André Plisson, né le à Seigy (Loir-et-Cher) et mort le à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), est un peintre et lithographe français.

Biographie André Plisson habite un temps à Reugny, en Indre-et-Loire puis son père devient directeur d'une laiterie à Dreux (Eure-et-Loir) où il demeure avec son épouse, au 116, rue Saint-MartinL'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 20 janvier 1959, article de Roger-Louis Pillet..

Sur les conseils d'un enseignant qui le voit sans cesse réaliser des croquis, ses parents le font entrer à l'école des beaux-arts de Tours en 1945. Il y est l'élève de Mathurin Méheut et y reçoit son enseignement jusqu'en 1949, année où il entre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Jean DupasAlain Valtat, Catalogue raisonné du peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), préface de René Quillivic, introduction de Mickaël Compagnion, Sceaux, éditions Levana (auto-édition), 1996, 483 p.. Il y rencontre en 1951 Edmond Heuzé qui remplace Jean Dupas devant s'absenter pour une intervention chirurgicale, et enseigne à ses élèves le portraitAlain Valtat, et Raymond Legueult.

Il découvre l'Espagne en 1954, lors d'un premier séjour à la Casa de Velázquez rendu possible grâce à une bourse de voyage.

En , il part effectuer vingt sept mois de service militaire, dont huit mois en Algérie, près de Bou Saâda.

Il épouse Geneviève Folie-Desjardins en octobre de la même année et voit naître son premier enfant, Hugues, en 1956. Il obtient en 1956 le deuxième second prix de Rome avec Jeunes filles sortant de la merBase Cat’zArts., et le prix de la Casa de Velázquez en 1956.

Il rentre à Paris en et s'installe à Madrid à la Casa de VelázquezAnnée scolaire 1957-1958, artistique..

Son amour pour ce pays aux lumières chaudes et aux terres brûlées grandit jusqu'à lui insuffler ses thèmes principaux. Dès 1958, après avoir habité Madrid, il déménage pour la province d'Alicante, où il loue une finca de 25 hectares, isolée dans la nature. Il revient à Paris avec sa famille un an plus tard, en . Son besoin d'être au plus près de cette nature aride et nourricière le fait revenir pour six mois dans sa finca andalouse, en 1960, année de son retour définitif à Paris.

Il expose à la seconde Biennale de Paris en 1961 et s'ensuivent de nombreuses expositions en France et à l'étranger (Espagne, Suisse, Corée, Japon, USA, Mexique, Russie, Allemagne…). La galerie Epona accueille ses œuvres pour une exposition particulière en 1962, à Paris, puis il expose en permanence à la galerie Motte (Genève) et à la galerie Bonaparte (Paris).

Victime d'un grave accident de voiture, il reste quatre mois sans pouvoir peindre. La passion ne le quitte pas pour autant, mais il va peu à peu expérimenter une manière plus fluide, plus minimaliste. Il obtient successivement le prix Othon Friesz, et le prix Eugène Carrière, en 1963. L'année suivante il quitte la galerie Epona pour entrer à la galerie Bernier, dirigée par Janine Marvaud. Il va ensuite alterner les expositions en France et au Panama (en 1966), en Belgique (1967), au Luxembourg (1968 et 1970), en Allemagne (1969)…

On lui décerne le grand prix des beaux-arts de la ville de Paris en 1966.

Il obtient un poste de professeur à l'École supérieure des arts appliqués DuperréVoir sur le site de l'école. à Paris en 1970. Il y dispense des cours de mosaïques et se voit confier les cours permettant de devenir plasticien architectural.

Il reçoit la médaille d'or du Salon des artistes français et le prix du Salon de la ville du Bourget en 1978.

Il a un second enfant, Gwendoline, avec Hélène Boucher, jeune femme rencontrée en 1975 et qu'il épouse en . Ils retournent chaque année en Espagne, en Andalousie, à Madrid, à Alicante et à Benidorm.

Tout au long de sa vie, André Plisson exposera dans le monde entier : Suède, Japon, Pays-Bas, Chine, Russie, Italie, Portugal, Corée, Liban…

La Fondation Taylor lui décerne son grand prix en 2002.

Professeur honoraire et chevalier des palmes académiques, il se consacre à la peinture acrylique. Il est sociétaire au Salon d'automne et au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Il expose chaque année au Salon d'automne et au Salon du dessin au Grand Palais.

Il partage son temps entre Charenton-le-Pont, où il avait son atelier depuis cinquante ans, et Moronval, petit village proche de Dreux, où se trouve l'ancienne maison de ses parents. L'une des pièces lui sert de nouvel atelier.

Au fil des années, des amitiés se sont tissées avec d'autres peintres de sa génération comme Claude Dechezelle.

Style André Plisson peint et interroge cette matière qui garde tant de secret. Claude Leguen résume avec poésie cet attachement charnel : . Il décrit ainsi la première époque du peintre, lorsque ses toiles, peintes à l'huile, incarnaient l'essence de l'Espagne des années 1950 et 1960.

Plus tard, dès la fin des années 1960, l'artiste peint dans la matité de l'acrylique, joue avec la subtilité des dégradés de gris colorés. Sûr de son métier, sa peinture renonce aux effets par exigence. Chaque détail du tableau n'existe que par rapport à l'ensemble. Ainsi les corps à l'Antique se fondent avec harmonie dans leur environnement. Sa palette faussement monochrome contribue à l'unité de la composition.

Illustrations

Alexandre Dumas, Paris Grenade, illustré de 25 lithographies d'André Plisson, tirées sur les presses à bras de Jacques Gourdon, 15 exemplaires imprimés sur Auvergne, 115 exemplaires sur Arches, 1965.

Expositions En France 1959 : Dreux, musée 1961 : Biennale de Paris avec Baigneuse, collection galerie Dravant à Paris ; Salon d'automne ; Le Havre, galerie Jacques Hammon 1962 : galerie Epona, « La Gourmandise » (exposition collective) 1963 : galerie Paul Walsh à Tours (exposition collective) ; galerie Epona (Paris), galerie Bonaparte (Paris) 1964 : 331 Gallery à La Nouvelle Orléans (exposition collective) 1964 : French Gallery à Houston (exposition collective) 1991 : Fondation Taylor ; Salon du dessin 2004 : Salon d'Automne à l'Espace Charenton, invité d'honneur 2004 : Salon de la Société nationale des beaux-arts

Expositions internationales

Récompenses

Collections publiques Musée des beaux-arts de La Rochelle Dreux Mulhouse Paris : École nationale supérieure des beaux-arts musée d'art moderne de la ville de Paris École des beaux-arts de Tours Madrid, Casa de Velázquez

Notes et références

Annexes Bibliographie Bertrand Duplessy, « André Plisson », dans Univers des Arts, , . Pierre Cavret, Henri Thomas, l'univers fantastique d'un Prix de Rome, éd. Cheminement, 2007, .

Liens externes

« André Plisson », sur artmajeur.com

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