Le Meingre (Jean Le Brave), dit Boucicaut Un ouvrage datant de 1337, Songe du Vergier, appelle Boucicaut un homme sans scrupules, peu soucieux de gloire sans profit, ne perdant jamais de vue le soin de sa fortune. Un autre livre datant de 1389, Songe du vieil pèlerin, explique que Boucicaut est un courtisan qui sait exploiter la faveur des princes. Sources : livre " Le Meingre, dit Boucicaut (1366-1421) - Étude d'une biographie héroïque", de Denis Lalande, année 1988, pages 5 et 6., maréchal de France, père de , dit aussi Boucicaut.

Biographie

Origine - Premières armes

On ne connaît rien de sa famille. Jean naît vers 1310 en Touraine. Il fut seigneur du château de Bridoré, dont le donjonCe donjon atteindra ultérieurement (après 1475) sa hauteur actuelle de 30 m. inspira sa devise : In altis habito !

.

En 1337 éclate la Guerre de Cent Ans.

Au mois de juin 1340 il accompagne l'expédition du duc de Normandie Jean futur (fils aîné du roi de France ) qui, à la tête d'une armée, tente de convaincre la ville de Valenciennes de se rallier à son père. D'abord repoussés par les Valenciennois, les Français sont ensuite assaillis et malmenés par Gérard de Werchin, sénéchal de Hainaut. Une troupe française conduite par Guillaume de Craon attaque et sans doute endommage la « Tour de Maing » (le Château des Prés), puis passe l'Escaut à Prouvy et attaque Trith. Le sénéchal porte secours au bourg, y capture Jean qu'il ramène prisonnier dans Valenciennes.

Le Jean accompagne au départ de Marseille le dauphin de Viennois Humbert de la Tour-du-Pin dans une croisade contre les Turcs qui assiègent Smyrne.

Maréchal de France

Surnommé le Brave, Jean est nommé maréchal de France le , puis par lettres données à Meaux le par le Dauphin Charles le Sage, lieutenant-général du Poitou, de Touraine, de Saintonge conjointement avec Guillaume VII, sire de Parthenay.

Il est l’un des négociateurs du traité de Brétigny, signé le , et est chargé de se faire remettre toutes les places qui devaient être livrées au roi d'AngleterreLivre " Le Meingre dit Boucicaut", page 5.. Il accompagne le roi ( Jean II le bon) dans son voyage à Avignon en 1362. ( Charles V , roi en 1364)

Boucicaut enlève au roi de Navarre Charles Le Mauvais les villes de Mantes et de Meulan. Il prend part à une expédition contre les Grandes compagnies, et remplace Bertrand du Guesclin dans le commandement des troupes de Normandie.

Le , il assiste impuissant à la reddition de la ville de Cahors, encerclée par Chandos.

Fin de vie

Il est seigneur de Bridoré (de par sa femme Florie de Linières, † 1406 ; remariée veuve au chevalier Maurice Mauvinet, † vers 1375, d'où Philippa Mauvinet, femme de Jean le Barrois des Barres), de La Bourdaisière, aussi d'Azay et Chezelles.

Il meurt en Bourgogne le 6 ou en luttant contre les Grandes compagnies , et est inhumé en l’église collégiale de Saint-Martin de Tours, dans la chapelle de sa famille .

Postérité et descendance

De sa femme Florie de Linières, il eut deux enfants :

(1366-1421), également surnommé Boucicaut, sera à son tour maréchal de France. Geoffroy le Meingre († v. 1430), également surnommé Boucicaut, fut gouverneur du Dauphiné après maintes péripéties plus ou moins glorieuses, comme le siège du Palais des papes d'Avignon, alors que s'y trouvait l'antipape .

À noter qu'un frère de , Geoffroy le Meingre, fut évêque de Laon de 1363 jusqu'à sa mort en 1370.

Notes et références

Bibliographie Denis Lalande, « Un tourangeau méconnu, le Meingre, dit Boucicaut (vers 1310-1368) », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome , Tours, Société archéologique de Touraine, 1988, , lire en ligne.

Voir aussi Son fils et homonyme, , également surnommé Boucicaut.

Catégorie:Maréchal de France Catégorie:Maréchal du Moyen Âge Catégorie:Personnalité française de la guerre de Cent Ans Catégorie:Militaire de la guerre de Cent Ans Catégorie:Date de naissance non renseignée (XIVe siècle) Catégorie:Décès en 1367 Catégorie:Chevalier médiéval français