Julien Vallou de Villeneuve, né à Boissy-Saint-Léger le et mort à Paris le , est un peintre, lithographe et photographe français.
Biographie Julien Vallou de Villeneuve est né le à Boissy-Saint-Léger dans une famille parisienne aisée. Il est le fils de Jean-Baptiste Julien Vallou de Villeneuve, receveur des domaines nationaux († Paris 1827), et de Marie Élisabeth de Seignerolle († Paris 1826). Il est le frère de Théodore Ferdinand Vallou de Villeneuve, dramaturge, auteur d'une centaine de pièces de théâtre. Tous deux ont toujours été à l'abri du besoinDominique de Font-Réaulx, « Julien Vallou de Villeneuve », in Gustave Courbet, catalogue d'exposition, Paris, RMN, 2007, ..
Il fait ses débuts au Salon de 1824. Il se dit lui-même élève d'Ambroise Louis Garneray, lequel venait de rentrer de Londres, mais aussi du miniaturiste Frédéric Millet (1786-1859), de Jean-Baptiste Isabey et de François Alexandre Pernot. En 1827, il présente ses premiers travaux lithographiques, des scènes de genre (La Veuve du marin d'après Jean-Augustin Franquelin), inspirés des Pays-Bas et des peintres anglaisHenri Beraldi, Les Graveurs du : guide de l'amateur d'estampes modernes, Paris, Conquet, 1892, volume 12, — Consulter en ligne.. Il réside à cette époque à Paris rue Neuve-des-Petits-ChampsNotice « Vallou de Villeneuve », catalogue du Salon de 1827, Base Salons du musée d'Orsay.. Les éditeurs parisiens pour ses planches sont Jeannin, Charpentier, Régnier (également graveur pour Le Musée de l'amateur), Rittner et Goupil, lesquels lui commandent au tournant des années 1830 des images dites « libres », sujets légers voire érotiques, sans jamais être pornographiques, publiées en albumsLe premier est celui intitulé Collection des costumes des Provinces septentrionales du Royaume des Pays-Bas dessinés d'après nature, réunis par Hendrik Greeven avec des lithographies en couleurs de Villon de Villeneuve, Paris, François Buffa et fils, 1828, sur Google books., aux côtés entre autres d'Achille Devéria. vignette|gauche|Petit maître que j'aime (c. 1840). Il expose ensuite régulièrement peintures, dessins, aquarelles et planches montrant des motifs inspirés de la vie quotidienne paysanne, ou figurant des costumes régionaux voire exotiques, et ce jusqu'en 1849. Petit maître que j’aime est une huile sur toile datant d'environ 1840. Cette peinture illustre une scène de vie à Saint Domingue et particulièrement une relation entre maître et esclave dans les plantations. On retrouve dans ce tableau le goût de l’exotisme, une idéalisation de la nature et la représentation sensuelle des corps féminins. Ce tableau et particulièrement son titre met en avant la vision biaisée de la relation entre un maître et son esclave. On compte aussi des scènes galantes, marquées par le goût bourgeois de l'époque, idéalisant le monde rural. En 1835, au salon Jouvenet de Rouen, il obtient une médaille d'or pour L'Amour sous les toits, que la critique juge néanmoins et un peu mièvre.
Vallou de Villeneuve semble ne plus produire de peintures à partir de 1850-1851. Il se tourne vers la photographie peut-être dès 1849, initié par André Giroux. Il est membre de la jeune et éphémère Société héliographique, première association au monde d'amateurs de cette nouvelle technique qui souhaite désormais produire des vues artistiques, et non plus de simples portraits utilitairesLa Lumière, 25 mai 1851, .. En 1854, il fait partie des cofondateurs de la Société française de photographie. Son studio, situé à Paris au 18, rue Bleue, produit un nombre important de clichés de nus féminins, d'après des modèles dont certains, selon Jean Adhémar, inspirèrent entre autres des compositions de Gustave Courbet, mais aussi des portraits de comédiens du Théâtre Français, ainsi que quelques paysages. On ne trouve cependant plus trace de son activité photographique après 1855Notice biographique, sur Arago, portail de la photographie (en ligne)..
Mort à Paris le , Julien Vallou de Villeneuve est enterré au cimetière du Père-Lachaise ().
Collections publiques L'Amour sur les toits, huile sur toile, 1834, Rouen, musée des beaux-arts.. Petit Maître que j'aime, huile sur toile, avant 1849, Bordeaux, musée d'Aquitaine.. . Paris, département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France : important fonds d'épreuves positives.
Galerie Les nus féminins de Vallou de Villeneuve sont originellement tirés chez Lemercier à Paris d'après des négatifs et qualifiés d' « études d'après nature ».
Notes et références
Liens externes
« Vallou de Villeneuve », sur le site du Metropolitan Museum of Art.
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Lithographe français du XIXe siècle Catégorie:Photographe français du XIXe siècle Catégorie:Photographe français de nu Catégorie:Naissance en décembre 1795 Catégorie:Naissance à Boissy-Saint-Léger Catégorie:Naissance en Seine-et-Oise Catégorie:Décès en mai 1866 Catégorie:Décès dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 70 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 31)