Jean Moulin est un téléfilm historique en deux parties réalisé en 2002 par Yves Boisset. Il retrace les trois dernières années de la vie de Jean Moulin, préfet d'Eure-et-Loir et unificateur de la Résistance.
Synopsis En , à Chartres, dans la débâcle générale, le préfet Jean Moulin s’efforce de rassurer et d’organiser les populations dont il a la charge. Lorsque les Allemands lui demandent de signer une déclaration accusant les Sénégalais de l’armée française d’avoir brutalisé des civils, il refuse. Il est torturé, jeté en prison. Craignant de ne pouvoir résister davantage et de perdre toute dignité, il se tranche la gorge… Sauvé, soigné, il reprend son poste avant d’être finalement renvoyé par l’administration pétainiste. Il gagne alors Paris et prend contact avec les mouvements de résistance.
En , Jean Moulin est parachuté en France. Il est devenu le représentant personnel du général de Gaulle, chargé d’unifier les mouvements de Résistance. Il s’organise une vie double : à Eygalières, préfet en disponibilité vivant dans la maison familiale ; chef clandestin partout ailleurs. A Marseille, puis à Lyon et à Paris, il retrouve les chefs de la Résistance intérieure. Il s’impose à eux pour une raison majeure : lui seul peut fournir aux mouvements les armes et l’argent dont ils ont besoin.
Les conflits apparaissent rapidement : on lui reproche de sacrifier l’identité des mouvements à la toute-puissance du général de Gaulle ; de forcer le jeu démocratique en rétablissant les anciens partis politiques dans leurs rôles de naguère ; de se comporter comme un préfet centralisateur. Là n’est pas l’opinion de Vichy qui le convoque pour lui proposer… d’être réintégré ! Il refuse, bien entendu. Les mois passant, Jean Moulin, devenu Rex puis Max, s’enfonce dans la clandestinité. Cela ne l’empêche pas de faire la cour à de jolies demoiselles. Il adopte une activité de couverture qui lui permet de renouer avec sa vieille passion : la peinture.
Mais le filet se referme sur lui, Klaus Barbie et les siens sont à l’œuvre. Les Allemands sont aidés dans leur tâche par d’anciens cagoulards français qui trahissent. Au sein de la Résistance, les conflits gagnent en violence. Les arrestations se succèdent. Les amis de Jean Moulin tombent les uns après les autres ; il poursuit sa tâche, allant vers son tragique destin.
épisode Jean Moulin, connu pour avoir été membre du gouvernement du front populaire, respecte sa charge de préfet et se met à disposition de l'occupant allemand en . Refusant de contre-signer l'accusation faite aux Sénégalais d'avoir brutalisé des civils, il est emprisonné et torturé. Il rate un suicide pour ne pas craquer et fuit à Paris où il réactive ses anciens réseaux.
épisode Après avoir rejoint les Forces françaises libres à Londres où il est devenu le représentant personnel du général De Gaulle, il est chargé d'unifier les mouvements de résistance et est parachuté en France. Sous la couverture de préfet en disponibilité, il voyage à Marseille, Lyon et Paris où il rencontre les différents chefs de la Résistance intérieure.
Fiche technique Titre : Jean Moulin Réalisation : Yves Boisset Production : Florence Dormoy, Joëy Faré, Jean Labib Sociétés de production : France 2, Arte France, Scarlett Production Pays de production : Scénario : Dan Franck Images : Yves Dahan Décors : Frédéric Duru Montage : Laurence Leininger Musique : Angélique Nachon, Jean-Claude Nachon Costumes : Catherine Gorne-Achdjian Casting : Paula Chevallet Maquillage/Coiffure : Jean-Charles Bachelier, Fabienne Bressan, Sophie Landry Son : Éric Bonnard, Aurore Camp, Pascal Chauvin, Steve Cook, François Domerc, Éric Grattepain Effets spéciaux : Gilbert Pieri Genre : historique, biopic, dramatique Durée : 2x90 minutes Date de diffusion : France : et sur France 2 Allemagne : Date de dernière diffusion : sur Paris première
Distribution
Charles Berling : Jean Moulin Elsa Zylberstein : Antoinette Christophe Malavoy : commandant Henri Manhès Émilie Dequenne : Lili Christine Boisson : Gilberte Bernard-Pierre Donnadieu : « Charvet » Henri Frenay Jérémie Renier : « Didot » René Hardy Brigitte Catillon : Laure Moulin Thierry Frémont : Legret Hanns Zischler : major von Gutlingen Pierre-Loup Rajot : « Barrès » Pierre de Bénouville Daniel Martin : « Durieux » Bobby Moog Philippe Morier-Genoud : Violette Anny Romand : « Victoria » Berty Albrecht Richard Sammel : Klaus Barbie François Négret : « Lunel » Jean Multon Philippe Dormoy : « Thomas » Henri Aubry Philippe Magnan : « Vidal » Général Delestraint Mathieu Simonet : « Hervé » Joseph Monjaret Benoît Ferreux : « Sif » Raymond Fassin Nicolas Lartigue : André Lassagne Pierre-Louis Lanier : Meunier Flannan Obé : « Alain » Daniel Cordier Monique Couturier : Moulin Mado Maurin : Philippe Agnès Château : Labonne Edgar Givry : Pierre Cot Jean-Pierre Bagot : l'imprimeur Henri Poirier : Marx Dormoy Samuel Tasinaje : Lenoir Bertrand Milliot : Vallet Jacques Dynam : M. Jules Alain Rimoux : le sous-préfet Philippe Bruneau : Hilaire Julie Dreyfus : Lydie Bastien Jean Labib : l'orateur Danièle Gain : la sous-maîtresse Yves Boisset : Walter Marco Cherqui : le provocateur Victor Wagner : le juge Tanon Emmanuel Genvrin : Boris Vildé Jean-Michel Lahmi : Maurice Richard Martin : Léonard Françoise Pavy : Raisin Francis Van Litsenborgh : le fonctionnaire Fabrice Bagni : le docteur Foubert Yoann Sover : Pierre Jacques Faugeron : Bernard (Emmanuel d'Astier de la Vigerie) Arnaud Xainte : le maître d'hôtel Mathieu Bisson : l'employé de la réception Fabienne Roux : une prostituée Alexandra Genoves : une prostituée Juliette Delègue : Thérèse Till Bahlmann : un officier allemand Andreas Simma : un officier allemand Barnaby Apps : l'instructeur anglais Nathalie Boileau : Marthe Tania Sourseva : la mère supérieure Julien Bukowski : un policier Adriana Santini : Mireille Franck Adrien : un policier du funiculaire Julien Drach : l'opérateur Gerard Cherqui : l'employé de l'hôtel Édouard Baer : un motard lors de la débâcle (non crédité) Eric Moreau : un résistant (non crédité) Yann Babilée : Poclain Nicolas Dugoujon : soldat allemand MP40 (non crédité)
Autour du film Tournage Ce téléfilm a été tourné à Chartres (dont la place de la Cathédrale et la place Jean Moulin), à Paris 6ème et 18ème, à Marseille, Lyon, Cormeilles-en-Parisis et Epiais-Rhus
Récompenses Grand Prix du meilleur scénario de télévision, Fipa 2002
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