Rosières est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune possède un patrimoine historique et naturel notable : une partie de l'église et le calvaire sont classés au titre des monuments historiques et le ravin de Corbœuf est classé comme site naturel protégé. Géographie Localisation
La commune de Rosières se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. du Puy-en-Velay., préfecture du département, et à de Saint-Julien-Chapteuil., bureau centralisateur du canton d'Emblavez-et-Meygal dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales.
Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Beaulieu (), Mézères (), Malrevers (), Saint-Julien-du-Pinet (), Chaspinhac (), Saint-Vincent (), Lavoûte-sur-Loire (), Le Pertuis (). Rosières est situé à du Puy-en-Velay, à de Saint-Étienne, à d'Yssingeaux, à de Retournac, et à de Lavoûte-sur-Loire.
La carte ci-dessous indique les communes environnantes.
Rosières se caractérise par son appartenance à la plaine l'Emblavez et à celle du Velay volcanique. La plaine est à une altitude d'environ alors que le point culminant de la commune, le sommet du suc de Jalore, a une altitude de .
Le bassin de l'Emblavez a la même origine que celui du Puy-en-VelayMinistère de l'agriculture. Direction de l'agriculture "Statistique agricole de la France. Annexe à l'enquête de 1929 : Monographie agricole du département de la Haute-Loire" 1937 monographie imprimée, 236 p. (Gallica, identifiant : ark:/12148/bpt6k6210153f. C’est un lac oligocène (ère tertiaire) divisé en deux parties à la suite de la poussée alpine de la fin du Miocène. Il est limité au Nord par les hauteurs de la rive gauche de la Loire, à l'Est et au Sud-Est par la chaîne du Meygal, au Sud et à l'Ouest par les hauteurs granitiques de Chaspinhac.
Géologie À Rosières, il est possible d’observer des marnes oligocènes, du granite, des alluvions modernes et des roches volcaniques dont des phonolites.
D'après Eugène Locussol, les laves phonolitiques sont sorties sans explosion violente ; par suite de leur viscosité, elles se sont simplement accumulées autour des orifices d'expulsion formant des dômes. Ceux-ci en s'effritant ont créé d'énormes éboulis à leur pied. Ces éboulis s’appellent des chiers, ou cheyres.
Les plaques de phonolithes sont utilisées comme matériau de couverture, on parle de lauze.
Ravins de Corbœuf
Les ravins de Corbœuf constituent un site naturel remarquable formé par des falaises d'argile, aux couleurs variées.
Le décret de https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2013/6/26/DEVL1236287D/jo/texte a classé les “ravins de Corboeuf” comme site naturel remarquable. Les raisons du classement sont précisées sur le site du ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer. : les ravins de Corbœuf sont des ravins d’érosion mettant au jour, sur une quarantaine de mètres d’épaisseur, des argiles. Leur origine se trouve dans les dépôts d’un grand lac qui occupait, il y a quarante millions d’années, le bassin de l’Emblavez et du Puy-en-Velay. À l’ère tertiaire, ce bassin a été recouvert et fossilisé par les éruptions volcaniques engendrées par la surrection des Alpes. Les géologues distinguent les argiles vertes et rouges (kaolinites) de la base des argiles bleu verdâtre à beiges qui sont des « illites ». Ils remarquent également les lignes blanches, parfois verticales, qui sont faites de calcite, à l’endroit d’anciennes petites failles.
Les ravins sont une curiosité géologique rare présentant un intérêt scientifique, qui s’ajoute à leur intérêt pittoresque. Leur périmètre est de soixante-cinq hectares environ.
Rivières et étang La commune est arrosée par la Suissesse., affluent de la Loire. Cette rivière prend sa source à Saint-Julien-du-Pinet, puis traverse Rosières, Malrevers et Beaulieu. Elle se jette dans la Loire à Lavoûte-sur-Loire. Sa longueur est de .
Le Ran. est un ruisseau de , il traverse Rosières (à Blanlhac), Beaulieu, et Saint-Vincent.
L'étang de la Plaine domine, à d'altitude, la plaine de l'Emblavez. Situé près du hameau de Chiriac, il est géré par les habitants de ce hameau (pêche).
Voies de communication Route : la route départementale 7, de Malataverne à Lavoûte-sur-Loire, traverse Rosières, la D 35 donne l'accès à la RN 88 au Pertuis. La D 71 permet d'atteindre le Puy-en-Velay via Malrevers.
Chemins de fer : les gares les plus proches sont Retournac et Lavôute-sur-Loire. La ligne SNCF va de Saint-Étienne au Puy-en-Velay.
L'ancienne voie ferrée des Chemins de fer départementaux (CFD) dîte : « La Galoche » (voir ci-dessous : histoire) a été transformée en voie verte. Sur environ , elle permet dans sa première partie de découvrir la plaine de l'Emblavez : elle part de Lavoûte-sur-Loire, passe à Beaulieu, puis traverse Rosières. À la sortie de Rosières, la voie permet de découvrir les ravins de Corbœuf.
Cet aménagement est un élément de la «Via Fluvia».. Cette voie verte reliera la vallée du Rhône à la Loire en passant par le Parc naturel régional du Pilat. Elle emprunte les anciennes voies de chemins de fer et s'inscrit dans le Schéma national des véloroutes et voies vertes (route cyclable nationale V73.). La « Via Fluvia » de Lavoûte-sur-Loire à la vallée du Rhône aura une longueur de . L'aéroport le plus proche est celui de du Puy-Loudes à .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pertuis à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Rosières est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,8 %), zones agricoles hétérogènes (30,5 %), forêts (18,3 %), zones urbanisées (2,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de 910 en 2013 et de 800 en 2008.
Parmi ces logements, 64,2 % étaient des résidences principales, 13,7 % des résidences secondaires et 22,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,6 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Rosières en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (13,7 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 70,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (70 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Rosières en 2018. Typologie Rosières. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)64,271,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)13,716,19,7 Logements vacants (en %)22,112,48,2
La commune compte, en 2013, 910 logements dont 624 résidences principales, 140 résidences secondaires et 146 logements vacants. Le nombre de maisons est de 803 et celui des appartements de 105.
Les hameaux Roiron Roiron se situe au nord-est de Rosières à d'altitude.
Royro en 1553, Royron en 1572 pourrait venir de roire, variante de roure qui signifie chêne rouvre.
On peut y admirer des bâtisses aux murs imposants, construites avec les matériaux disponibles sur place : murs en granit, lauzes de phonolithe provenant de Jalore.
Le petit patrimoine se résume à l'ensemble bachas-lavoir, au travail et au puits. La petite place a été libérée à la suite de la démolition de l'assemblée décidée par les habitants en 1986.
Le village est très fréquenté par les randonneurs et promeneurs qui viennent apprécier le panorama et la table d'orientation.
Les Granges Comme l'indique le nom "grange" le village était un des "centres d'exploitation" de Rosières. Situé au sud-est du bourg, le long de la Suissesse, face aux ravins de Corboeuf, il servait de grenier pour la localité. D'autant que son emplacement en direction de Bolio où se situaient de nombreux moulins à grains le rendait point de passage obligé pour toute la filière du blé et du pain. Au Moyen Âge le nombre de maisons était de l'ordre de cinq dont une sur le site de Gaillard.Par la suite on y retrouve tous les éléments du village typique avec un four banal, une croix de pèlerinage, des "bachats" alimentés par une fontaine et la maison de la "béate". Cette dernière semble avoir été vendue et ne fait plus partie des biens publics.
Chastel