Le largage par la métropole est le nom donné à l'île de La Réunion à un hypothétique abandon de ce département d'outre-mer français du sud-ouest de l'océan Indien par la France métropolitaine pouvant conduire à son indépendance forcée. L'éventualité d'un tel événement étant extrêmement faible, La Réunion étant française depuis le , l'évocation directe ou indirecte de cette éventualité dans le débat public est très souvent dénoncée comme relevant d'un discours sécuritaire par les opposants politiques de la personnalité politique qui y a recours. On souligne alors qu'elle joue avec la peur du largage, que l'on traque dans de nombreux comportements.
Exemple de condamnation de la peur du largage Selon l'historien local Prosper Ève, si « bon nombre de Réunionnais éprouvent face à l'esclavage un sentiment de honte et de gêne qu'ils veulent refouler », et s'ils détestent en parler, c'est parce que « la palinodie, qui intervient après l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, n'a pas suffi à gommer toutes les séquelles et notamment la peur du largage ». De fait, jusque-là laissé en friche, le champ de l'esclavage a été investi par les autonomistes à compter des années 1960, et comme ceux-ci réclamaient « une forte décentralisation », il a été durablement associé à tort avec une possible rupture entre La Réunion et sa métropole. Pour Prosper Ève, cette association est cependant pernicieuse, car elle ne reconnaît pas que « l'histoire, connaissance valide du passé humain, n'est la chose de personne », et il a lui-même écrit plusieurs ouvrages sur l'esclavageLes Esclaves de Bourbon : La Mer et la montagne, Prosper Ève, Karthala, , p. 14..
Références
Voir aussi Articles connexes Politique de La Réunion.
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