Audi 100 été le nom de quatre générations d'automobiles du segment H. Ce modèle a été créé dans le but, pour Audi, de pouvoir s'imposer à terme sur le marché des véhicules « haut de gamme ».

Audi 100 C1

gauche|vignette|Audi 100 GL (1971-1973) Le nom de la voiture est issu de la puissance de son moteur (environ ), comme cela est de coutume à l'époque depuis le renouveau de la marque et l'apparition de l'Audi 60

En plus de la berline, une version coupé fut commercialisée sous le nom d'Audi coupé 100S, équipé d'un moteur quatre cylindres développant grâce à ses deux carburateurs, puis en simplifiant le montage à un seul carburateur.

Le design particulier de l'arrière de l'Audi A7 est inspiré de l'arrière de ce coupé.

L'Audi 100 C1 (type F104 ou comme Coupé F105) est une voiture de la classe moyenne supérieure d'Auto Union GmbH (à partir de 1969: Audi NSU Auto Union AG). C’est une traction avant équipée d’un moteur à quatre cylindres en ligne installé longitudinalement.

Elle a été construite à partir d' comme une berline à quatre portes, la version à deux portes a suivi en . La production de l'Audi 100 Coupé S, lancée en , a commencé en .

Alors que l'Audi 100 C1 a été remplacée en Europe à l'été 1976 par le successeur Audi 100 C2 (type 43), la production pour le marché nord-américain s'est poursuivie jusqu'en . Au total, 827 474 véhicules ont été construits .

Audi 100 LS deux portes (1969-1971) centré|vignette|290x290px|Audi 100 Coupé S (1970-1973) centré|vignette|Détail design arrière Audi 100 Coupé S L'histoire de la création de cette voiture est considérée comme assez inhabituelle. En substance, les responsables de Volkswagen à Wolfsburg pensaient qu'avec l’acquisition de la filiale Auto Union (DKW, puis Audi) appartenant à Daimler-Benz, qui risquait de faire faillite au milieu des années 1960, ils avaient acquis une usine d'assemblage supplémentaire à Ingolstadt pour la VW Type 1 (la « Coccinelle ») qui connaissait encore un succès certain. Les capacités disponibles de l’usine d’Ingolstadt furent donc utilisées pour l'assemblage de la VW Type 1. La DKW F102 dont les ventes s’essoufflaient a été modifiée et équipée d'un moteur à quatre temps. Avec cette voiture, connue en interne sous le nom d '"Audi F103", la marque Auto Union Audi a été nouvellement créée pour remplacer DKW. DKW produisant de petites voitures populaires, cette marque faisait doublon avec Volkswagen, qui décida de lui donner le nom de la défunte Audi et de lui affecter la production de voitures de milieu et haut de gamme. Ainsi, le logo aux quatre cercles d'Auto-Union fut maintenu, passant de la calandre des DKW à celle des Audi

Ludwig Kraus, qui a travaillé chez Daimler-Benz jusqu'en 1963, ne croyait pas à l'avenir de la VW Type 1e et a développé un nouveau modèle sous le nom chez Auto Union à l'insu du conseil de direction de VW et en grande partie après ses heures de travail. Seule la voiture une fois finie a été présentée à Nordhoff. Pour l'Audi 100, pour la première fois dans la production d'un véhicule de série, la carrosserie a été développée avec l’aide d’un ordinateur en utilisant la méthode des éléments finis. L’idée était de produire une série unique de , mais la demande a finalement été si grande que ont été produits au total.

Le développement secret de ce modèle a finalement été la raison pour laquelle Audi a été conservée en tant que marque indépendante. Le succès commercial des Audi considérées plus modernes ont sauvé Volkswagenwerk AG, qui connaissait alors une baisse des ventes au début des années 1970.

C’est donc la base technique de la nouvelle filiale Audi NSU qui a permis à Volkswagen une transition rapide du moteur arrière refroidi par air vers une plateforme technique plus moderne avec moteurs avant refroidis par eau et traction avant.

Initialement, toutes les voitures étaient équipées de moteurs à quatre cylindres de de cylindrée. Ils étaient basés sur le «moteur moyenne pression» de l'Audi F103 que Mercedes avait développé, une construction conventionnelle avec un arbre à cames latéral qui fonctionnait de manière fiable et économique mais qui était également « rugueux ». En 1974, Audi a remplacé le moteur de par un moteur de avec un arbre à cames en tête.

En 1971, la production de l'Audi 100 a été transférée dans l'ancienne usine NSU de Neckarsulm.

En 1973, Audi en collaboration avec Porsche a développé deux prototypes basés sur l'Audi 100 Coupé S. Le premier a été nommé "V3". Il était équipé d'un moteur V8 prototype de la 928 d'une puissance de ainsi que du train de roulement à roues arrière motrices de la 928. Elle avait de larges ailes évasées pour s'adapter au train de roulement plus large. La "V4" était une autre 100 Coupé S dont la carrosserie totale était élargie de pour s'adapter au train de roulement et à la voie plus large de la 928..

Motorisations L'Audi 100 était disponible en trois motorisations , avant de recevoir le du coupé en version . Cette dernière, baptisée « 100 GL », reprenait la calandre à quatre phares du coupé et possédait un équipement plus riche.

Modèle Cylindrée Puissance 100 100 S 100 LS 100 GL/100 Coupé

Audi 100 C2

L'Audi 100 C2 a été dessinée par Claus Luthe.

Phase 1 1976-1979

Pour donner suite à ses ambitions d'évolution, Audi sort en 1976 l'Audi 100 C2, qui aura notamment pour vocation d'aller concurrencer Mercedes et BMW sur ses plus gros segments, c'est-à-dire la Mercedes-Benz W123 et la BMW Série 5 E12.

D'abord disponible en version berline quatre-portes à partir d', Audi sort en une version équipée d'un hayon (appelée « Avant ») qui ne désigne alors pas encore un break.

La même année, Audi introduit une version deux-portes. Cette dernière ne portera pas la dénomination « Coupé », a contrario de l'Audi 100 C1, mais sera néanmoins disponible dans cette rare variante, aussi appelée « Coach ».

En plus du quatre cylindres de (), Audi présente son nouveau moteur cinq cylindres à carburateur de (), le 5S. Cette génération est la première voiture de série à être équipée d'un moteur à cinq-cylindres en ligne à essence (la paternité du cinq cylindres Diesel dans une automobile revient à Mercedes-Benz).

Une version Diesel de ce moteur est également commercialisée, un deux litres développant , 5D.

Phase 2 1979-1982

En , l'Audi 100 subit un lifting qui se traduira par des feux avant agrandis avec feux clignotants blancs, des feux arrière élargis et un aménagement intérieur révisé.

Durant l'été 1981, la version CS est dévoilée, elle se démarquera par l'apparition d'un spoiler, de jantes en alliage, une boite avec une dite « Économique » (rapport long) et un nouveau 1,9 litre à cinq cylindres (5S) à carburateur (115 ch).

En Italie, le 1.9 (5S) a également été disponible sur les Audi 100 CD, ce afin de contourner la taxe de luxe locale pour les véhicules de plus de 2,0 litres. Le moteur Diesel turbocompressé est également disponible (87 ch).

Audi 200 La fin de l'année 1979 marque également l'arrivée de sa luxueuse variante : l'Audi 200 (5000 aux Etats-Unis en raison de son nombre de cylindres). Cette dernière marquera la première incursion d'Audi dans le segment « haut de gamme ». L'Audi 200 reprend la base de l'Audi 100 CD en incluant par ailleurs deux nouveaux moteurs : un 100 kW (136 ch) injection (5E) et une version turbo injection de 125 kW (170 ch) appelée 5T. La version intérieure est un peu plus luxueuse que l'Audi 100 CD, avec un ciel de toit qui a le même revêtement que les sièges et garnitures de portières, et un accoudoir central avant. De plus, la calandre adopte 4 phares rectangulaires ainsi qu'un remodelage des pare-chocs. Culture populaire

Une Audi 200 apparaît dans E.T conduite par la mère d'Elliott ainsi que dans Magnum, c'est la voiture de Robin Masters.

Audi 100 C3

Historique Elle a remporté le trophée européen de la voiture de l'année en 1983, en partie grâce à son aérodynamique poussée.

Phase 1 1982 - 1988 1982 En octobre 1982, Audi présente la nouvelle Audi 100 (également appelée C3 ou Type 44) au Salon de l'automobile de Francfort où elle rencontrera un succès médiatique. En effet, cette dernière marquera un nouveau tournant dans sa gamme puisqu'elle renoue avec de nombreux éléments propres aux C1 et aux C2 (aérodynamique modifiée, segment de marché plus élevé, conception avant-gardiste, introduction du Quattro, etc.). En outre, avec la 100, Audi se lance définitivement à l'attaque de ses principaux concurrents de l'époque, que sont notamment BMW et Mercedes-Benz.

1983 marque le réel lancement de l'Audi 100 Type 44. En effet, à cette date, la 100 était disponible : Sous cinq motorisations, 3 essence : / (Carb.), / (Carb.) et / (Inj.) ; et deux Diesel : / et / (turbo diesel) Le break dénommé "Avant" fait son apparition. Aux formes controversées pour un break de l'époque, il emportera également sa part de succès dans l’avènement de la 100 sur le marché. La 100 est déclinée sous une nouvelle déclinaison luxueuse, l'Audi 200 (présentation plus flatteuse et moteur cinq cylindres turbocompressé)

1984 Le moteur 1.8 75 ch, jugé « trop juste », disparaît du catalogue (mais reste disponible sur commande spéciale) pour laisser place au 1.8 90 ch plus adapté au gabarit de la voiture. À noter que le 1.8 75 ch n'a jamais été proposé sur les versions Avant.

1985 Deux nouveaux moteurs sont présentés : / (injection) et / (inj.). Ces moteurs reçoivent la coupure d'alimentation en décélération.

Apparaît également pour ce millésime la 100 CS quattro, équipée de la transmission intégrale qui commence à faire les beaux jours d'Audi. Elle n'est disponible qu'avec le moteur de développant .

Toutes les carrosseries des Audi 100 sont désormais galvanisées de série.

1986 Pour le millésime 86 apparait la première série spéciale de l'Audi 100 C3 : la finition Ascott. Elle reprend la finition CC et y ajoute les anti-brouillards avant, un enjoliveur plastique entre les feux arrière, une sellerie « Prince de Galles ». Elle est d'abord proposée avec le 1,8 litre quatre cylindres de 90 ch avant d'être proposée avec le 2,0 litres cinq cylindres de 115 ch l'année suivante.

Phase 2 1988 - 1991 1988 En , l'Audi 100 subit une importante cure de rajeunissement : extérieurement, elle adopte les poignées de porte intégrées inaugurées par l'Audi 80 type 89. L'intérieur est revu, le tableau de bord est arrondi, les compteurs sont inspirés des gammes Porsche (dont Audi produit les 924 et 944 dans la même usine de Neckarsulm), la malle est modifiée sur les berlines, ainsi que d'autres améliorations mineures.

Les niveaux de finition CC, CS et CD disparaissent pour ne laisser que le sigle de la motorisation sur la malle arrière (en essence, 2.0E et 2.2E, la version de base en quatre cylindres 1,8 l étant simplement nommée « Audi 100 »).

Au total, plus de 20 options différentes étaient disponibles, du 2,4 L Diesel (82 ch) au 2,2 L Turbo (165 ch).

1989 Pour le millésime 1989, le moteur laisse place en France au catalysé de (augmentation de l'alésage pour compenser la perte de puissance due au catalyseur).

Côté sécurité, on note l'apparition du système de sécurité Procon-Ten (qui tend les ceintures et rétracte le volant dans le tableau de bord en cas de choc frontal) ainsi que d'un airbag conducteur maintenant disponible en option.

Par ailleurs, une série spéciale Sport est au catalogue. Les motorisations , turbo, TDI sont disponibles en quattro et Avant. Les options de cette série comprennent des ailes élargies, cinq jantes Ronal Aero en 7,5x15" ET35 chaussées en 215/60, le toit ouvrant, le volant et pommeau de levier de vitesse en cuir, la sellerie sport rayée (badgée "quattro" sur les versions à transmission intégrale), les manomètres additionnels au bloc compteur, ou encore, la suspension abaissée (ressorts plus courts)…

Conception Design et aérodynamique