Honoré Barthélémy (Albert Honoré Joseph Barthélémy), né le à Paris et mort à Paris le Archives de Paris, acte de naissance n° /1891/2510, avec mention marginale qui indique comme date et lieu de décès : 12/05/1964 à Paris , est un coureur cycliste français.

Biographie Pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé le à Souchez.

Il est professionnel de 1918 à 1927.

En 1919, il participe à son premier Tour de France où il se distingue en montagne. Il perd beaucoup de temps sur les premières étapes ce qui le met hors-jeu pour la victoire finale mais domine chaque étape accidentée par la suite. À Luchon, il signe son premier succès en reprenant Luigi Lucotti dans les pentes du Tourmalet et en filant seul jusqu'à l'arrivéeL'Auto du 10 juillet 1919 page 1, sur Gallica. Il signe après ça trois victoires, une première fois à Nice en distançant le même Italien dans la dernière ascension du col d'EzeL'Auto du 16 juillet 1919 page 1, sur Gallica puis en remportant les deux grandes étapes des Alpes au terme de longs raids solitaires. À chaque fois, il part dès le premier col du jour, du pied de la Colle-Saint-Michel sur la étapeL'Auto du 18 juillet 1919 page 1, sur Gallica puis du pied du col du Galibier sur la étapeL'Auto du 20 juillet 1919 page 1, sur Gallica.

Sur le Tour 1920, qu'il aborde avec des espoirs de victoire finale, Barthélémy ne connait que la malchance. Victime de crevaisons en début de Tour puis malade lors de la traversée des Pyrénées, il est renversé par une motocyclette dans le final de la étapeL'Auto du 12 juillet 1920 page 1, sur Gallica. Blessé à une épaule et aux genoux notamment, il retombe quelques jours plus tard dans la descente du Galibier et traîne sa misère toute la fin de l'épreuve mais parvient tout de même à terminer premier Français.

En 1921, il remporte Paris-Saint-Étienne devant Henri Pélissier puis s'aligne sur le Tour de France où il connait encore des ennuis de crevaisons sur les premières étapes et aborde les Pyrénées à plus d'une heure du maillot jaune Léon Scieur. Au contact mais dominé dans la grande étape de montagne, il passe proche de la victoire à Perpignan où, malgré de nombreux soucis mécaniques pendant la journée, il arrive dans un petit groupe de leaders à l'arrivée mais est battu par Louis MottiatL'Auto du 9 juillet 1921 page 1, sur Gallica. Dans les Alpes, il est en tête de course avec Hector Heusghem au sommet du col d'Allos mais une succession de crevaisons ne lui permet pas de jouer la victoire. Lors de l'étape suivante, il est cette fois seul en tête au sommet du Galibier mais connait de nombreux soucis dans la descente. Néanmoins, il parvient à revenir dans le final mais est battu d'une roue par Félix GoethalsL'Auto du 17 juillet 1921 page 1, sur Gallica. Il est enfin récompensé sur la étape où il attaque à 100 km du but avec Scieur et Heusghem avant de les régler au sprint à StrasbourgL'Auto du 19 juillet 1921 page 1, sur Gallica. Une performance qui lui permet de renforcer sa place au général qu'il ne quitte plus jusqu'à Paris.

Le Tour 1922 est marqué par l'héroïsme de Barthélémy. Pourtant plutôt bien parti, de l'étape de Brest, qui se joue à une course à élimination, derrière Robert JacquinotL'Auto du 30 juin 1922 page 1, sur Gallica, il est mis en difficulté sur la étape par des crevaisons et des douleurs au poignet et perd tout espoir de victoire. Sur la étape, alors qu'il retrouvait des jambes, il est victime d'une terrible chute dans le col de Port qui l'envoie dans un ravin. Malgré de profondes plaies à la jambe et des contusions multiples, il va au bout de l'étape qu'il termine à plus de quatre heures des meilleursL'Auto du 8 juillet 1922 page 2, sur Gallica. Il continue l'épreuve dans la douleur puis au début de la étape, il est renversé par un sidecar et se blesse à la têteL'Auto du 14 juillet 1922 page 3, sur Gallica. Là encore, il termine la course mais abandonne lors de la journée de repos.

Au début de l'année 1924, il se blesse à l'entraînement alors qu'un silex vient se loger dans son œilL'Auto du 27 janvier 1924 page 2, sur Gallica. Trop sérieusement touché, il subit une opération et poursuit sa carrière avec un œil de verreL'Auto du 29 janvier 1924 page 2, sur Gallica.

En 1927, lors de sa victoire au Bol d'or de Paris, il établit le record de l'épreuve en parcourant en 24 heures.

En , il a un accident à Champigny-sur-Marne alors qu’il circule en , il meurt à Paris des suites de cet accident.

Palmarès 1910 Paris-Château-Thierry de Paris-Évreux 1911 Paris-Fontainebleau Paris-Troyes Championnat de Paris amateurs Paris-Cabourg Paris-Dieppe de Paris-Bernay du championnat de France sur route amateurs 1912 Champion de France des indépendants Reims-Dinant de Paris-Vailly 1913 de Nancy-Les Vosges 1918 de Trouville-Paris de Paris-Tours 1919 , , et du Tour de France de Strasbourg-Paris du championnat de France sur route du Grand Prix de l'Armistice de Lyon-Marseille de Paris-Roubaix de Paris-Tours du Tour de France 1920 de Paris-Tours du championnat de France de cyclo-cross de Paris-Nancy du Critérium des As de Paris-Roubaix du Tour de France 1921 Paris-Saint-Étienne : Classement général

du Tour de France du Tour de France 1922 du Petit Tour de France 1922 au vélodrome du Parc des PrincesLe Petit Parisien du 7 août 1922 page 4, sur Gallica. 1923 Tours-Angers-Tours de Bordeaux-Paris 1925 Bol d'or 1927 Bol d'or de Paris-Contres''

Résultats sur le Tour de France 8 participations 1919 : , vainqueur des , , et 1920 : 1921 : , vainqueur de la 1922 : abandon () 1923 : abandon () 1924 : abandon () 1925 : abandon () 1927 : abandon ()

Notes et références

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