Olivier Jornot, né le à Genève, est un avocat et une personnalité politique suisse, procureur général du canton de Genève depuis le .
Biographie Études et débuts professionnels
Après une maturité classique, il a obtenu une licence ès lettres et une licence en droit de l'université de Genève, puis un brevet d'avocat. Il a ensuite exercé la profession d'avocat pendant une quinzaine d'années.
Carrière politique Après avoir commencé sa carrière politique au sein du parti VigilancePar exemple, le site d'Eric BertinatArticle de GHI pour lequel il est attaché de presse et responsable de la section de Vernier, il rejoint le Parti libéral genevois dont il assure la présidence de 2002 à 2006.
Élu conseiller municipal de la commune de Veyrier de 1995 à 2002, il accède ensuite au Grand Conseil du canton de Genève le .
Le , il échoue dans la lutte pour l'investiture de son parti pour l'élection au Conseil d'État, devancé au par Mark Muller et Isabel Rochat.
Il a le grade de colonel d'état-major général dans la réserve de l'armée suisseJornot, le député qui fait peur aux magistrats, par Fedele Mendicino, 16.12.2011.
Procureur général de Genève Le , il est élu par le Grand Conseil genevois au poste de procureur général de Genève, à la suite de la démission de Daniel Zappelli. Choisi pour terminer le mandat de ce dernier, il entre en fonction le suivant pour deux ans«Olivier Jornot est le nouveau procureur général du canton de Genève» La Tribune de Genève, décembre 2011.
Lors des élections du pouvoir judiciaire le , il est confirmé dans ses fonctions par les électeurs genevois contre Pierre Bayenethttps://www.tdg.ch/election-au-poste-de-procureur-general-pierre-bayenet-sort-du-bois-213179312322.
Le , lors du dépôt des candidatures, aucun candidat ne se présente face à lui, il est donc réélu tacitement dans ses fonctions..
En 2020, il est candidat au poste de procureur général de la Confédération mais sa candidature est rejetée par la Commission judiciaire du parlement.
Il est réélu de justesse au premier tour procureur général de Genève en 2026, par 50,33 % des voix contre 43,76 % à Pierre Bayenet.
Une carrière chahutée A sa nomination, la presse relève qu'une condamnation pour voie de fait figure dans son casier judiciaire depuis 2004.
En 2013, il est dans l’incarcération abusive et l’hospitalisation sans consentement du colonel Mohamed El Ghanem..
En 2016, sa relation de couple avec la procureure Rita Sethi-Karam provoque un conflit d’intérêthttps://www.letemps.ch/suisse/geneve/vie-couple-dolivier-jornot-entraine-une-double-recusation. Le Conseil supérieur de la magistrature est alors saisi, Olivier Jornot étant visé par une plainte et deux enquêtes disciplinaires. En effet, il possédait un bien immobilier avec sa compagne ce qui contrevient à la Loi sur l’organisation judiciairehttps://www.24heures.ch/un-procureur-general-sous-haute-surveillance-531796345135. En 2017, le Conseil supérieur de la magistrature est informé que cette relation a pris finhttps://www.tdg.ch/une-rupture-qui-clot-le-dossier-jornot-641186201161.
La deuxième enquête administrative menée à son encontre, qui ne donnera lieu à aucune sanction, concernait un comportement problématique avec une collègue lors d'une soirée en discothèque. Il sera rappelé à l'ordre par le Conseil supérieur de la magistrature.
Suite à son arrestation pour violation du secret de fonction, l’ex-député Simon Brandt a porté plainte contre Olivier Jornot se plaignant d'abus d'autorité. L’affaire s’inscrivait dans une période de polémiques autour de certaines procédures menées par le parquet. Un rapport parlementaire a pointé les méthodes autoritaires du procureur et d'un inspecteur de police.
En 2022, des écoutes téléphoniques illégales du Ministère public visant des avocats sont révélées. Olivier Jornot a voulu diriger lui-même l’enquête sur ces dysfonctionnements au sein du ministère public. Certains avocats ont demandé qu’un procureur externe au canton soit nommé. Ils estimaient que le procureur était juge et partie, donc en situation de conflit d’intérêt.
Affaire de la pénalisation de la mendicité En plus des polémiques mentionnées qui concernent son comportement, le procureur est également critiqué pour sa politique judiciaire;
Les milieux de gauche dénoncent une politique pénale jugée trop dure envers les personnes précaires et inefficace contre certaines formes de criminalité économique. Alors que certains membres du barreau questionnent régulièrement sa gestion et certaines procédures.
En tant que député, il a été l'un des défenseurs les plus actifs de la loi de 2008 interdisant la mendicité. Le , la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a cependant condamné la Suisse à ce propos, décidant à l'unanimité que cette pratique viole le droit au respect de la vie privée (article 8).
Références
Liens externes
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