Jean-Marie Delarue, né le à Paris, est un haut fonctionnaire français. Conseiller d'État, il est contrôleur général des lieux de privation de liberté de 2008 à 2014 et président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme en 2019.
Biographie Ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1966L), agrégé d'histoire, ancien élève de l'École nationale d'administration (1977-1979) et conseiller d'État (1977), Jean-Marie Delarue est un ancien conseiller de Jacques Delors et Michel Delebarre.. Il occupe ensuite les fonctions de délégué interministériel à la ville (1991-1994) et de directeur des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l'intérieur jusqu'en 2001.
Au printemps 2008, il est nommé contrôleur général des lieux de privation de liberté par le gouvernement Fillon, étant ainsi le premier à occuper cette fonction créée en 2007.. Il est remplacé à ce poste par Adeline Hazan en .
Il est nommé membre du Comité consultatif national d'éthique en . et président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité en Décret du Journal officiel, 27 juin 2014.. Le , il est annoncé que Jean-Marie Delarue a été écarté par le gouvernement de la présidence de la nouvelle Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNTR)Voir sur lemonde.fr...
Nommé président de la Commission nationale consultative des droits de l'homme en , il quitte ses fonctions en novembre de la même année, en désaccord avec l'organisation et les méthodes de travail de la commission.
Prises de position À propos de la réalité carcérale, il rappelle que le problème de la prison réside dans le fait qu'elle a des « effets désocialisants », qu'elle est « surpeuplée » et qu'elle accélère les « ruptures »Préface à Tony Ferri, La surveillance électronique pénale. Son statut, son sens, ses effets, Paris, Éditions Bréal, 2017, p. 15-16..
Lors de son passage de quelques mois à la présidence de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, il estime en que les libertés fondamentales sont en très mauvais état en France et met en garde contre l'inflation de lois nouvelles, depuis la loi « sécurité et libertés » de 1981, porteuse de restrictions aux libertés publiques justifiées par un but de sécurité. Il estime ainsi que la loi « anticasseurs » du 10 avril 2019 et la loi sur la sécurité intérieure de 2017, qu’il qualifie d’ installent . Il considère que la garde à vue du journaliste Gaspard Glanz, interpellé pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations et pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique dans le cadre d’une manifestation de « Gilets jaunes » le , s’inscrirait dans un contexte plus général de restriction des libertés fondamentales en France.
Décorations
(décret du , chevalier depuis le ). (décret du , officier depuis le ). (2021).
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Contrôleur général des lieux de privation de liberté Commission nationale consultative des droits de l'homme
Liens externes
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