La rue Croix-des-Petits-Champs est une voie du de Paris, en France.

Situation et accès

La rue Croix-des-Petits-Champs va de la Place des Victoires à la rue Saint-Honoré.

Origine du nom Elle tient son nom en raison de son ouverture sur l'emplacement d'anciens marécages asséchés et transformés en champs, qui prit le nom du lieu-dit de « Campelli » ou « Champeaux » (« petits champs ») ainsi que d'une croix, en pierre blanche dite « Croix de Petit-Champs » où « Croix Etienne du Bon Pasteur »Cette croix avait été édifiée, vers 1416, par Etienne de Bonpuits qui était échevin de ParisGustave Pessard : Nouveau dictionnaire historique de Paris, qui était placée à côté d'une maison de la voie, située à proximité de la rue du PélicanFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments..

Historique Une partie de cette voie publique fut ouverte au Moyen-âge sous le règne de Philippe Auguste.

En 1685, dans le cadre de l'aménagement de la place des Victoires, Louis XIV fait aligner les habitations de la rue afin d'offrir une perspective sur sa statue de bronze en pied.

La partie de cette voie publique qui fait l'objet de cet arrêt porta le nom « rue d'Aubusson », en l'honneur de François vicomte d'Aubusson, duc de la Feuillade, qui faisait alors bâtir un hôtel particulier place des Victoires.

Quelque temps après, le nom de « rue Croix-des-Petits-Champs » prévalut et servit à désigner cette voie publique dans son ensemble.

Une décision ministérielle du 3 germinal an X () signée Chaptal fixe la moindre largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 1 à 9 impairs : ensemble immobilier () restructuré (2000-2004, Francis Soler et Frédéric Druot, architectes) pour accueillir le site dit « Bons-Enfants » du ministère de la Culture, qui est délimité au sud par la rue Saint-Honoré (), à l'ouest par la rue des Bons-Enfants, au nord par la rue Montesquieu (sur toute sa longueur).— Cet îlot occupe l'emplacement de l'ancienne collégiale Saint-HonoréAnalyse diachronique de l'espace urbain parisien : approche géomatique (ALPAGE).Plan parcellaire municipal de Paris (fin ), plan « Palais Royal », , cote PP/11860/D., supprimée en 1790, adjugée et démolie en 1792 et aussitôt remplacée par des immeubles de rapport.— Les maisons proches de la rue Saint-Honoré ont fait place à un bâtiment destiné aux réserves des Grands Magasins du Louvre (1919, Georges Vaudoyer, architecte), utilisé de 1941 à 1989 par des services du ministère des Finances.. Ce bâtiment est toujours présent sous la résine métallique qui le recouvre depuis les années 2000, ainsi que l'immeuble mitoyen, proche de la rue Montesquieu.

: Domicile, de 1880 à 1892, des tragédiens roumains (1854-1918) et (1857-1892), comme le rappelle une plaque commémorative apposée sur la façade, au premier étage, de cet hôtel de tourisme. 9 et 11 : entre ces deux numéros, embranchement de la rue Montesquieu (ouverte en 1802).

10 : siège du CRAF (Centre royaliste d'Action française)Site de l'Action française, www.actionfrancaise.net... 12 : embranchement de la rue du Bouloi, anciennement « rue aux Bouliers » (1359) et « cour Basile » ().

: maisons disparues. Depuis 2000, l'emplacement est occupé par la place du Lieutenant-Henri-Karcher qui accueille, à côté de la voie d'accès du parking public souterrain « Croix des Petits-Champs » un petit espace vert aménagé autour d'un paulownia.— L'ancienne « croix des Petits-Champs » () se dresssait ici, à la pointe formée par les rues du Bouloi et des Petits-Champs. : domicile de Charles Caleb Colton entre 1830 et 1832Inventaire après décès : Colton, Charles. Croix des-Petits-Champs (rue), n° 22, Minutes et répertoires du notaire Étienne Damaison, MC/RE/XXXII/17.. : Jean-Baptiste Jacques Augustin (1759-1832), peintre de portraits en miniature, à l'huile et sur émail, premier peintre en miniatures de la chambre et du cabinet du roi (1819) et chevalier de la Légion d'honneur (1821) y était domicilié au plus tard en 1820 et y habitait encore en 1831 (la numérotation se reporte à cette période)Henri Dulac, Almanach des Adresses des principaux habitans de Paris, pour l'année 1820, Panckoucke, 1820, , (lire en ligne).Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au , Madame Vergne, 1831, (lire en ligne).. 39 : entrée principale de la Banque de France (hôtel de Toulouse). : L'avocat et juriste Nicolas, Jean-Baptiste Tripier y demeurait, dans l'hôtel de LussanMinutier central, étude 55 (passim) et IAD d'Henriette Landrin (30 octobre 1823).. 43 : hôtel Portalis, ou hôtel de Jaucourt, construit en 1733 par le maître maçon Sébastien Charpentier sur les plans de l'architecte Pierre Desmaisons pour la comtesse Pierre de Jaucourt, née Marie-Josèphe de Graves. Sébastien Charpentier a pour garant Pierre Varin, candidat à la maîtrise de maçon. Cette maison possède une curieuse façade avec tourelle saillante portée sur trompes au-dessus des rues (angle des rues Croix-des-Petits-Champs et La Vrillière)Pierre Gallet, Les Architectes parisiens du . Dictionnaire biographique et critique, Paris, Éditions Mengès, 1995 , ..

Emplacements non localisés En 1793, le docteur Guillotin demeurait à l'hôtel de Gesvres situé alors dans cette rue. C’est dans cet hôtel que Louis XV rencontrait Madame de Pompadour.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 1er arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450