vignette|Exemple d'utilisation en industrie (emballage de granulés plastique). vignette|Vendeur de sacs plastique à Abidjan (Côte d'Ivoire). vignette|Pictogramme figurant sur un sac plastique afin de prévenir des risques d'asphyxie. Un sac plastiqueAu pluriel des sacs plastique selon l'Académie française est un sac léger fabriqué en matière plastique (éventuellement biodégradable) destiné à accueillir divers types de contenu, alimentaire ou non. Les sacs portent différents noms en fonction de l'usage auquel ils sont destinés ; on distingue notamment le sac-poubelle, le sac de caisse, offert, vendu ou prêté par les commerces pour le transport des achats, le sac sous vide, le publisac
Au début du , leur fabrication absorbe environ 4 % de la consommation annuelle de pétrole.
Ces sacs, notamment ceux qui sont non biodégradables, posent de nombreux problèmes environnementaux, et particulièrement dans l'environnement marin, ce qui conduit à leur interdiction progressive par de nombreux pays.
Le sac plastique est le plus souvent constitué de polyéthylène d'origine pétrolière.
Des sacs biodégradables (en amidon de pomme de terre et de maïs, à base de sucre de betterave ou d'huile de tournesol…)., ainsi que les sacs en papier recyclables sont des alternatives. Il existe aussi des sacs conçus pour se fragmenter en morceaux de plus en plus petits après exposition à la lumière (dits « oxofragmentable », ou « oxodégradables » grâce à un additif généralement à base de cobalt, métal toxique et écotoxique).
Fabrication vignette|Extrusion-gonflage : bulle cylindrique verticale pour la production de sacs plastique. Les sacs plastique sont obtenus par le procédé d'extrusion-gonflage. On extrude une paraison à paroi mince qui est ensuite gonflée à l'air en surpression ; on forme ainsi en flux continu une gaine gonfléeEn raison de son grand diamètre, la bulle cylindrique verticale est souvent spectaculaire. de film plastique qui, refroidie, va pouvoir être bobinée pour être ensuite imprimée et thermosoudée à une extrémité.
Le sac le plus courant, appelé le « sac bretelle », a un coût de revient d'environ un centime d'euro pièce.
Impact environnemental vignette|Sac en polyéthylène avec son sigle indiquant la matière. Au début du , la production des sacs en plastique représente 4 % de la consommation annuelle de pétrole, une ressource fossile non renouvelable dont la production mondiale stagneVoir l'article Pic pétrolier. ( en plastique contiendraient assez d'énergie en pétrole pour permettre à une automobile de parcourir un kilomètre.). Elle consomme de l'eau, et émet des gaz à effet de serre responsables du changement climatique.
Les sacs en plastique emportés par le vent, les inondations et cours d'eau vers la mer comptent pour une grande partie des déchets marins (jusqu'à plus de 95 % du total des objets en plastique comptabilisés en baie de Seine et dans le Golfe de Gascogne en 1992 et 1993Galgani, F., Burgeot, T., Bocquene, G., Vincent, F., Leaute, J.-P., Labastie, J., Forest, A. et Guichet, R., Distribution and abundance of debris on the continental shelf of the Bay of Biscay and in Seine Bay, Marine Pollution Bulletin, 1995, 30(1), 58-62 (résumé).). Certains contiennent des colorants ou métaux toxiques.
Envasés ou enfouis dans le sable, leur durée de persistance pourrait être de plusieurs siècles. Ceux qui sont ballotés par les vagues ou contre les rochers finissent par se fragmenter en microplastiques puis potentiellement en nanoplastiques. Avant cela, ils représentent un danger pour les grands organismes marins (tortues Balazs, G. H., Impact of ocean debris on marine turtles: entanglement and ingestion. In Proceedings of the Workshop on the Fate and Impact of Marine Debris, , , novembre 1984, cétacés, thons) en provoquant leur étouffement ou étranglement ou une mort de faim induite par une fausse sensation de satiété entretenue par un estomac perpétuellement plein. À titre d'exemple, en 2002, l'autopsie par le GECCGroupe d'étude des cétacés du Cotentin d'un petit rorqual trouvé échoué à Lestre a montré que son estomac contenait une vingtaine de sacs plastique, soit une surface de une fois étalés au solL'Homme et les mammifères marins : pour une cohabitation durable dans la mer de la Manche , Groupe d'étude des cétacés du Cotentin (GECC), .. Divers polluants s'adsorbent ou adhèrent à la surface des plastiques en suspension dans l'eau ; ils sont ainsi transportés, parfois à grande distance (distances qui font encore l'objet d'études)Zarfl, C. et Matthies, M., Are marine plastic particles transport vectors for organic pollutants to the Arctic?, Marine Pollution Bulletin, 2010, 60(10), 1810-1814.. De même, ils peuvent transporter des espèces susceptibles de devenir invasives hors de leur habitat naturelGregory, M.R., Environmental implications of plastic debris in marine settings—entanglement, ingestion, smothering, hangers-on, hitch-hiking and alien invasions, Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 2009, 364(1526), 2013-2025..
Selon une étude issue de l'université de la Colombie-Britannique, près de 93 % des fulmars boréaux (oiseaux marins migrateurs de la même famille que l'albatros) échoués sur les côtes de cette province canadienne, de l'État de Washington et de l'Oregon entre et avaient du plastique dans l'estomac..
De plus, des sacs en plastique obstruent régulièrement certains réseaux d'évacuation ou de gestion des eaux, ce qui aggrave le risque d'inondation et les coûts de gestion des eaux usées et de ruissellement.
Une étudePuneet Kollipara, Plastic Bags Cut Wildlife Populations In Marshland Ecosystems ; Pollution: Conventional and biodegradable plastic bags covering marsh sediments reduce abundance of small animals underneath, Latest News, 14 avril 2015 ; Chemical & Engineering News (American Chemical Society) . publiée en 2015 et conduite par le Trinity College en Irlande confirme la dangerosité des sacs en plastique pour la faune aquatique. Elle montre aussi que les sacs biodégradables ne sont pas une alternative satisfaisante s'ils sont immergés avant d'être dégradés. Les effets de sacs plastique ou biodégradables expérimentalement immergés de manière à former une « litière de plastique » ont été testés au fond d'une zone de marais saumâtre près de Dublin. Un secteur a été couvert de sacs en polyéthylène classiques et un autre couvert de plastiques biodégradables à base d'amidon ; tant que ces sacs ne sont pas dégradés (après 9 semaines dans ce cas), les effets des sacs biodégradables sont aussi négatifs que ceux de déchets de plastique non-biodégradable, non seulement pour les oiseaux, tortues ou mammifères qui les ingéreraient mais aussi pour . Dans ou sous tous ces sacs en plastique, le taux d'oxygène avait fortement chuté, de même que le taux des chlorophylles A et C (divisés par deux environ), ainsi que le nombre des organismes du sédiment (divisé par 6 dans les deux cas) alors que le taux d'ammonium est lui doublé, évoquant des conditions anoxiques (par ailleurs peu propices à la biodégradation). Une étude similaire est prévue en eau profonde en Arctique.
Par ailleurs, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement, l'incinération des sacs en plastique est source de pollution atmosphérique.. D'autres organismes, comme le ministère de l'Environnement du Saskatchewan (Canada) ont émis des préoccupations similaires, sur la base notamment d'une étude de Valavanidid et al...
Interdictions et mesures de protection de l'environnement
Les problèmes posés par l'usage massif des sacs en plastique ont conduit des gouvernements, régions et des villes, à prendre des mesures de taxation, limitation ou d'interdiction.
Europe Union européenne En 2015, le Parlement européen signe un texte sur la réduction des sacs plastique à usage unique. L'accord prévoit une réduction progressive de l'utilisation des sacs plastique. En 2019, chaque État membre devra réduire son utilisation à 90 sacs plastique par personne et par an, puis à 40 sacs en 2025.. Le recours aux sacs plastique est très différent d'un pays à l'autre au sein de l'Union européenne. Les meilleurs élèves sont le Danemark et la Finlande avec une utilisation de 4 sacs par an et par habitant. Les mauvais élèves sont le Portugal, la Pologne et la Slovaquie où la consommation s'élève à 450 sacs plastique par habitant et par an..
Selon l'industrie plasturgique française et européenne, cette interdiction aurait car ces sacs fins en plastique étaient depuis longtemps importés à 98 % de Chine..
Belgique Les sacs de caisse en plastique fins seront interdits en Wallonie à partir du ..
Danemark Le Danemark fait figure de pionnier en instaurant une taxe sur les sacs en plastique dès 1994..
France Plusieurs régions telles que la Corse ont pris des mesures contre les sachets plastiques car, abandonnés dans la nature, ils défiguraient le paysage. De même à Mayotte, les sacs plastique à usage unique sont interdits depuis le par arrêté préfectoral.
En , une loi votéeArticle 47 de la Loi 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole par l'Assemblée nationale fixe au la date à laquelle tous les sacs plastique non biodégradables doivent être interdits. Cependant, en , la Commission européenne estime que ce texte n'est pas conforme à la directive 94/62/CE qui exige une valorisation des déchets d'emballage sans imposer le compostage. Aussi, en 2010, les sacs plastique non biodégradables sont toujours disponibles aux caisses des principaux supermarchés de France métropolitaine. vignette|Sac plastique de marque E.Leclerc des années 1990, désormais interdit à la distribution en France.
La France a décidé de taxer les sacs de caisse à usage unique non biodégradables à partir du . La consommation de sacs de caisse est passée de quinze milliards d'unités en 2003 à environ huit cents millions en 2010, notamment grâce à la suppression de leur gratuité.. Mais en 2014, si le nombre de sacs plastique distribués dans les supermarchés a encore diminué et est passé à sept cents millions d'unités, de sacs plastique étaient encore distribués, principalement dans les commerces de proximité et pour la vente en vrac de fruits et légumes et de produits vendus à la découpe.
En 2014, l'Assemblée nationale va donc plus loin et vote l'interdiction des sacs de caisse en plastique à usage unique à partir du . Cette interdiction est finalement reportée au de la même année ; les sacs en matières plastiques à usage unique destinés à l’emballage de fruits et légumes en vrac sont eux interdits depuis le .
Les sacs conçus pour se fragmenter en morceaux de plus en plus petits après exposition à la lumière (dits oxofragmentable, ou oxodégradables grâce à un additif généralement à base de cobalt (métal toxique et écotoxique) sont interdits en France depuis le (par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte).
En 2015, environ 17 milliards de sacs plastique ont été distribués en France, dont 700 millions concernés par le décret d'interdiction entrant en vigueur en .
En 2016, le tout sac de caisse gratuit à usage unique devient interdit, pour tout type de commerce, ainsi que tout sac dont l'épaisseur est de moins de 50 micromètres. Au , les empaquetages de formulaires et magazines (films de routage) seront aussi concernés ; seuls les sacs biodégradables en conditions de compostage domestique seront autorisés (en papier ou plastiques biosourcés). Pour aider les industriels à la transition, la mesure est progressive : au moins 30 % de la matière plastique devra être biosourcé à partir de 2017, 40 % à partir de 2018, 50 % à partir de 2020 et 60 % à partir de 2025. La part non-végétale du plastique pourra provenir de ressources fossiles, mais devra être formulée pour être biodégradable (ex polycaprolactone créé dans les années 1960, ou polyester Ecoflex).
Irlande