Jesús Sancho Rof, né le à Madrid, est un homme politique espagnol membre du Parti populaire (PP).
Professeur des universités, il est nommé directeur général au ministère de l'Éducation en 1973, puis de la RTVE l'année d'après. Il abandonne la télévision d'État en 1975.
Aux élections de 1977, il se fait élire député de l'UCD dans la province de Pontevedra, après quoi il est choisi comme cadre dirigeant du ministère de l'Intérieur. Réélu en 1979, il devient ministre des Travaux publics. Deux ans plus tard, le nouveau chef de l'exécutif le désigne ministre du Travail et de la Santé.
Il doit quitter le gouvernement en . À nouveau élu au Congrès des députés en 1982, il rejoint l'AP l'année suivante et sous ses couleurs remporte un dernier mandat législatif, en 1986. Il met un terme à sa vie politique trois ans plus tard.
Biographie Formation et débuts professionnels Il étudie les sciences physiques à l'université de Madrid. En 1962, après avoir passé sa licence, il devient professeur d'optique. Parallèlement, il est nommé directeur du cabinet d'études de la direction nationale du syndicat espagnol universitaire (SEU), dont Rodolfo Martín Villa est alors le chef « Un militar en Interior y hombres del antiguo régimen junto a hombres "nuevos" », El País, le .
Il abandonne ces responsabilités en 1966. Il atteint deux ans plus tard le grade de professeur agrégé et enseigne alors l'optique et la structure de la matière à l'université de Madrid.
Cadre du franquisme Il est choisi en pour le poste de directeur général de la Formation professionnelle et de l'Extension éducative au sein du ministère de l'Éducation et de la Science « Decreto 1299/1973, de 22 de junio, por el que se nombra Director general de Formación Profesional y Extensión Educativa del Ministerio de Educación y Ciencia a don Jesús Sancho Rof. », Bulletin officiel de l'État, publié le . Il est toutefois relevé de ces fonctions dès le , pour devenir directeur central du Secrétariat d'assistance et de promotion syndicales de l'Organisation syndicale espagnole « Decreto 177/1974, de 1 de febrero, por el que se nombran Altos Cargos de la Organización Sindical. », Bulletin officiel de l'État, publié le .
Il doit à nouveau quitter ses responsabilités le , après avoir été désigné directeur général de la Radiodiffusion et télévision, à 33 ans « Decreto 3231/1974, de 22 de noviembre, por el que se nombran Subsecretario de Turismo, Secretario general Técnico y Directores generales del Ministerio de Información y Turismo. », Bulletin officiel de l'État, publié le du ministère de l'Information et du Tourisme. Il est relevé de son poste au bout de treize mois, le « Decreto 3325/1975, de 19 de diciembre, por el que se dispone el cese de don Jesús Sancho Rof como Director general de Radiodifusión y Televisión. », Bulletin officiel de l'État, publié le . Il retrouve des responsabilités dès le , en tant que directeur central de l'Administration et des Finances de l'Organisation syndicale espagnole « Acuerdo del Comité Ejecutivo Sindical sobre nombramiento de altos cargos de la Secretaría General de la Organzación Sindical. », Bulletin officiel de l'État, publié le .
Engagé dans la transition démocratique En , il participe à la création de la Fédération sociale indépendante (FSI), un parti qui se veut de centre gauche et dont la création est fortement liée au président du gouvernement Adolfo Suárez « Los "delfines" del Gobierno, a la cancha electoral », El País, le . Il est relevé de ses fonctions administratives, à sa demande, le « Orden por la que se dispone el cese de don Jesús Sancho Rof como Director central de Administración y Finanzas. », Bulletin officiel de l'État, publié le . La FSI rejoint ensuite la coalition centriste de l'Union du centre démocratique (UCD), mise en place autour de Suárez.
Pour les élections constituantes organisées le suivant, il est investi en deuxième position sur la liste de l'UCD dans la province de Pontevedra. Élu au Congrès des députés, il est nommé directeur général de la Politique intérieure au sein du ministère de l'Intérieur le « Real Decreto 1946/1977, de 29 de julio, por el que se nombra Director general de Política Interior a don Jesús Sancho Rof. », Bulletin officiel de l'État, publié le sans renoncer à son mandat parlementaire. Il siège ainsi à la commission constitutionnelle, à la commission de l'Intérieur et à la députation permanente « Sancho Rof, Jesús », fiche biographique de la législature constituante, site du Congrès des députés. Le , il est promu au poste de sous-secrétaire de l'Intérieur « Real Decreto 902/1978, de 2 de mayo, por el que se nombra para el cargo de Subsecretario del Interior a don Jesús Sancho Rof. », Bulletin officiel de l'État, publié le .
Ministre des Travaux publics Déclaré inéligible du fait de ses fonctions administratives, il ne se présente pas aux élections générales du . Pourtant, le , Jesús Sancho Rof est nommé, à 38 ans, ministre des Travaux publics et de l'Urbanisme « Real Decreto 711/1979, de 5 de abril, por el que se nombran Ministros del Gobierno. », Bulletin officiel de l'État, publié le .
Dès le lendemain de sa nomination, il se trouve confronté à'une manifestation de la part de deux cents habitants du quartier madrilène d'Orcasitas, qui réclament l'abrogation du décret sur le logement, qui remet en cause les engagements ministériels dans le domaine de la rénovation urbaine « Primera manifestación contra el nuevo ministro de Urbanismo », El País, le . Le , il reçoit la principale association d'habitants de Madrid et s'engage à respecter les engagements pris, notamment la construction de vingt-cinq mille logements et que les loyers des nouvelles habitations ne dépassent pas 10 % des revenus du chef de famille, sans pour autant abroger le décret contesté puisqu'une loi sur le logement est en préparation « Jesús Sancho Rof se compromete a realizar las remodelaciones pendientes », El País, le . À l'issue d'une nouvelle réunion le , il annonce la signature d'un arrêté ministériel qui confirme le chiffre de vingt-cinq mille logements, prévoit un investissement total de soixante milliards de pesetas et que les constructions se réaliseront de manière simultanée « El MOPU invertirá 60.000 millones en los barrios madrileños », El País, le .
Au mois de juillet suivant, il est évoqué comme candidat à la présidence de la fédération UCD de la province de Pontevedra face au conseiller municipal de Vigo Víctor Moro ; il bénéficie notamment du soutien de Luis González Seara et Pio Cabanillas, représentant le courant de l'UCD de Galice « Dos tendencias luchan por el poder en la UCD de Pontevedra », El País, le . Il est finalement seul à se présenter au vote des délégués le et se voit donc logiquement élu président du comité exécutif provincial « El ministro Otero, derrotado en Lugo por Antonio Rosón », El País, le .
Ministre du Travail et de la Santé À la suite de la démission d'Adolfo Suárez et son remplacement par Leopoldo Calvo-Sotelo, Jesús Sancho Rof est nommé le ministre du Travail, de la Santé et de la Sécurité sociale « Real Decreto 256/1981, de 26 de febrero, por el que se nombran Ministros del Gobierno. », Bulletin officiel de l'État, le , fusionnant en conséquence deux départements ministériels « El Gobierno Calvo Sotelo, reduce carteras y mantiene la estructura del anterior Ejecutivo », El País, le . Son passage à ce poste est principalement marqué par le et une grève des médecins hospitaliers. Le , il est relevé de ses fonctions à l'occasion d'un important remaniement ministériel « Real Decreto 2829/1981, de 1 de diciembre, por el que se dispone el cese de diversos miembros del Gobierno. », Bulletin officiel de l'État, le . Il est l'unique ministre sanctionnée pour l'affaire de l'huile de colza, puisque le ministre de l'Économie Juan Antonio García Díez est promu second vice-président du gouvernement « Calvo Sotelo se vio forzado a recurrir a los suaristas" para resolver la crisis con rapidez », El País, le .
Après le gouvernement Il est investi candidat aux élections législatives anticipées du 28 octobre 1982, comme tête de liste UCD dans la province de Pontevedra « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 2057/82, de 27 de agosto », Bulletin officiel de l'État, le . Il fait partie des onze députés que fait élire le parti centriste et siège pour ce mandat à la commission de l'Éducation et de la Culture « Sancho Rof, Jesús », fiche biographique de la législature, site du Congrès des députés. L'UCD ayant disparu, il rejoint l'Alliance populaire (AP) et se représente aux élections législatives anticipées du 22 juin 1986, en deuxième position sur la liste de la Coalition populaire (CP) emmenée par Mariano Rajoy dans la province de Pontevedra « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 794/1986, de 22 de abril », Bulletin officiel de l'État, le . Pour ce dernier mandat, il participe à la commission bicamérale de la Recherche scientifique et du Développement technologique, ainsi qu'à la commission de l'Éducation et de la Culture à compter d' « Sancho Rof, Jesús », fiche biographique de la législature, site du Congrès des députés. Il ne se représente pas aux élections de 1989 et quitte la vie politique.
Il est président de l'AERCO (l'association patronale des entreprises de construction) de 1998 à 2008.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Gouvernement Suárez Gouvernement Calvo-Sotelo Scandale de l'huile frelatée
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