La géographie du Lesotho est homogène en raison de la petite taille du pays, qui occupe un espace au relief montagneux.

Géographie physique

Topographie Le relief du Lesotho est très montagneux et son point le plus bas est situé au niveau du confluent entre le fleuve Orange et la rivière Makhaleng à d'altitude., des sources précisent que son point le plus bas est , ce qui lui vaut plusieurs surnoms : « Royaume de la montagne », « Royaume des montagnes », « Royaume du ciel » ou « Royaume dans le ciel ». Son point culminant est Thabana Ntlenyana, située à d'altitude, plus haute montagne d'Afrique australe.

Hydrographie Le Lesotho ne possède pas de lacs naturels ; son réseau hydrographique appartient intégralement au bassin du fleuve Orange. Trois systèmes fluviaux dominent : le Senqu (nom local de l’Orange), le Makhaleng et le Caledon (en sotho : Mohokare).

Le Senqu, plus important cours d'eau du pays, prend sa source au nord du pic Cathedral Dome à environ 3 050 mètres d'altitude ; à la frontière sud-ouest du Lesotho, son bassin versant couvre environ 2,1 millions d'hectares et son débit moyen atteint 100 m³/s. Le Makhaleng, qui naît dans les monts Maluti, traverse le centre du pays avant de rejoindre le Senqu ; son bassin couvre environ 300 000 hectares pour un débit moyen de 15 m³/s.

Le Caledon forme la frontière occidentale du Lesotho ; il possède un bassin d'environ 1,3 million d’hectares (dont 700 000 hectares au Lesotho et 600 000 hectares en Afrique du Sud) et un débit moyen de 36 m³/s. La longueur cumulée du Senqu, du Makhaleng et de leurs affluents dépasse 1 600 km, tandis que celle du Caledon et de ses affluents atteint environ 560 km. Le débit des fleuves fluctue fortement selon les précipitations et le Caledon peut s'assécher lors des années de sécheresse. Ces fleuves, situés dans les hautes terres montagneuses, sont caractérisés par un débit rapide et l'absence de plaines inondables.

Les ressources hydriques du Lesotho sont exploitées dans le cadre du Lesotho Highlands Water Project, un vaste programme d'hydroélectricité et de transfert d'eau vers l'Afrique du Sud, destiné notamment à approvisionner les régions de l'État libre et de Johannesburg. Ce projet comprend la construction de barrages, réservoirs et tunnels pour capter les cours d'eau (notamment le Senqu) et rediriger une part importante de leur débit vers le système de la rivière Vaal, en Afrique du Sud.

Géologie Le Lesotho repose sur le craton du Kaapvaal, un fragment très ancien et stable de la croûte continentale africaine, formé à l'Archéen (il y a entre 4,0 et 2,5 milliards d'années), composée de croûte et de manteau lithosphérique, atteignant localement 250 à plus de 300 km d'épaisseur. Sur ce socle ancien s'est accumulée une épaisse série sédimentaire du supergroupe du Karoo, déposée entre le Carbonifère supérieur et le Jurassique inférieur dans des environnements continentaux variés, allant de plaines fluviatiles et marécages à des déserts dunaires, traduisant une évolution paléoenvironnementale complexe à l'échelle de l'Afrique australe. Cette séquence, liée à la fragmentation progressive du Gondwana, comprend plusieurs groupes lithostratigraphiques, dont le groupe du Drakensberg, une unité volcanique terminale qui s'étend notamment sur le territoire du Lesotho.

La Formation du Lesotho, subdivision volcanique terminale du supergroupe du Karoo, constitue l'un des ensembles basaltiques majeurs d'Afrique australe. Outre son intérêt lithologique et stratigraphique, elle a fait l'objet d'études de paléomagnétisme approfondies, notamment dans la région de Bushmen's Pass. Dans une coupe d'environ 1 300 m d'épaisseur, une zone de transition magnétique, située entre 290 et 442 m au-dessus de la base de la séquence, a été interprétée comme l'enregistrement d'une inversion du champ géomagnétique. Les observations rapportaient que des sédiments chauffés conservaient la même aimantation que la coulée sus-jacente, que des laves inversées recoupées par des dykes normalement magnétisés s'aimantaient progressivement dans le sens normal, et que l'intensité du champ magnétique terrestre avait diminué d'un facteur 4 à 5 au cours de l'inversion.

Des travaux ultérieurs, portant sur environ 150 coulées et 785 carottes prélevées dans la coupe de Bushmen's Pass, ont repris, précisé et en partie nuancé ces résultats. Les datations ^39Ar/^40Ar attribuent à la formation un âge moyen de 183 ± 1 Ma (Jurassique inférieur, Toarcien). Elles indiquent également que l'empilement basaltique s'est mis en place très rapidement, probablement en moins de 50 000 ans, et qu'il a enregistré une inversion géomagnétique incomplète, interrompue par une pause volcanique. Cette inversion, survenue lors d'une période de faible moment dipolaire, confère aux basaltes du Lesotho une valeur particulière pour la compréhension de la géodynamo au Jurassique.

Climat vignette|gauche|upright|Neige à Semonkong (septembre 2018). vignette|droite|upright|Jour de pluie au centre du pays (décembre 2018). L'hiver va de juin à août, avec des températures avoisinant . On peut alors voir de la neige sur les montagnes. La saison des pluies commence en octobre et finit en avril.

Environnement

Géographie humaine thumb|Principales villes

Armature urbaine

Réseaux de transport

Le transport ferroviaire au Lesotho est quasi inexistant, seul le terminus d'une ligne sud-africaine laisse un tronçon d'un kilomètre de voie ferrée. L'ensemble des transports se fait sur route ou sur piste avec des transports collectifs : bus, taxi-brousse, etc.

Cols de montagne :

Mahlasela Pass ( m) Sani Pass ( m) Moteng Pass ( m) Blue Mountain Pass ( m) God Help Me Pass ( m) Bushman's Pass ( m) Qacha's Nek ( m)

Notes et références

Annexes

Liens externes

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