est le siège.
Liste des maires de Pietermaritzburg jusqu'en 2000