Jean Vigo, né le à Paris et mort le à ParisActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 4707, vue 3/31., est un réalisateur français.
Biographie Jean Vigo, né en 1905 à Paris, est le fils de l'anarchiste Eugène Bonaventure Vigo, dit Miguel AlmereydaLuce Vigo, fille de Jean Vigo présente ainsi son grand-père : « Mon grand-père s'appelait Vigo, mais il avait pris un nom de guerre, d'anarchiste, Miguel Amereyda, qui est l'anagramme de 'y'a de la merde'. Déjà tout un programme, un regard sur la société... Il a fait beaucoup de prison, jeune, régulièrement, pour ses positions politiques. » En réponse à un entretien, retranscrit, avec Anna Kubišta, de Radio Praha sur radio.cz. , directeur des journaux La Guerre sociale et Le Bonnet rouge. Acquis aux idées pacifistes après avoir mesuré les horreurs de la guerre, ce dernier est arrêté en 1917 et incarcéré à la prison de Fresnes, où il est retrouvé mort, étranglé avec son lacet de chaussure dans des circonstances troubles..
Âgé de 12 ans, Jean Vigo doit être scolarisé sous un nom d’emprunt.. Il est pris en charge par son grand-père par alliance Gabriel Aubès, photographe à Montpellier, qui l'initie aux images...
Jean Vigo se marie avec Lydu Lozinska ; en 1931, il a une fille unique, Luce, qui racontera la rencontre de ses parents. et parlera de la mort de son père :
À partir de 1932, il est proche du Parti communiste et il devient membre de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR).
Tuberculeux, il meurt de septicémie en 1934 à l'âge de vingt-neuf ans.. à Paris. Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux. (division 29)Cimetières de France et d'ailleurs.
Réception critique et postérité Jean Vigo est connu pour deux films, Zéro de conduite (1933) et L'Atalante (1934).
Auparavant, il avait aussi été l'auteur de À propos de Nice (1929), avec Boris Kaufman, un film muet examinant les inégalités sociales du Nice des années 1920, et qu'il qualifie lui-même de pour un . Puis, il avait tourné Taris, roi de l'eau (ou La Natation par Jean Taris, 1931), un court-métrage sur le nageur Jean Taris, avec notamment des prises de vues subaquatiques..
Considéré comme « anti-français », son court métrage Zéro de conduite, est censuré à sa sortie. Il n'est autorisé de projection qu'en 1946. L'Atalante sort dans une version tronquée, sous le titre Le Chaland qui passe. Il est partiellement reconstitué en 1946..
Jean Vigo a écrit quelques scripts pour des projets de films non réalisés : Le Tennis, Anneaux, La Camargue, le Métro, Lourdes, Au café, Lignes de la main, Chauvinisme.
Parmi les premiers spectateurs de ses films se trouve François Truffaut, qui dit lui devoir son regard.
Prix Jean-Vigo En 1951 est créé en son honneur le prix Jean-Vigo, qui distingue souvent de jeunes réalisateurs.
En 2007, le , en Espagne, récompensera le meilleur réalisateur de sa compétition internationale avec le premier prix Jean-Vigo espagnol.
Filmographie Courts métrages : 1930 : À propos de Nice (documentaire) 1931 : Taris, roi de l'eau ou La Natation par Jean Taris (documentaire) 1933 : Zéro de conduiteLongs métrages : 1934 : L'Atalante Hommages Le film Les Carabiniers de Jean-Luc Godard (1963) lui est dédié. Dans Le Dernier Tango à Paris, de Bernardo Bertolucci, quand Jeanne tourne la scène sur le canal, elle jette une bouée marquée L'Atalante à l’eau. Dans La Nuit américaine de François Truffaut, un plan montre une plaque de rue Jean Vigo à Nice. Un lycée de Millau porte son nom. Un collège d'Épinay-sur-Seine porte son nom. Rue Jean-Vigo à Nice, Bourges, Chartres, et Thionville, promenade Jean-Vigo à Paris. Une salle de spectacles, à Nice, porte son nom. La salle de projection de la médiathèque Fellini de Montpellier porte son nom. Cinéma L'Atalante à Maisons-Laffitte et à Bayonne (art et essai). Cinéma Jean-Vigo à Gennevilliers et à Bordeaux (de 1981 à 2008). L’Institut Jean-Vigo de Perpignan. Random Jean Vigo, chanson du groupe Pryapisme. Vigo, histoire d'une passion, un film franco-britannique réalisé par Julien Temple (1999) avec James Frain dans le rôle de Jean Vigo. Intégrale Jean Vigo, ressorties en salle le . Le film La Chasse aux papillons d'Otar Iosseliani s'ouvre par une séquence d'une péniche baptisée L'Atalante s'engageant sous un pont.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Nathalie Bourgeois, Bernard Benoliel, Stéfani de Loppinot (dir.), L'Atalante : un film de Jean Vigo, Paris, La Cinémathèque française/Pôle méditerranéen d'éducation cinématographique, 2000
Pierre Lherminier, Jean Vigo, Éditions Seghers, , Paris, 1967, 189 p. Pierre Lherminier, Jean Vigo, Paris, Lherminier, , 1984 Pierre Lherminier (éd.), Jean Vigo : œuvre de cinéma, Paris, La Cinémathèque française/Lherminier, 1985 Michael Temple, Jean Vigo, Manchester, Manchester University Press, 2005 Luce Vigo, Jean Vigo, une vie engagée dans le cinéma, Paris, Cahiers du cinéma/CNDP, , 2002 David Weir, Jean Vigo and the Anarchist Eye, Atlanta, On Our Own Authority ! Publishing, 2014 Revue Positif n° 6, 1953, spécial Jean Vigo, 96 p. (12 auteurs dont Bernard Chardère, Jean Dasté, Jacques Prévert)
Documentaire Jean Vigo de Jacques Rozier, , 1964
Articles connexes Prix Jean-Vigo
Liens externes
Centre international de recherches sur l'anarchisme (Marseille) : Lien sur la famille Vigo Jean Vigo sur Bibliotheca Augustana
Films Zéro de conduite et À propos de Nice'' en téléchargement gratuit sur Internet Archive
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