Ceci est une liste des seigneurs d'Acquigny en Normandie (département de l'Eure ; en vallée d'Eure).

Seigneurie d'Acquigny Maison de Tosny

(1035-1050) ; (1050-1102) ; (1102-1126) ;

Première moitié de la seigneurie d'Acquigny Une partie du domaine d'Acquigny paraît avoir été divisé entre et sa sœur Gode(c)hilde de Tosny.

Maison de Tosny (1126-1136) ; (-1162) ; (1162-1204) ;

Famille de Roye Après la conquête de la Normandie, Acquigny ne demeura pas longtemps aux mains de Philippe-Auguste. Ce roi le donna par une charte de 1206 à Barthélemy de Roye.

Philippe-Auguste (1204-1206) ; Barthélemy de Roye (1206-1222) ;

Maison de Montmorency (-1230) ; Deuxième maison de Laval ou Maison de Montmorency

(1230-1267), fils de et d'Emma de Laval ; (1267-1295) ; (1295-1323) ; (1323-1347) ; (1347-1348), mari d'Isabeau de Craon ; Isabeau de Craon, douairière (1348-1370) ; (-1412) ; (1412-1415), gendre du précédent ; Anne de Laval (1415-1465), fille de , femme de ;

confisqua en 1419 le domaine d'Acquigny à Anne de Laval, restée dans le parti des Français, et le donna à un de ses partisans : Guillaume le Maréchal. Lorsque les Anglais furent contraints de quitter la Normandie en 1450, Anne de Laval reprit possession de la baronnie d'Acquigny.

François de Laval, futur (1465-1500), fils aîné de , eut à la mort de sa grand-mère, Anne de Laval, la première moitié d'Acquigny (cf infra).

Seconde moitié de la seigneurie d'Acquigny

Une partie du domaine d'Acquigny avait déjà cessé d'appartenir aux Tosny-Conches, et paraît avoir été donnée en dot à Godehilde de Tosny, fille de de Tosny, laquelle épousa, vers 1141, Robert de Warvich (Warwick ; famille Beaumont-le-Roger, branche du Neubourg-Warwick). Leur fils Henri du Neubourg eut pour fille Isabeau du Neubourg qui épousa de Poissy (mort vers 1197 ?) sieur de Malvoisine, et lui apporta la baronnie de Pont-Saint-Pierre et celle de Longboël (Romilly), et Hacqueville. Leur fils de Poissy (mort en 1215-1218 ? ou vers 1242-1250 ?) épousa Luce Le Chambellan du Plessis, héritière de fiefs en vallée d'Andelle et de Gouy, dont il eut , seigneur de Noyon-sur-Andelle et d'Acquigny. Essai d'interprétation de l'emprise féodale dans la région Seine-vallée d'Andelle au nord-basse Eure au sud : sous toute réserve, il semble qu'aux , trois grandes familles sont présentes (en plus du duc qui a Le Vaudreuil, les Damps, Pont-de-l'Arche et Tournedos-sur-Seine, Louviers, Gaillon, Gisors et la vallée de l'Epte ; et de l'archevêque de Rouen qui a les Andelys, Fresne-l'Archevêque). Les Tosny-Conches ont Tosny, Acquigny (passé donc aux Neubourg), Cailly-sur-Eure, Heuqueville, Hacqueville donné en 1130 par Roger de Clères à l'abbaye de Conches fondée et contrôlée par les Tosny. Les Beaumont-le-Roger-Meulan-Leicester ont Elbeuf-sur-Seine, Pîtres ; et Noyon-sur-Andelle (où les comtes d'Evreux, dont les Montfort-l'Amaury, sont le seigneur châtelain : en 1195 et 1200, Philippe Auguste en obtint la cession du comte ), Radepont (obtenu sur l'abbaye de Préaux en 1134 ; Amaury puis Gautier de Beaumont-Meulan y fondent l'abbaye de Fontaine-Guérard en 1135 et 1191), Fleury-sur-Andelle : ces derniers fiefs passent à la fin du avec à une famille montante, les Le Chambellan du Plessis-Nicole (à Amfreville-sous-les-Monts), panetiers de Normandie et sires de Gouy (pourquoi ce changement ? Car les Beaumont-Meulan-Leicester ont soutenu Henri le Jeune contre dans sa révolte de 1173-1174 ? Mais ils sont bien en cour sous Richard Cœur-de-Lion, et restent les patrons de l'abbaye. Pour mieux garantir le Vexin normand, région frontière, dans sa partie occidentale si proche de Rouen, Richard puis Jean sans Terre élevant à Radepont un fort en 1294-1295, remanié jusqu'à 1203, servant d'appui à Château-Gaillard ? Brice du Plessis, fils de Robert du Plessis, est un fidèle, chambellan d' et sénéchal d'Anjou). Les Crépon FitzOsbern-Breteuil-sur-Iton (châtelains d'Ivry-(la Bataille), sires de Pacy-sur-Eure ; Guillaume FitzOsbern fonde l'abbaye de Lyre en 1046) ont Pont-Saint-Pierre, Longboël-Romilly, des droits et dîmes sur Pîtres et le val de Pîtres : ces fiefs passent à de Montfort-sur-Meu par son mariage avec Emma de Breteuil fille de de Breteuil vers 1075 < < Amicie de Gaël épouse Robert de Beaumont-Leicester vers 1120 < Marguerite, qui épouse de Tosny neveu de Godechilde vers 1155 en signe de réconciliation entre les deux familles, les Tosny et les Beaumont-Meulan-Leicester s'étant longtemps déchirés. Mais Pont-Saint-Pierre et Romilly-Longboël sont déjà passés aux Beaumont-le-Roger-Le Neubourg-Warwick issus de Godechilde comme on l'a vu (le roi Beauclerc les ayant enlevés définitivement après sa victoire de 1119 sur les Breteuil, avec le val de Pîtres, aux Breteuil et aux Gaël de Montfort révoltés avant puis après 1100, puis confiés à de Tosny-Conches (mort en 1126), père de Godehilde ; c'est donc celle-là qui les aurait tôt apportés aux Neubourg). Cependant Marguerite avait encore des biens à Pont-Saint-Pierre, Romilly et Longboël, saisis avec Pîtres en 1206 par Philippe Auguste. a donc saisi l'ensemble de ces fiefs à partir de 1203, châtiant ainsi les Tosny, les Beaumont, et temporairement Robert de Poissy qui leur est intimement lié. Pont-Saint-Pierre et Romilly-Longboël confisqués sur Robert, plus Pîtres, sont donnés pour moitié par le roi à - d'Hangest, dont la descendante Isabelle l'apportera avec Heuqueville (fief des Tosny, saisi, que Philippe Auguste donne aux Villebéon < Eléonore de Villebéon dame d'Heuqueville épouse en 1275 de Hangest), à son mari Jean de Roncherolles (à Cuverville) en 1367 < leur fils de Roncherolles (mort en 1415 à Azincourt) épouse Marguerite de Léon, dame d'Hacqueville et de Pont-Saint-Pierre (la part rendue aux Poissy, ancêtres des Léon et des Rohan : voir plus bas) et réunit ainsi tout Pont-Saint-Pierre. Pour les fiefs donnés aux d'Hangest : la moitié qu'ils n'ont pas reçue du roi sera finalement retrouvée par les Poissy. La seconde moitié de la baronnie d'Acquigny ne fut point confisquée, comme la première, au commencement du .

Robert de Warvich (1141) ; Henri du Neubourg, son fils, époux de Marguerite de Hauteville-Sicile (fille, ou plutôt petite-fille ?, naturelle du roi ) ; Famille de Poissy de PoissyLa généalogie des Poissy est confuse, et la numérotation des nombreux Robert sujette à caution. Une certaine confusion règne aussi chez les Neubourg, et certains auteurs présentent Isabelle non comme la fille d'Henri de Neubourg, mais comme sa petite-nièce, petite-fille de son frère Raoul sire d'Asnebec et fille d'un Robert. Alors la chronologie n'est plus tenable, et il faut inverser les mariages des et de Poissy : (mort vers 1197) aurait épousé Luce du Plessis (vieillie, née vers 1165 de Brice Le Chambellan du Plessis mort en 1202 et fils de Robert du Plessis mort en 1162, mariée à Robert en 1185 ; veuve, remariée à Pierre (de) Moret, d'où Jean (de) Moret frère utérin de et seigneur pour moitié de Radepont). (mort vers 1215-1218 ?) aurait épousé Isabelle du Neubourg (rajeunie). D'où , mort vers 1242-1250 ?. Plus loin, Mahaut épouse d' de Léon est parfois donnée comme fille de et Isabelle, ou bien comme fille (et non petite-fille) de Guillaume. Ou encore et ne font qu'un, Guillaume serait le donc fils de et c'est lui qui épouse Mathilde Talbot (mais on le dit mari d'une Isabelle !)., époux d'Isabelle du Neubourg fille d'Henri qui précède, dame d'Acquigny (deuxième part), Pont-Saint-Pierre, Romilly ; de Poissy (1197), leur fils. Épouse Luce Le Chambellan du Plessis-(Nicole) (à Amfreville-sous-les-Monts), fille de Brice lui-même fils de Robert Le Chambellan du Plessis, qui ont tenu un ensemble de fiefs en Vexin normand dans la vallée d'Andelle (Radepont, Noyon-sur-Andelle (Charleval), Fleury-sur-Andelle, Bourg-Beaudouin) et un peu plus à l'ouest sur la Seine (Gouy, Les Authieux), confisqués ensuite par Philippe Auguste. La disgrâce de ne dure pas, il est réconcilié avec le roi dès 1210. Vers 1213, Philippe rend alors la moitié de Pont-Saint-Pierre, Romilly, Pîtres (l'autre moitié restant aux d'Hangest), la moitié de Radepont (l'autre moitié allant aux Moret : Luce du Plessis, veuve, s'était remariée avec Pierre de Moret, un fidèle du roi qui en reçut un moment Noyon-sur-Andelle, repris ensuite par Philippe Auguste et redonné à de Poissy ; < Jean de Moret frère utérin de ; vers 1218, étant mort, un accord familial partage Radepont, Fontaine-Guérard et Fleury-sur-Andelle entre les Moret et les Poissy), Hacqueville, Noyon-sur-Andelle.

de Poissy (1226), fils de et de Luce Le Chambellan du Plessis. Épouse Mahaut Talbot [La famille Talbot possède de nombreux fiefs, où l'on retrouve souvent les Estouteville, dans la région de Dieppe (Offranville, Varengeville-sur-Mer, Sotteville-sur-Mer, Hautot-sur-Mer), en Pays de Bray (Buchy, La Malvoisine (au Héron), Bois-Héroult, Bosc-Bordel, Vieux-Manoir), et en Pays de Caux (Bellefosse, Cleuville ; les Poissy ont hérité de plusieurs de ces fiefs par le mariage de , mais sans doute aussi par une alliance antérieure d'un de ses ancêtres Robert (, son arrière-grand-père ?) avec une Isabelle ou Mahaut Talbot en 1165, ce qui expliquerait que soit déjà seigneur de Malvoisine ?] ; Guillaume de Poissy, fils de Robert et de Mahaut Talbot ; mort après 1270, épouse une Isabelle (de Hacqueville ?). Le frère de Guillaume, Jean, reçoit Gouy, et des fiefs Talbot ; de Poissy, fils de Guillaume, époux d'Isabelle de Montmorency-Marly en 1261. Mort en 1263 avant son père. L'héritière Mahaut de Poissy, épouse d'Hervé de Léon (morts vers 1290-1295 tous les deux), est plutôt la fille de Guillaume et Isabelle que de et Isabelle de Marly, mais les deux versions existent ; Isabelle de Marly (1267), veuve de ;

Famille de Léon À la mort d'Isabelle, la seconde moitié d'Acquigny fait retour à son gendre ou beau-frère de Léon, seigneur de Léon, Châteauneuf et Senonches, mari de Mathilde (Mahaut) de Poissy.

(-1304), époux de Jeanne de Rohan, mort le ; (1304-1337) ; son frère reçut Hacqueville : il eut pour petit-fils , mari en deuxièmes noces de sa cousine Catherine fille d' ; Marguerite de Léon dame de Hacqueville et Pont-Saint-Pierre, fille du premier lit de Guillaume, épouse de de Roncherolles évoqué plus haut. Pont-Saint-Pierre était venu aux Léon d'Hacqueville par un échange avec les cousins et son fils de Rohan évoqués plus bas, vers 1400 : les biens bretons des Léon vont aux Rohan, les biens normands des Rohan vont aux Léon (Pont-Saint-Pierre, Noyon-sur-Andelle, Radepont, Fleury-sur-Andelle). (1337-1344) ; (1344-1363) ; À la mort d', la seconde moitié de la baronnie d'Acquigny fut divisée entre ses deux sœurs Jeanne et Marie de Léon (sœurs aussi de Catherine dame de Hacqueville par mariage, évoquée ci-dessus).

Quarts venus de la de la seigneurie d'Acquigny Premier quart Jeanne de Léon avait épousé . Jeanne mourut en 1372, et son mari en 1396. , leur fils aîné, vicomte de Rohan, sire de Léon, seigneur de Noyon-sur-Andelle, Pont-Saint-Pierre, Radepont, etc., mourut en 1429.

Famille de Rohan (1363-1372) ; (1372-1429) ; (1429-1462) ; Le dernier quart était passé en 1429 à , fils aîné d'. Il mourut en 1462. Marguerite de Rohan, la seconde des filles qu'il avait eues de Marguerite, fille de Jean de Montfort, épousa en 1449 Jean d'Orléans, comte d'Angoulême et de Périgord (fils puîné de , duc d'Orléans, et de Valentine Visconti ; Marguerite et Jean sont les grands-parents de et les arrière-arrière-grands-parents d'). Son mari mourut le , mais Marguerite de Rohan vivait encore en 1496. C'est à elle que revint la partie d'Acquigny possédée par les Rohan. Jean d'Orléans (1462-1467) ; Marguerite de Rohan (1467,1469) ;

Jeanne de Laval