vignette|Vue de la forêt d'Efteling. Le Bois des Contes () est une attraction située dans une section boisée du parc d'attractions Efteling, aux Pays-Bas, basée sur l'univers des contes européens. Depuis , le parc met en scène dans cette zone forestière de six hectares différents contes par la construction de saynètes, de bâtiments ou d'installations inspirées directement des contes des frères Grimm, d'Andersen ou encore de Charles Perrault.

Histoire Les pères fondateurs Pour la construction du Bois des contes qui dure deux ans, trois personnes sont importantes ; Rein van der Heijden, Peter Reijnders et Anton Pieck. En 1992, un monument posthume en forme de pilier triangulaire est construit en leur honneur.

Van der Heijden Dans les années 1950, Rein van der Heijden est convaincu que le futur du tourisme se ferait grâce au Nature Park Efteling. Sa municipalité investit () pour creuser les étangs et créer les sentiers du parc. Des plans pour un restaurant et une piscine sont également créés. Ils sont également mis en chantier.

Peter Reijnders À une réunion de famille en 1951, la femme de Van der Heijden demande à son frère Peter Reijnders, un réalisateur et inventeur amateur s'il avait des idées pour Efteling. Reijnders avait développé un projet de parc en l'honneur du soixantième anniversaire de Philips. Son idée est de faire la même chose dans Efteling, en plus grand, de meilleure qualité et durable. Il devient alors artiste et inventeur pour la création du Bois des contes.

Anton Pieck Reijnders veut allier ses qualités techniques avec l'esthétique de l'illustrateur Anton Pieck. Ce dernier n'est pas convaincu du projet dans un premier temps, pensant que ces réalisations seraient temporaires et faites de carton-pâte. Reijnders insiste et Anton Pieck finit par accepter. Il commence alors les schémas des bâtiments qu'il veut aussi authentiques que possible. Il précise qu'il ne veut que de vraies briques, tuiles et planches de bois pour les constructions, pas de carton-pâte. Reijnders tient ses promesses et leur collaboration devient fructueuse au point que Pieck fait des centaines de dessins représentant les contes de fées mais également des bancs, des réverbères, des poubelles et des bâtiments pour abriter les toilettes. Toutes les réalisations ultérieures seront fidèles à l'esprit de l'illustrateur et respecteront son héritage.

Ouverture vignette|Belle au bois dormant, Efteling () sont investis par la municipalité pour la réalisation du Sprookjesbos. L'inauguration a lieu le . Le bois comprend à son ouverture la représentation de dix contes dont l'esthétique revient au crayon d'Anton Pieck et la technique revient à Peter Reijnders.. Les champignons musicaux qui bordent les sentiers du Bois datent aussi de l'ouverture. Leur nombre augmente lors d'inauguration de contes et ils sont actuellement une vingtaine. L'accompagnement musical de ceux-ci est assuré par le menuet baroque de clavecin du compositeur Christian Petzold.

Les premières scènes Cela prend approximativement deux ans pour développer et établir les dix premiers contes de fées. Les dix premiers contes sont les suivants : Le Rossignol et l'Empereur de Chine, Le château de La Belle au bois dormant, Le village des lutins, Petite commission, Le Roi Grenouille, L'horloge magique, Le puits de Dame Holle, Les six serviteurs et Blanche-Neige.

Au fil des années, Efteling remanie le concept en gardant l'esprit d'origine, rénove les différents contes et ajoute régulièrement d'autres représentations de contes. Certains sont remplacés, d'autres améliorés ou refaits. Le bois en compte dorénavant trente.

Description des contes du bois Le Bois des contes est situé dans la section Marerijk du parc. Appelé en français ou encore , il se trouve dans la partie occidentale du parc. Cette section est celle des contes de fées, des créatures fantastiques et de la nostalgie.

1952 – Le château de la Belle au bois dormant vignette|Le château de la Belle au bois dormant. Histoire et caractéristiques de l'attraction Inspiré du conte de La Belle au bois dormant ( Doornroosje) de Charles Perrault et dessiné par Anton Pieck à son ouverture, le conte a bénéficié des améliorations de Ton van de Ven.

Le château fait partie des dix premiers contes représentés en . En , une des salles du château fut décorée et les personnages de la Belle au bois dormant, un des gardes endormis ainsi que le chef cuisinier et son marmiton, furent ajoutés. Le château fut complètement rénové en , le lierre qui commençait à envahir le décor fut taillé, le garde fut changé et une scène avec l'animatronique de la vieille au rouet fut ajoutée.

En 2003 et 2004, les planches du Théâtre Efteling accueillirent la comédie musicale La Belle au bois dormant.

Résumé du conte À l’occasion du baptême de la princesse, le roi et la reine organisent une fête somptueuse, invitant famille, amis et sept fées marraines (ou trois fées selon les versions) bienveillantes de l'enfant. Chacune d'elles offre un don à la princesse : beauté, grâce Brusquement une vieille fée, qui n’a pas été invitée, se présente et lance à la princesse un charme mortel : la princesse se piquera le doigt sur un fuseau et en mourra. Heureusement, une des jeunes fées marraines qui s'était cachée pour parler en dernier atténue la malédiction :

Pour protéger sa fille, le roi fait immédiatement interdire de filer au fuseau ou d’avoir un fuseau sous peine de mort. Pourtant, vers ses quinze ans, dans une partie reculée du château, la princesse découvre une vieille fileuse qui ne connait pas l’interdiction. Elle se pique aussitôt au fuseau et s’endort, en même temps que tous les habitants du château. Au cours des ans, celui-ci est recouvert de végétation. Il n’est redécouvert qu’après , lorsqu’un fils de roi y pénètre et réveille la princesse.

1952 – La Place des Hérauts vignette|La Place des Hérauts. Dessinée par Pieck et Henny Knoet, la Place des Hérauts ( Herautenplein) est un grand square fleurit et bucolique avec des buis taillés, fontaine, petits bancs, réverbères, rosiers, oiseaux multicolores entouré partiellement par un mur de pierres d'une autre époque. Il est situé au milieu du bois et comprend en son sein quelques bâtisses représentant des contes comme le château de la belle-mère de Blanche Neige, le manoir de Cendrillon et l'auberge d’Aliboron, le petit âne. mais aussi Opa Gijs ainsi qu'un point de restauration. Le nom d'origine du lieu était la Place du château (Kasteelplein). La Place des Hérauts n'est pas un conte à proprement parler mais elle en regroupe plusieurs. Ils sont les suivants : La petite table, l'âne et le bâton, Blanche Neige, La robe de mariée de Geneviève, Cendrillon, Le roi grenouille et L'horloge magique.

1952 – Le Roi Grenouille Histoire et caractéristiques de l'attraction Inspiré du conte Le Roi Grenouille ou Henri de Fer ( De Kikkerkoning ; Der Froschkönig oder der eiserne Heinrich) des frères Grimm. Dessiné par Anton Pieck.

Ce conte est représenté par une fontaine. Quatre grenouilles l'alimentent et le globe d'or flotte dans le jet d'eau principal. Ce conte est un des rares à ne pas être animé par animatronique.

Résumé du conte Il était une fois une belle princesse qui vivait dans un magnifique royaume. Chaque jour, elle pouvait choisir ce qu’elle allait faire, et chaque jour, elle choisissait de jouer dans le jardin du palais avec sa balle. La princesse lançait sa balle très haut dans le ciel et la rattrapait. Toute la journée, pendant des heures. Jusqu’au jour où... la petite princesse regarda de l'autre côté et ... sa belle petite balle d’or atterrit dans l’eau. Heureusement, elle rencontra une grenouille qui accepta de l'aider. Elle repêcha la balle dans le fond de l’eau en échange de son amitié. La princesse promit qu’elles seraient amies. Mais elle n’en fit rien. Dès qu’elle eut récupéré sa balle, elle courut vers le palais. Ce soir-là, on frappa à la porte du palais. La grenouille venait chercher sa récompense. Elle dîna à la table royale et but dans un godet en or. La grenouille voulut ensuite un baiser de la princesse. Mais la princesse finit par accepter et un phénomène étrange se produisit...

1952 – Blanche-Neige Histoire et caractéristiques de l'attraction Inspiré du conte Blanche-Neige ( Sneeuwwitje ; Schneewittchen) des frères Grimm. Dessiné par Anton Pieck, Van de Ven et Knoet.

Le conte a été rénové en . Ce conte fut d'abord illustré par les statues de Blanche-Neige et des nains. L'aspect de la grotte dans laquelle ses personnages sont présents fut réellement amélioré en 1975. Cette même année, vinrent les nains animatroniques.

En , le château de la belle-mère apparut. C'est un apport important au conte. Le visiteur y croise le miroir avec le reflet de la belle-mère sous ses différents aspects (jusqu'à la sorcière repoussante). Les effets spéciaux prennent une place dans la narration. Henny Knoet réalisa ce château. Celui-ci et la grotte se visitent en walkthrough.

Ce conte est aussi représenté dans les vitrines du Musée Efteling grâce à la présence d'une pomme empoisonnée.

Résumé du conte Une reine se désolait de ne pas avoir d'enfant. Un jour d’hiver, alors qu'elle était assise près d'une fenêtre au cadre d'ébène, elle se piqua le doigt en cousant et quelques gouttes de sang tombèrent sur la neige. « Ah ! » se dit la reine, « Si j'avais un enfant, au teint blanc comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et aux cheveux noirs comme le bois d’ébène ! ».

Peu de temps après, elle mourut en accouchant d'une petite fille. Le roi prit une nouvelle épouse, belle mais méchante, orgueilleuse et jalouse de Blanche-Neige. Son miroir magique lui répétait qu'elle était la plus belle femme du royaume, jusqu'au jour où il dut reconnaître que Blanche-Neige était devenue plus belle que sa marâtre. La reine demanda alors à un chasseur d'aller tuer l'enfant, mais l'homme se contenta de l'abandonner dans les bois.

Errant dans la forêt, Blanche-Neige découvrit une petite maison où elle entra se reposer. C'était la demeure des sept nains qui, apitoyés par son histoire, acceptèrent de la cacher et de la loger comme servante.

La méchante reine, apprenant grâce au miroir que Blanche-Neige était toujours vivante, essaya par trois fois de la faire mourir. La troisième fois, déguisée en paysanne, elle trompa la vigilance de la jeune fille et réussit à lui faire croquer une pomme empoisonnée. Blanche-neige tomba inanimée. Affligés, les nains lui firent un cercueil de verre qu'ils déposèrent sur une colline afin que toutes les créatures puissent venir l'admirer.

Un prince qui chevauchait par là en tomba amoureux. Il obtint des nains la permission d'emporter le cercueil. Mais en route un porteur trébucha, délogeant le morceau de pomme coincé dans la gorge de la jeune fille qui se réveilla. Le prince lui demanda sa main.

Invitée au mariage, la méchante reine fut condamnée à danser avec des chaussures de métal chauffées au rouge jusqu'à ce que mort s'ensuive.

1952 – L'Horloge magique Histoire et caractéristiques de l'attraction L'Horloge magique ( de Magische Klok) est un conte créé par le parc.

Il est situé dans un coin de la herautenplein.

Tous les quarts d'heure, les six princes animatroniques se tournent vers la droite et soufflent dans leurs trompettes pendant que les chevaliers de l'horloge magique défilent au-dessus du cadran et que Toine le Rusé, le valet du magicien de l'histoire sonne la cloche se trouvant au sommet de l'horloge.

Fin , les six princes animatroniques sont remplacés par de nouveaux qui sont davantage travaillés.

Résumé du conte