Jean-Marie Martin né le à Lanriec et mort le à Concarneau« Jean-Marie-Martin, un grand artiste du Passage », Ouest-France, . est un peintre français.
Biographie Jean-Marie Martin est fils de marin pêcheur. Sa mère, Marie, tient le café restaurant l'Étoile du Nord, à proximité des chantiers navals de Concarneau.
En 1942, il entre à l'école régionale des beaux-arts de Rennes dans l'atelier de Mathurin MéheutOù ses condisciples sont Joseph Archepel, Roland Guillaumel, Geoffroy Dauvergne, Roger Marage, Frédéric Back et Jean Le Merdy., puis il s'installe à Paris en 1945 où il est admis à l'École des beaux-arts dans l'atelier de Jean Dupas, dont il n'apprécie pas l'enseignement qu'il estime trop rigide.
Souffrant, il va se soigner dans un sanatorium réservé aux étudiants à Bouffémont.
De 1947 à 1951, Jean-Marie Martin fréquente les Ateliers d'art sacré à Paris , où il suit les cours de Jacques Le Chevallier , voyage en Espagne et, de 1957 à 1983, vit à Paris. Il y compose La Bataille de Wardepoule et Madame Royale, non sans revendiquer une influence des tableaux de Goya vus au musée du Prado à Madrid. Cette période parisienne s'achève avec le thème pictural de L'Enfer que la ville représente pour Jean-Marie Martin, ce constitué par Jeanine Rivais, « Jean-Marie Martin, chantre des mythes celtiques et occitans », jeaninerivais.fr..
En 1983, il quitte Paris avec Denise, son épouse, et le couple s'installe à Saint-Julien-le-Montagnier en Provence, dans une ancienne bastide rénovée, le Courcousier, au milieu des oliviers, où ils avaient l'habitude de venir passer des vacances. Il y peint La Légende du Roi Arthur et la quête du Saint Graal. En . Il produit des tableaux-sculptures et des assemblages. Vers 1990, il prend une nouvelle direction avec des compositions en noir et blanc et des cordages.
Après la mort de son épouse en 2008, Jean-Marie Martin quitte la Provence pour regagner la Bretagne aux côtés de son frère Adrien« Retour à quai pour Jean-Marie Martin », Quotidien Le Télégramme, .. Il s'installe dans le quartier du Passage à Concarneau où il meurt en 2012.
Peintre figuratif inspiré par le surréalisme, peintre abstrait, peintre de l'irréel, du surnaturel, de l'irrationnel, du fantastique, . (Français moyen à la mer), à l'imagination féconde, nourri de la mythologie du Graal, Jean-Marie Martin a revisité le cycle arthurien pendant quinze ans, dans des compositions psychédéliques, sans abandonner les paysages ou le portrait.
Œuvres dans les collections publiques
Concarneau : église Saint-Cœur-de-Marie (aujourd'hui démolie) : peinture murales en collaboration avec André Even (1918-1996), œuvres disparues. Église Sainte-Anne du passage Lanriec, Crucifixion, peinture. Hôtel de ville. Lagrasse, musée Céres Franco d'Art contemporain.. Paris : Fonds d'art contemporain - Paris Collections, Paysage de Daroca (Espagne), huile sur papier 50x63,9cm, vers 1960. Musée d'Art moderne de la ville de Paris, L'important, c'est la rose, toile en trois panneaux joints 163x204cm, 1967. Fonds national d'art contemporain, Puteaux : Nature morte, huile sur toile 46x55cm, vers 1955 ; Portrait officiel de Madame Royale, l'âme de la bataille (série Bataille de Wardepoule), toile en quatre parties découpées 176x202cm, vers 1969.
Réception critique - Dictionnaire Bénézit - Yvon Le Floc'h« Une biographie se prépare sur Jean-Marie Martin », Ouest-France,
Récompenses Second prix du Dôme, 1959. Prix du Dôme, 1960« Le fabuleux destin de Jean-Marie Martin », Le Télégramme, 2 décembre 2002.
Expositions Personnelles
Collectives
Les croqueurs d'étoiles, La Coopérative-Musée Cérès Franco à Montolieu, 2019.
Notes et références
Annexes Bibliographie Registre des élèves de 1945 à 1957, archives de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, AJ52-1353. Jean-Marie Martin, Paris, éd.galerie Jacques Massol, 1968. Comité national d'art sacré, Sainte Thérèse d'Avila dans l'art contemporain, Éditions Espace, . Le Groupe « Réalité Seconde », éd. Musée d'art contemporain de Chamalières, 1986. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992. Collectif, Paul André (dir.), L'art sacré au en France, Éditions de l'Albaron, Société Présence du livre, 1993. Alain Valtat, Catalogue Raisonné du Peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), Sceaux, auto-édition, 1996. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. André Guéguan, catalogue de l'exposition à la chapelle de la Trinité à Concarneau, 2000. Jean-Claude Caire, Robert Lazennec, Bernard Plasse, Séverine Bruneton, Jean-Marie Martin peintre fabuliste, Édition Immeuble Berluc, 2004 . Yvon Le Floc'h, Jean-Marie Martin, peintre fabuliste, Éditions Yvon Le Floc'h, Concarneau, 2017 (présentation en ligne).
Liens externes
« Jean-Marie Martin nourri par la Bretagne », concarneau-peintres.fr (consulté le ).
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