Helen Suzman, née Helen Gavronsky le à Germiston en Afrique du Sud et morte le à Johannesbourg, est une femme politique sud-africaine, députée de l'opposition progressiste de 1953 à 1989, d'abord comme membre du Parti uni (1953-1959) puis du Parti progressiste. Elle est un symbole de la lutte des Blancs progressistes contre l'apartheid.
Origines, études et famille Fille d'émigrés juifs de Lituanie qui fuient l'antisémitisme, elle est née à Germiston (Transvaal) dans la banlieue de Johannesbourg. Elle connaît une enfance très privilégiée dans une vaste maison avec jardin, avec une éducation dans des écoles privées, des cours réguliers de tennis et de natation.. Helen Suzman étudie à l'université du Witwatersrand où elle est plus tard nommée assistante en économie. Elle épouse Moses Suzman, cardiologue., avec qui elle a eu deux enfants, Patricia et Frances.
Carrière politique thumb|left|Le caucus du Parti progressiste en 1960. Au premier rang : Walter Stanford, Harry Gordon Lawrence, Boris Wilson, Jan Steytler, Helen Suzman, Colin Eglin, Owen Williams. Au second rang : Ray Swart, Clive van Ryneveld, John Cope, Zach de Beer, Ronald Butcher. Elle est élue députée de Houghton, un quartier aisé à dominante juive et à l’électorat majoritairement libéral de Johannesbourg, de 1953 à sa retraite en 1989. D'abord sous l'étiquette du Parti uni de J.G.N. Strauss, qui est autrefois celui de l'ancien premier ministre Jan Smuts, elle quitte le Parti uni avec d'autres dissidents pour former en 1959 le Parti progressiste (Progressive Party - PP) dont elle est la seule élue au parlement entre 1961 et 1974.
Fervente opposante à l'apartheid, elle intervient sans relâche pour défendre la liberté d'expression de tous les Sud-africains et combattre les textes législatifs organisant la séparation des races. Victime de misogynie et d'antisémitisme, elle ne se décourage pas.
Alors qu'elle avait déclaré que Hendrik Verwoerd (premier ministre de 1958 à 1966) avait quelque chose de presque diabolique, elle considère par contre que le successeur de ce dernier John Vorster avait de la chair et du sangwww.time.com/time/magazine/article/0,9171,941074,00.html : South Africa Touch of Sweet Reasonableness, 31 mars 1967.
En 1974, elle est rejointe par 6 nouveaux élus du PP.
En 1989, Suzman renonce à se représenter mais apporte son soutien au nouveau Parti démocratique et demeure très active dans la politique sud-africaine.
Carrière post-politique Les universités d'Oxford, de Cambridge et d'Harvard l'ont faite docteur honoris causa et son combat contre l'apartheid lui vaut, en 1978, la médaille des droits de l'homme aux Nations unies et, en 1980, la médaille de l'héroïsme.
Aujourd'hui, la fondation Helen Suzman participe à la promotion de la démocratie libérale en Afrique du Sud.
Veuve depuis 1994, Helen Suzman, continue de critiquer les hommes politiques d'Afrique du Sud, notamment le président Thabo Mbeki pour ses positions sur le SIDA et le Zimbabwe, et apporte son soutien à Tony Leon lors de la crise en 2001 au sein de l'Alliance démocratique. En 2005, elle dénonce la pauvreté du débat politique au sein du parlement et s'étonne de voir l'opposition disposer de moins de pouvoirs qu'à l'époque où elle était parlementaire.
En 2004, Helen Suzman se voit attribuer par le public la place sur la liste des 100 plus grands Sud-Africains de tous les temps.
Lors de son anniversaire en 2007, elle en appelle , estimant que ce qui a remplacé l'apartheid n'est pas très satisfaisant et elle déclare que l'hégémonie politique de l'ANC a transformé l'Afrique du Sud en régime à parti unique, avec un verrouillage de la justice. Si elle s'en prend une nouvelle fois au président Thabo Mbeki dont elle fustige et , c'est surtout au fonctionnement du Parlement qu'elle s'attaque. Elle déclare ainsi qu'au moment où elle était la seule députée progressiste, entre 1961 et 1974, elle avait mais qu'en 2007, ..
Ses propos sont ainsi perçus comme une trahison par certains anciens militants de la lutte contre l'apartheid mais selon Helen Suzman, ces critiques émanent de ceux qui . C'est dans ce contexte qu'elle reçoit le soutien de Mangosuthu Buthelezi qui estima qu'elle n'avait pas et qu'elle avait manifesté .
Elle meurt paisiblement, à , à son domicile, en 2009Helen Suzman dies, janvier 2009.
Références
Voir aussi Liens externes
Biographie, Fondation Helen Suzman Helen Suzman, Relentless Challenger of Apartheid System, Is Dead at 91, par John F. Burns et Alan Cowell, The New York Times, Article de Jeune Afrique du 5 novembre 2007
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