La « Division » prend un « d » majuscule en raison des règles de typographie en vigueur au Canada. d’infanterie canadienne était une division de la canadienne mobilisée le lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été initialement composée de bénévoles provenant des brigades régionales. Un arrêt dans le recrutement pendant les premiers mois de la guerre a causé un retard dans la formation des brigades et du quartier général divisionnaire. Après avoir résolu les questions concernant le déploiement outre-mer, les commandements respectifs de la division ont été formés en mai et à la demande du Premier ministre britannique Winston Churchill. Elle a été déployée au Royaume-Uni entre le et le .

Ayant obtenu de bons résultats en matière de formation au cours des exercices de 1941 et du début 1942, les éléments de la ont été choisis pour constituer la force principale de l', un débarquement de grande envergure sur le port de Dieppe en France, occupée alors par l'Allemagne nazie. Le , à l'aide d'un appui aérien et naval, la et la ont pris d'assaut les plages de Dieppe. Les Allemands étaient bien préparés et malgré les renforts, les Canadiens subissent de lourdes pertes et doivent être évacués. Moins de la moitié ont pu retourner au Royaume-Uni.

Après une période de reconstruction et d'entraînement de 1942 à 1944, la division a rejoint le canadien qui a été intégré à la Seconde armée britannique pour le débarquement allié en Normandie. Du jusqu'au , la a pris part à d'importantes actions dans le cadre de la bataille de Caen et de la poche de Falaise. Elle a ensuite rejoint la Première armée canadienne nouvellement créée pour l'assaut du nord-ouest de l'Europe. La d'infanterie canadienne a joué un rôle important dans la reprise de ports de la Manche. Elle prit part à la bataille de l'Escaut et la libération de la Belgique et des Pays-Bas. La division a été démantelée peu après la fin de la guerre.

Formation et organisation (1939) Au début de la Seconde Guerre mondiale, la force régulière de l’Armée de terre canadienne se composait des et d’infanterie canadienne, toutes deux mobilisées le Bercuson, .. Chacune de ces divisions était constituée de trois brigades d’infanterie, elles-mêmes composées de trois bataillons de fusiliers, un bataillon de mitrailleuses, des batteries d’artillerie divisionnaires et des unités du génie à l'appuiBercuson, ..

La , comme ses formations sœurs, a été organisée à l’origine sur des lignes régionales. La était composée de régiments de l’Ontario, la de régiments du Québec et la de régiments de l’ouest du Canada. d’infanterie canadienne, 1939UnitéRégion d’infanterie canadienneRoyal Regiment of CanadaToronto, OntarioRégiment royal d’infanterie légère d’Hamilton (Wentworth Regiment)Hamilton, OntarioThe Essex Scottish RegimentWindsor, OntarioThe Cameron Highlanders of Ottawa (mitrailleuses)Ottawa, Ontario d’infanterie canadienneBlack Watch of CanadaMontréal, QuébecFusiliers Mont-RoyalMontréal, QuébecRégiment de MaisonneuveMontréal, QuébecRégiment de la Chaudière (mitrailleuses)Lévis, Québec d’infanterie canadienneQueen's Own Cameron Highlanders of CanadaWinnipeg, ManitobaEstevan, SaskatchewanCalgary HighlandersCalgary, Alberta (mitrailleuses)Winnipeg, Manitoba

Réorganisation (1940) vignette|200px|Troupes canadiennes à Hong Kong. Il a fallu plus d'un an pour que la soit réunie et fonctionne de manière cohérente. De nombreux changements organisationnels ont été effectués pendant la période intérimaire entre la formation de l'unité et son arrivée au Royaume-Uni. Le rassemblement complet de la première brigade eut lieu entre mai et . Avant ce moment, les unités avaient reçu leur formation dans leur propre garnison. La a été rassemblée au camp de Borden en Ontario, le au camp de Valcartier à Québec et la au camp de Shilo au ManitobaBercuson, . L'artillerie divisionnaire se rassembla au camp de Petawawa en Ontario et à Shilo.

La structure de la a été modifiée au début de 1940, en réduisant le nombre de ses bataillons de mitrailleuses de trois à unCopp, . Les Cameron Highlanders et le Régiment de la Chaudière (aujourd'hui un bataillon de fusiliers) ont été réaffectés à la d’infanterie au début de sa mobilisation. Les Winnipeg Grenadiers ont été envoyés en garnison en Jamaïque. Après cette mission, ils sont retournés au Canada puis transféré à Hong Kong, où ils ont été capturés lors de l'attaque de Hong Kong par le Japon et la ville tomba aux mains des japonais le Willmott, HP et Keegan, John, The Second World War in the Far East, (2002), .

En , les Black Watch ont été déplacés de Valcartier à Terre-Neuve. Lorsque la a été choisi par le Commonwealth des Nations pour une mission de garnison en IslandeCopp, , ils ont été déplacés à la fin du mois avec le Royal Regiment et les Fusiliers Mont Royal. Cependant, à la demande de Winston Churchill, ce déploiement a été rapidement annulé, car la division était absolument nécessaire en Angleterre pour compléter l'Armée de terre britannique faisant face à la possibilité imminente de l'invasion allemande.

En conséquence, la plupart des unités de la ont été envoyées au Royaume-Uni en , bien que la garnison de l'Islande soit restée sur place jusqu'au . En l'absence des Fusiliers Mont-Royal, le major-général Victor Odlum a réaffecté le Calgary Highlanders à la en septembre, dans une tentative de mélanger ethniquement les brigades de la divisionCopp, .

Entrainement au Royaume-Uni (1941) vignette|droite|Sgt. Harold Marshall du peloton de sniper du Calgary Highlander En 1941, le Toronto Scottish Regiment a été transféré de la d'infanterie pour devenir le bataillon de mitrailleuses de la Copp, . Environ au même moment, le de reconnaissance () a été créée à partir du personnel de la et complétée par des renforts en provenance du Canada. En raison du manque d'équipement, il est souvent difficile de fournir le matériel adéquat aux divisions nouvellement arrivées en AngleterreBerton, . Les unités d'artillerie ont dû faire usage de l'ancien canon de calibre équipés de pneus d'acier. À cause du manque de canons anti-aériens, utilisés par la défense civile pendant la progression de la bataille d'Angleterre, les unités canadiennes doivent se débrouiller avec des armes légèresCopp, . Toutefois, en , il y avait assez de fusil mitrailleur Bren pour en livrer aux unités d'infanterie. En septembre, l'artillerie a été équipée avec des obusiers Ordnance de (, 3.3"), mais le matériel de signalisation et de transport faisait toujours défaut et les canons anti-chars étaient dangereusement raresBercuson, .

Avant que la division ne soit engagée dans les activités de défense côtière ou d'unité, la formation a pris la forme d'exercices de plus en plus grande envergure. L'exercice Waterloo, menée du 14 au , a été la plus importante du Royaume-Uni à ce jour, était une contre-attaque du canadien lors d'un débarquement maritime et aérien fictif de l'armée allemande. L'exercice Bumper, tenue du au , a été plus importante encore, impliquant . Ces exercices se sont concentrés sur le contrôle de la circulation, les communications et les préoccupations logistiques, et ont peu de valeur pratique pour l'infanterieCopp, .

Le , le Calgary Highlanders a introduit la à la divisionCopp, . Ce nouveau type de formation est basé sur les tactiques de petites unités ainsi que le « durcissement » de la formation par l'usage de balles réelles, des visites d'abattoir et les courses d'obstacles, et a été adopté par toutes les forces du Commonwealth stationnées en Grande-Bretagne.

Operation Jubilee (1942) vignette|Soldats de la d'infanterie et du United States Army Rangers tués lors du débarquement de Dieppe.

Au début de 1942, sous le commandement du major-général John Hamilton Roberts, la d'infanterie canadienne a participé à plusieurs autres exercices de combat à grande échelle pour évaluer la capacité des divisions du Commonwealth à repousser une éventuelle invasion allemande. Pendant les mois d'avril et de mai, les exercices se sont intensifiés, exigeant un effort plus considérable de la part des participantsCopp, . En conséquence, la a été considérée comme l'une des quatre meilleures divisions au Royaume-UniCopp, , et a été sélectionnée comme force principale pour l'attaque imminente des Alliés sur le port de Dieppe occupé par les Allemands (nom de code Opération Jubilé. Planifié comme un test pour savoir si un tel débarquement était possibleBercuson, , le raid de Dieppe devait être entrepris par les et , avec un support naval et aérien, et l'appui additionnel d'unités d'infanterieZuehlke, .

Le , pendant que les unités de commandos britanniques ont attaqué les bunkers à la périphérie de Dieppe, les forces de la débarquent sur quatre plages. La plus orientale, Blue Beach, qui était située au pied d'une falaise abrupte, a présenté une plus grande difficulté, le Royal Regiment of Canada et une compagnie du Black Watch ont été tenues en échec par deux pelotons de défense allemande. Seulement six pour cent des hommes qui ont débarqué sur Blue Beach ont pu retourner en Grande-BretagneBercuson, .

Les plages de débarquement principales, nom de code White et Red, étaient directement en face de Dieppe. Seuls des gains mineurs ont pu être effectués, la majorité des brigades de et sont demeurées coincées sur la plage, et malgré l'arrivée d'un escadron de blindés de la Calgary Tank Regiment, les pertes étaient lourdes. Les renforts des Fusiliers Mont-Royal avaient peu d'effet, et les forces survivantes ont été retirés à . Sur près de canadiens qui ont participé, plus de la moitié ont été tués, blessés ou capturésBercuson, .

À Green Beach, à l'ouest, le South Saskatchewan Regiment a débarqué sur le mauvais côté de la rivière Scie, nécessitant un assaut sur le pont, ainsi que sur les positions allemandes dans et autour de la ville de PourvilleBercuson, . Le Queen's Own Cameron Highlanders ont été déployés en renfort, mais l'unité n'a pas été en mesure d'atteindre ses objectifs. Comme pour les trois autres plages, les victimes parmi les Canadiens ont été élevés.

Reconstruction (1942–1944) Tout au long de 1943, la axe ses efforts sur la reconstruction de ses rangs, ayant perdu près de la moitié de sa force à Dieppe. En , le major-général Charles Foulkes, le premier officier n'ayant pas servi lors de la Première Guerre mondiale à prendre le commandement, remplace BurnsCopp, . Le mois suivant, les trois commandants de brigade ont été remplacés dans le cadre d'un mouvement général visant à moderniser les échelons supérieurs des forces canadiennesCopp, . D'autres changements radicaux effectués à tous les niveaux de commandement, associées aux effets de l'afflux important de nouveau personnel en 1943, abaisse le moral des troupes dans la division. Toutefois, en , la formation s'intensifie, annonçant la venue de l'invasion de l'Europe. Le , la a été inspecté par le roi George VICopp, et au mois de mai, sont entièrement équipés et formésCopp, . Lors du jour J, le , l'assaut canadien principal a été dirigé par la d’infanterie canadienne, tandis que la s’est tenue en réserveCopp, .