Le d'infanterie légère ( léger) est un régiment d'infanterie légère de l'armée française créé sous la Révolution à partir du bataillon de chasseurs Bretons, un régiment français d'Ancien Régime lui-même issu des compagnies d'infanterie du régiment de Chasseurs à cheval des Alpes. En 1854, il est transformé et prend le nom de 81e régiment d'infanterie.

Création et différentes dénominations : Formation des Chasseurs Bretons 1791 : renommé de chasseurs. : devient la demi-brigade légère de première formation : transformé en légère de deuxième formation 1803 : renommée d'infanterie légère. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de la Creuse. 1820 : renommée d'infanterie légère. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne.

Colonels et chefs de corps : lieutenant-colonel Jean Baptiste Marie Joseph Florimond de Cappy 1791 : lieutenant-colonel d'Aymont de Contre-Église : lieutenant-colonel Thomas O'Méara : Joseph Gillot 1792 : chef de bataillon de La Marle 1795 : chef de brigade Chatagnier 1795 : chef de brigade Dubot 1796 : chef de brigade Guerret 1799 : chef de brigade Pierre Macon (*) 1803 : colonel de Laplane 1817 : colonel Amy, tué à la bataille de Bussaco. 1810 : colonel Molard, tué à la bataille des Arapiles. 1813 : colonel Zoepffel 1815 : colonel Villars 1815 : colonel Ferru 1816 : colonel Lamotte 1820 : colonel Hurel 1823 : colonel Joseph Nicolas Ritter. 1829 : colonel Sillègue 1838 : colonel Thiery 1843 : colonel Renault 1846 : colonel Christophe O'Keeffe (° 1794-† 1852) 1852 : colonel Sutton de Clonard Il devient le 81e régiment d'infanterie

Historique des garnisons, combats et batailles Chasseurs bretons Guerres de la Révolution et de l'Empire Les chasseurs bretons sont constitués à Lorient, le , avec les compagnies d'infanterie attachées au régiment de chasseurs des Alpes 6e bataillon de chasseurs Bretons.

Aussitôt après sa formation, le bataillon passe à Belle-Île-en-Mer, d'où il se rend la même année à Rochefort.

En 1789, il occupe l'île d'Oléron.

En , une compagnie est détachée à Saint-Jean-d'Angely, où des troubles assez graves avaient éclaté. Le bataillon se trouve bientôt tout entier dans cette ville où il passe l'année 1791. La même année lors de la réorganisation des corps d'infanterie français les « chasseurs bretons » deviennent le .

Guerres de la Révolution Au commencement de 1792, il est dirigé sur Strasbourg, et quand la guerre éclate, le bataillon marche à l'avant-garde de l'armée du Rhin.

Le « » se distingue particulièrement, le , à l'attaque des retranchements des Prussiens sur les hauteurs de la Chapelle Sainte-Anne. Il emporte plusieurs postes à la baïonnette malgré le feu des redoutes ennemies. Le général Beauharnais ne trouva qu'un reproche à leur adresser : C'était d'avoir montré trop d'ardeur.

Le 25 juin 1795, le « » est amalgamé à Belfort avec les : de volontaires du Calvados de volontaires de Saône-et-Loire pour former la .

Guerres de la Révolution La fait la campagne de l'an III à l'armée des Alpes et celle de l'an IV à l'armée d'Italie

Guerres de la Révolution La est formée le avec les : légère de première formation ( de chasseurs, de volontaires des Vosges et de volontaires de la Manche) Bataillon de chasseurs de Saône-et-Loire de chasseurs réunis Bataillon de chasseurs républicains des Quatre-Nations également appelé bataillon de chasseurs de Paris Bataillon de chasseurs de la Charente de volontaires de Paris pour la Vendée également appelé bataillon du Luxembourg de volontaires de Paris également appelé Saint-Laurent ou Saint-Martin de volontaires de Paris également appelé de volontaires de la République de volontaires du Morbihan de la formation d'Orléans Compagnie de chasseurs d'Évreux également appelé chasseurs volontaires du district d'Evreux Compagnie franche de grenadiers des Côtes-du-Nord

Guerres de l'Empire Le le d'infanterie légère est formé avec la « légère de deuxième formation ».

- : entraînement au camp d’Étaples, en préparation de l’invasion de la Grande-BretagneMahaut Tyrelle, Un camp napoléonien à Étaples-sur-Mer : l’apport de l’archéologie à l’histoire, INRAP, août 2005, en ligne inrap.f, consulté le 27 octobre 2008.

Le 14 juin 1807 les 2 bataillons du regiment participent à la bataille de Friedland

14 février 1814 : Bataille de Vauchamps ( léger)

Le , pendant la Première Restauration, le régiment prend la dénomination de régiment léger de Berri.

Le , pendant les Cent-Jours, il reprend le nom de d'infanterie légère.

Le , après la Seconde abdication de Napoléon Ier, comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration.

1815 à 1848 Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion de la Creuse, qui deviendra le régiment d'infanterie légère en 1820. En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales en régiments d'infanterie. Ainsi, le d'infanterie légère est formé avec les 3 bataillons de la légion de la Creuse.

Le d'infanterie légère fait la campagne de 1823 à l'armée d'Espagne ou il se distingue le au combat de Mataro et l'affaire sous Barcelone, le .

Une ordonnance du créé le du légerHistoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 150 Le régiment participe aux campagnes de 1841 à 1847 à l'armée d'Afrique et s'illustre lors de l'expédition de Tagdempt du au , de l'expédition de Mascara du au , durant l'expédition dans l'Ouarensenis d'avril à et à la défense du camp de l'Oued-el-Hamman le . En 1844 il s'illustre à la bataille d'Isly, le , durant l'expédition contre le Maroc, puis les 13 et contre les Traras.

Attaque du camp de l'Oued el Hammam par Abd-el-Kader : Le , Abd-el-Kader, avec 600 cavaliers et 200 hommes d'infanterie, tombe sur un détachement de 250 hommes de diverses armes ( léger, d'Afrique et sapeurs conducteurs), campés sur l'Oued-el-Hamman, derrière une enceinte en pierres sèches. L'attaque commence dès l'aube du jour. Les assaillants arrivent plusieurs fois jusqu'à toucher la frêle muraille; mais toujours ils sont repoussés en laissant plusieurs des leurs au pied du retranchement. Après vingt minutes de combat, le chef de bataillon Leblond, du léger, qui a communiqué à tout le monde sa résolution, tombe percé d'une balle. Alors, MM. Faure, lieutenant de sapeurs conducteurs, Dubos, lieutenant au léger, et Boeteau, sous-lieutenant au d'Afrique, deviennent l'âme de la défense. Ils parcourent sans cesse les rangs pour animer leurs jeunes soldats presque tous arrivés récemment de France. Après une heure de combat, l'ennemi se retire avec des pertes beaucoup plus considérables que celle des troupes françaises, qui ne sont que de deux hommes tués et dix blessés.

En 1848 et 1849, il est affecté à l'armée des Alpes.

Second Empire En 1855, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d’infanterie de ligne.

Personnalités François Guillaume Lamoureux de La Genetière (1777-1856) alors sous lieutenant

Articles connexes Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française

Notes et références Notes

Références

Sources et bibliographie Histoire de l'armée et de tous les régiments volume 4 par Adrien Pascal Nos 144 Régiments de Ligne par Émile Ferdinand Mugnot de Lyden Les liens externes cités ci-dessous

Liens externes French Light Infantry Regiments and the Colonels who Led Them: 1791 to 1815 Les Demi-brigades, régiments d'infanterie de ligne et légers sur empire.histofig.com Le 6e Régiment d'Infanterie Légère 1800-1815

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