Le canton de Vaud (VD) est l'un des de la Suisse. Il est divisé en dix districts et son chef-lieu est Lausanne. Le canton est le troisième du pays par sa population et le quatrième par sa superficie avec au et . Le français est la seule langue officielle. Après Lausanne, ses plus grandes villes sont Yverdon-les-Bains et Montreux.

Il est situé en Suisse romande ; il est limitrophe du canton de Neuchâtel au nord, des cantons de Fribourg et de Berne à l'est, du canton du Valais au sud-est, du canton de Genève au sud-ouest et de la France à l'ouest par les départements du Doubs, du Jura et de l’Ain, et au sud par le département de la Haute-Savoie. La géographie du canton comprend les trois régions naturelles de la Suisse : le massif du Jura, le Plateau suisse et les Alpes suisses. Deux des plus grands lacs du pays, le Léman et le lac de Neuchâtel, sont situés en partie sur son territoire.

Ancien bailliage bernois, Vaud rejoint la Confédération suisse en tant que canton en 1803. Son drapeau porte la devise sur un fond blanc et vert.

Étymologie Le nom de Vaud viendrait du germanique wald- (forêt). La plus ancienne mention de ce toponyme, sous la forme Pagus Valdensis, qui signifie « Pays de Vaud », figure dans un acte de donation à l'abbaye de Saint-Maurice, daté du Lucienne Hubler, Histoire du Pays de Vaud, Éditions L. E. P. Loisirs et Pédagogie SA, Lausanne, 1991, , .. La forme française Vaud montre la diphtongaison de /al/ à /au/ ; la forme allemande Waadt passa la monophtongaison francoprovençale de cet /au/ à /aː/ (Wôt, en fpr. Vâd)Französisches Etymologisches Wörterbuch, vol. XVII, , lemma « wald ».Maurice Bossard, Jean-Pierre Chavan: Nos lieux-dits. Toponymie romande. Payot, Lausanne 1990, , lemma « Vaux ».Schweizerisches Idiotikon, vol. XVI, col. 2207 sq., article « Wāt II ».Dictionnaire toponymique des communes suisses, réalisé par le Centre de dialectologie de l’Université de Neuchâtel sous la direction d’Andres Kristol, Huber, Frauenfeld et Payot, Lausanne 2005, , lemma « Le Vaud VD »..

Géographie Avec , le canton de Vaud est le quatrième plus grand canton suisse. Il se situe en Suisse romande. Son point le plus élevé est un avant-sommet des Diablerets, culminant à . (le vrai sommet se trouvant à Visualisation sur Swisstopo, environ au nord-est, sur le territoire du canton du Valais), et son point le plus bas est le bord du Léman, à .. Les communes les plus éloignées du canton sont distantes de (Chavannes-des-Bois au sud-ouest, Cudrefin au nord-est). Le territoire est varié : il s'étend de la chaîne de montagnes du Jura – à l'ouest – aux Alpes – à l'est –, en passant par le Plateau suisse, la plus grande région du territoire. En bordant la rive nord et l'extrémité est du Léman, il possède la majorité du rivage lémaniqueFiche signalétique du Léman et de son bassin versant, CIPEL, consulté le 10 janvier 2016..

Le canton de Vaud occupe la majeure partie de l'ouest de la Suisse. Son territoire s'étend sur le Moyen-Pays, les Alpes et le JuraVaud et Berne sont les seuls cantons suisses s’étendant sur les Alpes, le plateau et le Jura.. Au nord-est ses frontières sont marquées par le lac de Morat et le lac de Neuchâtel, au nord et à l'ouest par les crêtes du Jura (), au sud par le Léman et au sud-est par les Alpes vaudoises. Du point de vue hydrologique, les cours d'eau du canton de Vaud sont situés sur les bassins versants du Rhône (un tiers du territoire) et de l'Aar, sous-bassin versant du Rhin (deux tiers du territoire).

Il possède des frontières cantonales au sud-ouest avec le canton de Genève, au nord avec le canton de Neuchâtel, à l'est avec les cantons de Fribourg et Berne, et au sud-est avec le canton du Valais, ainsi que des frontières nationales avec la France au nord-ouest (frontière terrestre avec les départements de l'Ain, du Jura et du Doubs) et au sud (frontière sur le Léman avec le département de la Haute-Savoie). Le canton de Vaud possède une exclave limitrophe des cantons de Fribourg et Neuchâtel, comprenant les communes d'Avenches, de Vully-les-Lacs et de Faoug, ainsi qu'une partie du lac de Morat. Le canton de Genève possède deux exclaves contenant la commune de Céligny et une portion du Léman, dont une enclave dans le canton de Vaud, et une exclave limitrophe du canton de Vaud et de la France. Le canton de Fribourg possède trois exclaves ; d'une part deux enclaves dans le canton de Vaud, l'une contenant la commune de Vuissens, et l'autre celles de Surpierre, Cheiry et Prévondavaux ; d'autre part une exclave limitrophe des cantons de Vaud et de Neuchâtel, contenant les communes d'Estavayer-le-Lac, Lully, Les Montets, Sévaz, et Vernay, ainsi qu'une portion du lac de Neuchâtel.

Géographie physique Sommets du canton du sud au nord. Alpes Alpes vaudoises

Préalpes vaudoises Sommets des Préalpes vaudoises

Préalpes fribourgeoises Sommets des Préalpes fribourgeoises dans le canton de Vaud.

Jura Du sud-ouest au nord-est

Climat + Relevé météorologique du canton de Vaud pour la période 1981-2010. Données Station jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année Températures moyennes max. (°C) La Dôle. Pully. 14 25 Payerne. 3 14 Aigle. 6 19 9 Températures moyennes min. (°C) La Dôle Pully Payerne 11 5 Aigle 9 10 Précipitations (mm) La Dôle 175 149 160 128 155 148 137 137 154 181 169 195 Pully 77 67 78 87 117 112 92 110 114 113 93 92 Payerne 53 47 60 68 90 90 88 95 84 86 64 66 891 Aigle 69 64 71 70 90 106 110 106 88 83 75 79 Ensoleillement (heures) La Dôle 114 116 137 141 152 178 205 192 161 139 109 99 Pully 72 97 159 179 201 229 252 234 183 128 79 58 Payerne 54 84 143 169 192 221 248 227 169 107 61 44 Aigle 89 103 150 160 170 194 222 206 173 139 88 76 Source : MétéoSuisse.

Transport / Mobilité Le Département des infrastructures a pour mission d'intervenir sur le réseau routier et les transports publics.

Réseau routier vignette|Autoroute A1 à Féchy, avec le massif du Jura au fond. Le canton possède de routes nationales et de routes cantonales sur son territoire. La première autoroute a été inaugurée en 1964, reliant Lausanne à Genève. Le canton est traversé par quatre autoroutes et cinq routes principales : l'autoroute A1, l'A5, l'A9, l'A12, la Route principale 1 (H1), la H5, la H9, la H11 et la H21.

Il y a neuf cols sur les routes cantonales : le col de la Croix, du Pillon, du Marchairuz, des Mosses, de la Givrine, du Mollendruz, des Étroits, du Mont d'Orzeires, et du Chalet-à-Gobet.

En 2003, une publication intitulée Les chemins historiques du canton de Vaudles chemins historiques du canton de Vaud a été éditée par l'Office fédéral des routes (OFROU), sous la supervision de l'ancien archéologue cantonal Denis Weidmann, pour le compte de l'inventaire des voies de communication historiques de la Suisse.

Réseau ferroviaire La première ligne de chemin de fer mise en service dans le canton, par la compagnie OS (Ouest Suisse), fut le tronçon Bussigny – Yverdon-les-Bains, le , suivie le de la même année, par les tronçons Bussigny – Renens et Renens – Morges, et le , Lausanne connaît à son tour les chemins de fer. Deux ans plus tard, en 1858, Lausanne est reliée à Genève. L'année 1860 a vu le réseau s'étendre de Lausanne à Saint-Maurice et il atteindra Brigue dans le canton du Valais en 1878. Le canton de Vaud et Lausanne ont participé financièrement, à hauteur de cinq millions de francs suisses, au percement du tunnel du Simplon qui relie la Suisse à l'Italie, voyant là une occasion de développement de la région lémanique, avec un axe nord-sud grâce à la ligne du Simplon. En 1862, la ligne Lausanne–Oron-la-Ville–Fribourg–Berne est inaugurée, non sans peine. En effet, les autorités lausannoises ont voulu une liaison plus directe avec Berne. Elles feront même alliance avec les Fribourgeois pour imposer ce trajet contre l'avis du Conseil d'État vaudois. Ce dernier va même brièvement placer la ville de Lausanne sous tutelle en automne 1856 et mobiliser la troupe pour prévenir les troubles. Ces lignes sont aujourd'hui exploitées par les CFF.

Au cours des , d'autres chemins de fer ont vu le jour :

Lausanne-Échallens-Bercher (1873), Vallée de Joux, Yverdon-les-Bains, Sainte-Croix (1893), Montreux-Glion-Rochers de Naye (1893 à 1909), Orbe-Chavornay (1894), Bière-Apples-Morges (1895), Pont-Brassus (1886), Aigle-Leysin (1900), Bex-Villars-Bretaye (1901 et 1913), Montreux-Vevey-Riviera (1902), Montreux Oberland bernois (1904), Blonay-Chamby (1904), Aigle-Ollon-Monthey-Champéry (1909), Aigle-Sépey-Diablerets (1914), Nyon-Saint-Cergue-Morez (1916).

Transports publics Le réseau vaudois dessert plus de (trains et bus) regroupant plus de ou stations. L'offre de transport public régionale se compose de :

ferroviaires, dont le Réseau express régional vaudois, de bus régionales, de bus et trolleybus urbains, de métros , , lacustres, dont la CGN.

Entreprises de transports urbains et suburbains dans le canton Transports publics de la région lausannoise Transports publics Vevey-Montreux-Chillon-Villeneuve Transports publics Vallée de Joux, Yverdon-les-Bains, Sainte-Croix Transports publics du Chablais Transports de la région Morges-Bière-Cossonay Transports publics de la région nyonnaise CarPostal

Ces entreprises de transport font partie de la communauté tarifaire Mobilis Vaud, permettant ainsi aux usagers d'emprunter différents moyens de transport avec le même ticket ou abonnement pour se rendre d'un point à un autre.

Histoire

Au début des Temps modernes, le Pays de Vaud est sous le contrôle de la maison de Savoie.

Il est conquis par la république de Berne en 1536.

Le pouvoir bernois disparait le en raison de l'occupation du pays de Vaud par les armées de la République française. Il devient un canton indépendant du fait de l'Acte de Médiation du Premier Consul français Napoléon Bonaparte le . Le canton de Vaud entre officiellement dans la Confédération suisse le . C'est également à cette date que le Grand Conseil du canton tient sa première séance..

Depuis cette date, la devise du canton de Vaud est .En septembre 2000, un , Stéphane Masson, propose de remplacer « patrie » par « solidarité ». La majorité de l’assemblée le suit dans un premier temps, puis revient en arrière un an plus tard..

Politique et administration vignette|Le château Saint-Maire, siège du Conseil d’État (exécutif) du Canton de Vaud. redresse=0.2|thumb|Logo du canton de Vaud

L'organisation politique du canton est établie par la Constitution de 2003 résultant de l'assemblée constituante vaudoise.

Organisation territoriale Pouvoir législatif Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil. Il est composé de , qui sont élus à la proportionnelle par districts.

Pouvoir exécutif L'exécutif du canton est en main du Conseil d'État, composé de sept membres, portant le titre de conseiller d'État, élus à la majoritaire pour un mandat de cinq ans.

Pouvoir judiciaire Le pouvoir judiciaire est représenté par l'Ordre judiciaire vaudois, dont la haute surveillance est exercée par la Cour plénière du Tribunal cantonal, composée de élus par les députés du Grand Conseil.

Districts vignette|Carte actuelle des districts du canton de Vaud.

Nom Chef-lieu Aigle Aigle Broye-Vully Payerne Gros-de-Vaud Échallens Jura-Nord vaudois Yverdon-les-Bains Lausanne Lausanne Lavaux-Oron Bourg-en-Lavaux Morges Morges Nyon Nyon Ouest lausannois Renens Riviera-Pays-d'Enhaut Vevey

Communes

Le canton de Vaud regroupe 300 communes au , qui se répartissent dans 10 districts.. Auparavant il comptait 376 communes et 19 districts en 2008.

La plus petite commune du canton est Rivaz ( hectares), la plus grande est Château-d'Œx ( hectares), suivie de la commune du Chenit ( hectares). La commune la moins peuplée est Mauraz avec habitants. La commune la plus peuplée est Lausanne avec habitants.