L'App Store est un magasin d'applications développé et géré par Apple sur iOS et iPadOS. L’application permet de télécharger des applications approuvées développées avec le SDK d'iOS. Les applications peuvent être téléchargées sur iPhone, iPod touch, iPad, Apple Watch et Apple TV.
L'App Store a ouvert le , avec iPhone OS 2.0, avec 500 applications disponibles.
Apple s'est attiré les foudres de certains développeurs et autorités de régulation critiquant leur monopole et la commission de 30 % que la société prélève sur chaque transaction financière. En , la a souligné que les commissions de l'App Store sont anti-compétitives et souhaiterait que Apple change sa politique.
Historique vignette|Badge « Télécharger dans l'App Store » depuis 2016.
Premières années Avant la révélation de l'iPhone au grand public en 2007, l'ancien PDG d'Apple, Steve Jobs, ne souhaite pas que le système soit ouvert aux développeurs les invitaient à faire des applications web pour le navigateur Safari.
Après le succès de l'App Store et le lancement de services similaires par ses concurrents, le terme sert à désigner un magasin d'applications sans que celui-ci soit forcément celui d'Apple. À ce titre, Apple dépose le terme aux États-Unis en 2008. Il sera validé en 2011 aux États-Unis et sera déposé pour l'Europe la même année.
En , Apple annonce que l'App Store dispose de plus de applications et annonce le cap des de téléchargements depuis le lancement du service.
En , Apple annonce avoir passé le cap des de téléchargements, pour applications disponibles iPhone App Store breezes past 500 million downloads - Rik Myslewski, The Register, 16 janvier 2009.
2010 - 2020 En , d'applications ont été téléchargées.
En , l'App Store comprend plus de , cinq ans après son lancement. ABI Research estime que les deux tiers des du marché des applications mobilesLes revenus issus des Applications sur tablettes représenteraient 36 % du revenu des Apps en 2013 et devraient dépasser les revenus des smartphones dès 2017 devrait être captés par Apple en 2013 générant milliards de margeEn cinq ans, l'App store a fait la fortune d'Apple - Marc Cherki, Le Figaro, 10 juillet 2013.
2020 - 2025 En , un juge fédéral américain juge que la pratique d'Apple empêchant les éditeurs d'app de proposer aux clients d'utiliser un paiement en dehors de l'app pour échapper à la commission de 30 % que prend Apple est anti-compétitive. Apple qui avait déjà baissé ses commissions à la suite de son procès avec Epic Games se voit ainsi contraint de laisser ce moyen de paiement alternatif. Apple a annoncé faire appel.
En 2022, l'App Store a dépassé les 2 millions d'applications, un grand nombre sont devenus obsoletes.
Depuis 2025, Apple permet de transférer les achats effectués sur l’App Store vers un autre compte Apple.
Fonctionnement Le service est semblables aux autres services de l'iTunes Store.
Il nécessite également un compte Apple ID.
Accès De la même manière que pour la musique, l'App Store est représenté sous deux formes : Dans le logiciel iTunes, il est intégré à l'iTunes Store. Dans l'iPhone, l'iPod touch et l'iPad, une application dédiée permet d'accéder facilement à l'App Store, et d'y télécharger les applications directement sur l'appareil (ne pouvant pas être supprimée sur versions d'iOS antérieures à iOS 10).
Fonctionnalités L'App Store permet, via un compte Apple, de télécharger des applications pour l'iPhone, l'iPod touch et l'iPad. Certaines applications sont payantes, et d'autres gratuites.
Critique d'abus de position dominante En 2011, plusieurs acheteurs déposent plainte contre Apple devant la cour fédérale de Californie. Selon eux, Apple prélève une commission excessive sur les applications. En raison du monopole de l'App Store, les prix sont plus élevés que si la vente d'applications pour iPhone était possible sur d'autres magasins d'application.
En 2017, la cour d'appel de San Francisco estime qu'Apple vend bien directement des produits aux consommateurs, et non aux développeurs ce qui ouvre la voie à une condamnation. Le gouvernement américain soutient officiellement Apple et la décision revient à la Cour suprême.
En , le monopole d'Apple est à nouveau dénoncé par des développeurs. Depuis la sortie de son traqueur d’écran. Apple a supprimé plus d'une dizaine d'applications qui aidaient les gens à limiter le temps passé par eux et leurs enfants sur les écrans. Deux entreprises respectivement basées en Espagne et au Royaume-Uni dépose une requête contre Apple devant l'antitrust européen pour pratique anticoncurrentielle.
Depuis , la législation européenne sur les marchés numérique impose de pouvoir installer des applications iOS sans passer par App Store, et que les paiements effectués dans les applications ne soient plus obligées de passer par Apple. Apple affirme que cela engendrerait des personnes qui les utiliseraient, et propose un faux choix aux personnes développant des applications iOS entre rester sur le magasin d'application Apple et payer la commission de 30 %, ou 15 % pour les petites applications, ou passer par un autre moyen et se soumettre à de nouvelles contraintes et de nouveaux frais. Cela a déclenché une contestation de nombreuses organisations professionnelles qui mettent en cause la bonne foi d'Apple, l'accusent de tourner en dérision cette législation et de vouloir faire peur. Cette législation impose aussi de faciliter le choix d'un autre navigateur par défaut que Safari.
Après l'ouverture d'une enquête le , la Commission européenne estime le que l'App Store viole les règles de la concurrence de l'Union européenne. Cette décision ouvre la voie à des sanctions pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial d'Apple, voire 20 % si l'infraction est répétée.
Le ouvre le magasin d'applications AltStore du fait de l'entrée en vigueur du règlement sur les marchés numériques. Elle permet l'installation d'applications interdites jusque là sur l'AppStore sans nécessiter de compte Apple. À sa création, le prix d'accès au magasin est fixé à par an, et de nombreux messages d'alertes décourangeants sont affichés par Apple. Apple prélève par ailleurs des commissions sur l'usage d'AltStore, que ce dernier répercute sur sa clientèle. Depuis , le magasin autorisé l'autopublication gratuite. En octobre de la même année, le magasin annonce avoir une équipe de développement d'une centaine de personnes, et avoir depuis un partenariat avec Epic Games pour proposer une application Fortnite sur son magasin d'applications pour l'Union européenne, AltStore PAL.
Applications Interface Les applications, développées à l'aide du SDK de l'iPhone, iPad et l'iPod touch, reprennent souvent les éléments graphiques déjà présents dans les applications natives développées par Apple.
Elles utilisent la technologie multi-touch, l'accéléromètre intégré, le moteur de rendu 3D, et peuvent également se servir du Wi-Fi ou encore lancer des applications natives, par exemple pour proposer à l'utilisateur d'écrire un mail ou de visiter une page Internet via le navigateur intégré à l'iPhone, Safari.
D'autre part, une application peut avoir son propre sous-menu dans les réglages de l'iPhone, l‘IPad et l'iPod touch, tout comme les applications natives.
Différence entre l'iPhone, IPad et l'iPod touch L'iPhone et l‘IPad dispose de certaines fonctions en plus par rapport à l'iPod touch. Ainsi, certaines applications utilisant ces fonctionnalités sont incompatibles avec l'iPod touch.
Interdictions Apple, lors de l'annonce de l'App Store, a annoncé que les applications contenant les éléments suivants seront refusées à la distribution : Violations de droits d'auteurs Pornographie Discrimination Piratage Applications illégales en général Applications pouvant entrer en concurrence avec des applications fournies par Apple Publicité explicite pour toute autre application en dehors de iAd.
Ainsi, le , Apple a retiré de sa boutique en ligne, sans en communiquer le motif, une application introduite quelques jours auparavant, créée par le développeur russe Igor Barinov, permettant de se connecter au site web ainsi qu'au compte Twitter de WikiLeaks et d'accéder notamment aux télégrammes diplomatiques dévoilés lors du cablegate www.zdnet.fr/actualites : Apple retire l'application WikiLeaks de l'App Store..
En , Apple retire AppGratis (start-up française dans le portefeuille d'Iris Capital) de l'App Store pour non-respect de la clause 2.25 de son règlement qui stipule que et de la clause 5.6 qui précise que les . Le modèle économique de cette startup, qui repose sur la promotion d'applications sponsorisées (les développeurs de ces applications payent la startup pour être référencés), met en avant des applications gratuites à durée limitée, ce qui les fait remonter mécaniquement dans le classement de l'App Store qui est, selon Apple, de ce fait faussé.
KillSwitch Il a été découvert, qu'un développeur consultait le code de l'iPhone, que des lignes de code secrètes présentes dans le système d'exploitation de l'appareil permettaient à Apple de supprimer à distance n'importe quelle application présente sur un iPhone« Un kill switch pour applications dans l'iOS 2.0 » sur LogicielMac.com.
Cette découverte a provoqué beaucoup de polémiques sur Internet jusqu'à ce que Steve Jobs confirme l'existence de cette fonction « Apple's Jobs confirms iPhone kill switch » sur telegraph.co.uk.
Ces lignes de codes invitent l'iPhone à accéder à un site sécurisé contenant une liste noire d'applications à refuser. Si une application de cette liste est présente sur l'iPhone, alors l'appareil la supprime directement.
Étant donné que ceci utilise principalement les fonctionnalités cellulaires et éventuellement 3G de l'iPhone, qui sont pratiquement tout le temps accessibles, un procédé de ce type manquerait d'efficacité sur l'iPod touch.
Dans son communiqué à la presse, Steve Jobs a affirmé : . Ainsi, la « liste noire » d'applications interdites est pour l'instant vide. D'autre part, Steve Jobs a confirmé qu'il ne s'agissait que d'une mesure préventive et non pas d'un geste de routine.
Sécurité des applications
En , l'application Ledger Live se faisait passer pour l'application Ledger, porte-monnaie de cryptomonnaie, et demandait la phrase de récupération avant de transférer les cryptomonnaies vers de KuCoin, volant d'après le checheur Zachary Wolk à . Apple a supprimé l'application après plusieurs signalements.
Au même moment, Techcrunch révèle que l'application Freecash, qui figure parmi les plus téléchargées des applications gratuites en janvier, est malveillante. Elle est alors retirée par Google et Apple de leur magasin d'application, remettant en cause la fiabilité de ceux-ci et le sérieux de l'examen minutieux des applications par les plateformes.
Le SDK Ce kit de développement (SDK : "Software Development Kit") publié par Apple permet de développer des applications natives pour l'iPhone, l'iPod touch et l'iPad. La version gratuite du SDK ne permet cependant pas de publier son application sur l'App Store, ni de tester son application sur iPhone, iPod touch ou iPad. Le développeur doit donc utiliser un Simulateur iPhone intégré dans le SDK, qui affiche une simulation d'un iPhone sur son ordinateur Mac, avec des limites techniques.
Nombre d'applications iOS En , le PDG d'Apple de l'époque, Steve Jobs, affirme au quotidien américain USA Today que sont déjà disponibles pour l'iPhone et l'iPod touch dont 125 gratuites. Dix millions de téléchargements ont été enregistrés la première semaine. En septembre de la même année, plus de applications sont disponibles et 100 millions de téléchargements ont été enregistrés.
Au fur et à mesure des années, la boutique franchie plusieurs paliers dont , , , , 1 million et 2 millions d'applications. Le milliard de téléchargements est franchi le .