Miguel Arias Cañete, né le à Madrid, est un homme politique espagnol, membre du Parti populaire (PP) et commissaire européen de 2014 à 2019.
Arias commence sa carrière politique en 1982, comme député régional avançant sénateur d'Andalousie. Élu au Parlement européen en 1987, il revient douze ans plus tard dans la vie politique espagnole et devient, en 2000, ministre de l'Agriculture de José María Aznar et membre du Conseil d’administration de la fondation politique DAES.
Avec le retour au pouvoir du PP, en 2011, sous la direction de Mariano Rajoy, il est nommé ministre de l'Agriculture et de l'Environnement.
En 2014, il est choisi comme tête de liste du PP pour les élections européennes et quitte alors le gouvernement d'Espagne. En , le président de la Commission le propose au poste de commissaire à l'énergie et au climat.
Biographie Scolarité Il effectue sa scolarité chez les jésuites, puis intègre l'université complutense de Madrid, où il obtient une licence de droit en 1971.
Trois ans plus tard, il passe avec succès le concours d'avocat de l'État.
Une première carrière professionnelle dans la fonction publique En 1974, en tant qu'avocat, il entre dans le corps espagnol des avocats de l'État.
Il travaille notamment pour les délégations du ministère des Finances de Jerez de la Frontera, puis Cadix, avant de quitter ces fonctions en 1978.
Par la suite, il enseigne le droit à la faculté de droit de Jerez de la Frontera.
De 1999 à 2000, il est procureur aux parquets de Cadix et de Jerez de la Fronteranotice bibliographique fournie par le candidat à la commission européenne pour les élections 2014
Une seconde carrière professionnelle dans le privé Il met ensuite ses compétences de juriste au service du privé en se spécialisant dans le contentieux fiscal et le droit des entreprises.
De 2005 à 2011, il fait partie d'une association d'avocats de Jerez de la Frontera (ou Xéres pour les francophones ; première ville en termes d’activité économique de la province de Cadix en Andalousie), tout en prenant durant cette même période la présidence de deux entreprises pétrolières espagnolesarticle intitulé du journal Vozpópuli, publié le 3.04.2014 ; Concernant Petrolífera Dúcar voir aussi le registre BOLETÍN OFICIAL DEL REGISTRO MERCANTIL, 17 oct 2013, , (présidence qu’il abandonnera pour devenir ministre).
Des débuts politiques en Andalousie Membre de l'Alliance populaire (AP), Arias est élu, le , député de Cadix au Parlement d'Andalousie, puis sénateur le suivant. Il ne se représente pas aux élections régionales et sénatoriales du .
Selon sa déclaration de conflit d'intérêts il a aussi été membre du conseil d'administration de la Fundación para el Análisis y los Estudios Sociales (FAES), qui se présente comme un think tank espagnol basé à Madrid, intéressé par l'analyse et l’étude du corps social. Le FAES est déclaré comme association sans but lucratif présidée par José María Aznar et défend une idéologie libérale conservatrice en Espagne, en lien étroit avec le Parti populaire (PP) (il est officieusement désigné comme ; son rapport annuel d'activité peut être téléchargé sur son site Web ou sur le site européen des fondations politiques"Fundación para el análysis y los estudios sociales – FAES" European-network-of-political-foundations.eu. consulté 27 October 2013. Le rapport 2013 est aussi en ligne sur le site de la FAES (PDF, 181 pages). La FAES a notamment organisé en 2013 un séminaire destiné à où L’évolution du secteur énergétique aux États-Unis a été au centre du débat, étudiée à partir des dernières décennies jusqu'à aujourd'hui, ainsi que les implications de la maturation rapide des technologies d’extraction du gaz de schiste, et a publié en une proposition de nouvelle stratégie énergétique pour l’EspagnePropuestas para una estrategia energetic nacional. Edición 2013 Miguel Marín (Director) Pedro Mielgo (Coordinador) Con la colaboración especial de : César Dopazo, José Antonio Guillén, Juan Luis López Cardenete y Conrado Navarro, ed : FAES, Oct 2013 ainsi que des recommandations visant à diminuer les taxes pour, selon le FAES relancer l’efficience et la compétitivité au service du marché
Un long passage au Parlement européen Lors des élections européennes spéciales du , consécutives à l'entrée de l'Espagne dans la Communauté économique européenne, Arias est élu député au Parlement européen, en douzième position sur la liste de l'AP, emmenée par Manuel Fraga. Il est réélu en , en treizième position sur la liste du nouveau Parti populaire, conduite par Marcelino Oreja. En , placé à la vingt-quatrième place de la liste d'Abel Matutes, il sauve son mandat grâce à l'excellent résultat obtenu par le PP, plus de 40 % des suffrages.
À l'ouverture de la législature, il est élu président de la commission de la Pêche. Après les renouvellements de poste à mi-mandat, en , il est porté à la présidence de la commission de la Politique régionale. Il ne se représente pas à la fin de son mandat, en .
Ministre d'Aznar À l'occasion des élections générales du , Arias retrouve son siège de sénateur de Cadix en remportant le plus grand nombre de suffrages dans la province. Le suivant, il est nommé ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation par José María Aznar. Il affirme alors sa volonté de fortement réglementer le secteur par le vote de plusieurs lois concernant la viticulture, l'alimentation, la santé animale, une frénésie pas vue depuis plus de vingt ans « Arias Cañete prepara una amplia batería de leyes y normas », El País, le .
Dirigeant du Parti populaire Désigné tête de liste dans la circonscription électorale de Cadix pour les élections générales du au mois de janvier précédent « La ministra de Educación encabezará la lista del PP al Congreso por Granada como diputada cunera », El País, le , Arias ne remporte que 33 % des voix, en recul de huit points, et trois sièges sur neuf, soit un de moins qu'en 2000 « La lista de Chaves sube en Cádiz y el PSOE obtiene ocho de los 15 escaños », El País, le . À l'ouverture de la nouvelle législature, sa première au Congrès des députés, il devient porte-parole du groupe PP à la commission de l'Économie, le parti ayant choisi de confier aux anciens ministres des responsabilités différentes de celles qu'ils exerçaient au gouvernement « Cuatro ex ministros, portavoces de comisión », El País, le .
Le suivant, il est élu secrétaire exécutif à l'Économie et à l'Emploi, lors du congrès du Parti populaire, à Madrid. Dans le jeu de pouvoir interne, il est alors perçu comme un homme du parti, à la fois proche de Rodrigo Rato et Esperanza Aguirre « El líder del PP se 'reparte' el Comité de Dirección con Acebes », El País, le . Aux élections générales du , il est élu député de Madrid. À peine trois mois plus tard, le , il est désigné président du comité électoral du PP, au cours du congrès, à Valence « El líder fulmina a los críticos », El País, le .
Ministre de Rajoy Réélu député de Madrid le , Arias est nommé, le suivant, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement dans le gouvernement de Mariano Rajoy « Un Gobierno de amigos y fieles », El País, le . Cette décision va à l'encontre de ses promesses de campagne et de ses déclarations lors du débat d'investiture, selon lesquelles le ministère de l'Agriculture serait reconstitué « Rajoy confirma que habrá un Ministerio de Agricultura », La Razón, le « Rajoy recupera el Ministerio de Agricultura para "devolverle el protagonismo que merece" », Público, le .
Le , il est remplacé par Isabel García Tejerina, après avoir été désigné tête de liste du PP pour les élections européennes du 25 mai suivant.
Retour au Parlement européen En 2014, il est élu comme tête de liste du PP aux élections européennes. Le lors de la distribution des 27 portefeuilles de commissaires européens, Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission le propose comme commissaire au Climat et à l'Énergie (fusion de deux portefeuilles dans l’exécutif précédent) dans sa nouvelle équipe. La composition de la "nouvelle Commission" doit cependant être approuvée dans son ensemble par un vote des europarlementaires, après une audition(du 29 septembre au 7 octobre 2014) des 27 commissaires par les eurodéputés issus des commissions correspondant au poste brigué par le candidat ; les commissaires sont donc en quelque sorte auditionné par leurs pairs.
Lors de son audition le , sans expliquer comment il comptait atteindre ces objectifs, il a plaidé pour une Europe produisant 1/3 de son énergie en énergie propre précise-t-il répétant littéralement le courrier envoyé par Jean-Claude Juncker. Il promeut la lutte contre le réchauffement climatique et la création d'un réseau intégré de l'énergie en Europe, une régulation des émissions de GES des navires, tout en promettant de faire prévaloir les arguments scientifiques face au discours climatosceptique comme il l’a selon lui fait quand il était ministre de l'agriculture et de l’environnement de son pays, de travailler à l’adoption de la et de diminuer l'allocation annuelle de quotas d’émission de gaz à effet de serre (GES). Il estime que sa participation aux sommets climatiques de Doha et de Varsovie (comme ministre de l’environnement espagnol) lui a , ajoutant que la sécurité de l'approvisionnement énergétique sera pour lui une (crise du gaz russe), sans toutefois citer les gaz de schiste plébiscités par son parti en Espagne.
Autres fonctions Selon sa déclaration européenne 2014 de conflit d'intérêts, il a aussi été commentateur sur la chaîne Cope.
Controverse Tout eurodéputé doit préciser (oralement ou par écrit, et avant d'intervenir) ses éventuels conflits d’intérêt sur toute question qu’il a à traiter, et le cas échéant, il ne doit pas prendre part aux votes ni aux discussions. Les controverses relatives à Miguel Arias y Cañete portent principalement sur les conflits d'intérêts.
En 2001, El País cite des exemples de conflits entre ses intérêts économiques (personnels ou familiaux) et son travail de député européenArticle intitulé , Journal El Pais, daté 2001,-01-09 - Archives du Journal El Pais Article intitulé Arias Cañete simultaneó sus negocios agrícolas con la comisión de Agricultura del Parlamento europeo ; La izquierda pide el cese del ministro por la incompatibilidad de sus 'intereses particulares' , Journal El Pais, 2001-02-06. Ainsi, en , Arias Cañete est intervenu comme député européen sur la législation européenne sur les jeux d'argent, par une question orale portant sur l'opportunité de libéraliser le secteur des jeux dans l'UE : avait-il demandé. Or selon El País, Arias Cañete a dirigé 2 entreprises de salles de jeux de bingo (CEBINGO SA, Tecnijuego). Il affirme n'y avoir été que simple « conseiller financier », bien que le registre des entreprises de la « ville autonome de Ceuta » le désigne comme Directeur, au moins depuis aout 1994, ce mandat ayant été renouvelé (sans son consentement ni son autorisation, selon lui) en , ce qui le mettait encore en situation de conflit d’intérêts.