vignette|upright=1.5|L'aéroport international Hartsfield-Jackson d'Atlanta est la principale plate-forme de correspondance de Delta Air Lines. Un pôle ou plateforme de correspondance aéroportuaire, en anglais hub, est un nœud central d'un réseau en étoile. C'est l'aéroport choisi par une compagnie aérienne pour y concentrer de nombreux vols long-courriers et maximiser l'offre de correspondances.

La plupart des compagnies aériennes ont une base d'opération principale dans l'aéroport où se situe leurs installations de maintenance des avions. Cette base est souvent utilisée comme plaque tournante principale.

Les compagnies aériennes à bas prix qui, pour la plupart, n'assurent pas le transfert des passagers et de leurs bagages entre deux vols, n'en disposent pas.

Définition Le terme anglais hub recouvre deux concepts : administratif et technique : c'est l'aéroport où une compagnie concentre la plus grande partie de ses activités de gestion et où elle assure la maintenance de ses avions ; opérationnel et commercial, c'est l'aéroport de destination principal de ses vols et donc une plateforme de correspondance.

Pour les compagnies importantes les hubs, aussi bien administratifs, techniques ou commerciaux, peuvent être multiples. Ce sont souvent les aéroports où les compagnies qui ont fusionné pour former la compagnie actuelle ont été créées. Par exemple la compagnie Air France - KLM conserve encore deux centres principaux à Paris et à Amsterdam et la compagnie Delta qui a récemment fusionné avec Northwest conserve encore le hub de Minneapolis à l'origine de cette dernière.

Pour les compagnies moins importantes le hub unique est souvent la capitale ou la ville la plus importante du pays d'origine. Cet aéroport est la plate-forme de correspondance entre les vols nationaux et les vols internationaux.

Enfin les compagnies dites « à bas coûts » ont un hub administratif et technique. Cet aéroport reçoit aussi une grande partie des vols mais ces compagnies n'assurant pas les correspondances, il ne s'agit pas d'une plate-forme de correspondance…

Principes de fonctionnement (plan commercial) droite|270px Le trafic entre deux aéroports n'est pas toujours suffisant pour qu'une compagnie puisse assurer une liaison directe dans des conditions de rentabilité satisfaisantes.

Les compagnies nationales américaines ont développé, vers la fin des années 1980, un concept commercial, la plate-forme de correspondance qui offre aux passagers la possibilité de relier de nombreuses destinations entre elles en effectuant une correspondance.

Avantages pour le passager

Multiplication des destinations desservies par une même compagnie à partir de son aéroport de départ. Enregistrement au départ sur l'ensemble des segments de son vol. Correspondance rapide (souvent inférieure à une heure). Toutefois, le passage par une plate-forme de correspondance ajoute au moins deux heures (correspondance + détour + atterrissage et décollage supplémentaire) sur le temps de voyage par rapport à un vol direct s'il existe. Correspondance garantie, dans une certaine mesure. Enregistrement unique, transfert et traçabilité des bagages. Les différents segments du vol sont assurés par des appareils de même type de confort.

Conséquences pour la compagnie aérienne

L'offre de correspondance rapide l'oblige à adapter ses horaires et à faire atterrir et décoller ses vols par vagues. La plaque tournante peut être saturée pendant ces créneaux horaires. L'augmentation du nombre de passagers en correspondance l'oblige à adapter ses installations pour assurer le transit des passagers et des bagages entre deux avions. La garantie de correspondance peut l'obliger à retarder certains vols pour attendre les passagers d'un autre vol. Ceci entraîne une cascade de retards qui peut affecter une grande partie des opérations. Un système informatique performant doit être utilisé pour tracer chaque passager et chaque bagage afin d'optimiser la gestion des transits et des vols à partir ou à destination de la plate-forme de correspondance.

Le concept est particulièrement adapté au trafic et à la géographie des États-Unis. Des aéroports comme Chicago (central pour les liaisons entre les villes de Nouvelle-Angleterre et la Californie) ou Atlanta (central pour les liaisons entre la Floride et les villes du Nord) sont parmi les premiers pour le nombre de passagers car une partie significative représente ceux en transit sur des vols, respectivement, de United Airlines ou de Delta Air Lines.

La plupart des compagnies aériennes utilisent un aéroport comme base principale de leurs opérations. C'est l'endroit où se situent les installations techniques de maintenance des avions et souvent leur siège commercial. Ces bases principales sont aussi, naturellement, des lieux de correspondance mais si de nombreuses compagnies ont adopté le terme de hub il y en a relativement peu qui assurent la rapidité et la garantie des correspondances. La plupart des compagnies low cost n'assurent par exemple que des liaisons de point à point. Le transfert entre deux vols est la responsabilité du passager et en cas de retard le second segment est perdu. Ces compagnies n'ont pas, par définition, de plate-forme de correspondance.

Une extension du concept est utilisée par certaines compagnies aériennes pour répartir les passagers de leurs vols longs courriers vers des aéroports régionaux. Le plus souvent les vols locaux sont assurés par des compagnies avec lesquelles elles ont un accord commercial mais les avions utilisés ne sont pas du même type.

Les passagers préfèrent évidemment les vols directs. Le développement d'avions de relativement faible capacité mais répondant aux nouvelles normes d'environnement et adaptés aux conditions économiques actuelles modifie les règles de concurrence entre le concept du hub et les liaisons point à point. Les deux principes ne sont pas exclusifs l'un de l'autre. Pour bien se développer une plateforme de correspondance doit aussi attirer une importante clientèle locale : les expériences américaines de création d'un hub sur des aéroports isolés ont été des échecshttp://www.transponts.com/fichiers/travaux/grand_oral_2005/Hubs_and_spokes.pdf.

Le (MCT : ) est un paramètre très important: il permet de bien référencer les vols dans le système de réservation informatiquehttp://www.businessnews.com.tn/BN/BN-lirearticle.asp?id=952917.

Cas du fret

Le concept de hub existe aussi pour le fret et est en réalité plus ancien.

En France, la Postale de nuit a transporté le courrier de la province vers Paris puis, après répartition, de Paris vers la province pendant 55 ans, le service ayant pris fin en 2000. Le courrier était trié à bord des avions et les sacs postaux transférés de bord à bord à l'escale de Paris. Chaque nuit les avions étaient programmés pour se poser puis repartir de Paris à la même heure.

Aux États-Unis la compagnie Federal Express (devenue FedEx) a créé en 1973 un hub à Memphis où tous les colis sont acheminés avant d'être triés puis ré-expédiés vers leur destination.

Exemple du hub de Roissy-Charles-de-Gaulle 2 Air France a créé un hub à Roissy-Charles-de-Gaulle en . Les vols y sont planifiés en 6 plages de rendez-vous quotidiensLe hub de Roissy-CDG2 : un outil stratégique pour Air FranceLe hub de Roissy-CDG2 : un outil stratégique pour Air France p3, 30 septembre 2005.

Chaque plage de rendez-vous dure Roissy 2, le joker d'Air France L'expansion 2 juin 1997 : 0:00 arrivée du premier long courrier 0:15 arrivée du premier moyen-courrier 0:45 arrivée du dernier long courrier 1:00 arrivée du dernier moyen-courrier Début de la période pivot pour le transfert des bagages et des passagers : aucun mouvement d'avion pendant 30 minutes. 1:30 départ du premier moyen-courrier 1:45 départ du premier long courrier 2:15 départ du dernier moyen courrier 2:30 départ du dernier long courrier

Principales plates-formes de correspondances

Par continents

Europe thumb|Terminal 2 de l'aéroport international de Francfort. Voir la compagnie OpenSkies concernant l'accord de ciel ouvert entre l'Europe et les États-Unis entrant en vigueur au printemps 2008.

Francfort : Aéroport de Francfort pour Lufthansa Munich : Aéroport Franz-Josef-Strauss pour Lufthansa

Vienne : Aéroport de Vienne-Schwechat pour Austrian Airlines

Bruxelles : Aéroport de Bruxelles pour Brussels Airlines et TUI fly Belgium Charleroi : Aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud pour Ryanair et Wizz Air

Larnaca : Aéroport International de Larnaca pour Cyprus Airways

Zagreb : Aéroport international de Zagreb pour Croatia Airlines

Madrid : Aéroport de Madrid-Barajas pour Iberia, Air Europa Barcelone : Aéroport international de Barcelone pour Vueling

Helsinki : Aéroport international d'Helsinki-Vantaa pour Finnair

Paris : Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle pour Air France Paris : Aéroport de Paris-Orly pour Air France, Transavia et Corsair International Nice : Aéroport de Nice Côte d'Azur pour Air France Lyon : Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry pour Air France, HOP! et Transavia Bordeaux : Aéroport de Bordeaux-Merignac pour Air France et Volotea Nantes : Aéroport de Nantes Atlantique pour Transavia Montpellier : Aéroport de Montpellier Méditerranée pour Transavia Strasbourg : Aéroport de Strasbourg-Entzheim pour Volotea Mulhouse : Aéroport de Bâle-Mulhouse pour Easyjet Switzerland (une partie de l'aéroport se trouve sur le côté suisse d'où le nom Bâle-Mulhouse)

Athènes : Aéroport international d'Athènes Elefthérios-Venizélos pour Olympic Air et Aegean Airlines

Budapest : Aéroport international de Budapest-Ferenc Liszt pour Wizz Air

Dublin : Aéroport international de Dublin pour Aer Lingus

Reykjavik : Aéroport international de Keflavík pour Icelandair

Rome : Aéroport international Léonard-de-Vinci Rome Fiumicino pour ITA AirwaysDans le cadre de sa restructuration et sa future privatisation, Alitalia a renoncé en été 2007 à utiliser Milan Malpensa comme plateforme de correspondance Milan : Aéroport de Milan-Linate pour ITA Airways pour les vols nationaux et européens

Riga : Aéroport international de Riga pour Air Baltic

Luxembourg : Aéroport international de Luxembourg-Findel pour Luxair et Cargolux

Skopje : Aéroport international de Skopje pour Wizz Air

Aéroport international de Malte pour Air Malta

Amsterdam : Aéroport Schiphol pour KLM et Transavia

Varsovie : Aéroport international Frédéric Chopin pour LOT Polish Airlines

Lisbonne : Aéroport de Portela (Lisbonne) pour TAP Portugal

Bucarest : Aéroport de Bucarest-Henri-Coandă pour Tarom

Londres : Aéroport de Londres-Heathrow et Aéroport de Londres-Gatwick pour British Airways et Virgin Atlantic, Aéroport de Londres-Gatwick pour EasyJet

Moscou : Aéroport international Cheremetievo pour Aeroflot Moscou : Aéroport international Domodedovo pour S7 Airlines Moscou : Aéroport de Moscou Vnukovo pour Pobeda et Utair Saint-Pétersbourg : Aéroport Pulkovo

Ljubljana : Aéroport Jože Pučnik de Ljubljana pour Adria Airways

Stockholm : Aéroport international de Stockholm-Arlanda pour SAS

Zurich : Aéroport international de Zurich pour Swiss Genève: Aéroport international de Genève pour Swiss et Easyjet Switzerland Bâle : Aéroport de Bâle-Mulhouse pour Easyjet Switzerland (une partie de l'aéroport se trouve sur le côté français d'où le nom Bâle-Mulhouse)

Belgrade : Aéroport Nikola-Tesla de Belgrade pour Air Serbia

Prague : Aéroport de Prague-Václav-Havel pour CSA Czech Airlines

Amérique du Nord

Anchorage : Aéroport international d'Anchorage Ted-Stevens pour Alaska Airlines Atlanta : Aéroport international Hartsfield-Jackson pour Delta Air Lines Boston : Aéroport international Logan pour Delta Air Lines Cincinnati : Aéroport international de Cincinnati pour Delta Air Lines Charlotte : Aéroport Charlotte Douglas pour American Airlines Chicago : Aéroport O'Hare pour United Airlines et American Airlines Dallas : Aéroport international de Dallas-Fort Worth pour American Airlines