Les onychophores (Onychophora), aussi appelés « péripates » (ou « vers de velours » par traduction de leur nom anglais velvet worms)Traduction de l'anglais velvet worms : cf. E.E. Ruppert, R. S. Fox et R. D. Barnes, Invertebrate Zoology: A Functional Evolutionary Approach, P. 505, Thomson-Brooks-Cole publ., Belmont 2004, , sont un embranchement d'animaux terrestres, d'une taille de 1 à de long, segmentés, portant sur chaque segment une paire de pattes non articulées : les lobopodes. Ils peuvent compter de 15 à plus de 40 segments.
Les onychophores vivent dans la litière des forêts pluviales équatoriales et tropicales : beaucoup d'entre eux sont des prédateurs de lombrics, de limaces ou d'arthropodes, qu'ils immobilisent en projetant une bave gluante paralysante produite par leurs glandes salivaires. La plupart sont nocturnesHistoire naturelle, Flammarion, Paris 2011, p. 258, .
Étymologie Le mot « onychophore » provient du grec « ongle » et « porter ». Il signifie « qui porte des ongles », en référence aux griffes des lobopodes de ces animaux.
thumb|centre|Détail des lobopodes d'un onychophore du genre Peripatoides de Nouvelle-Zélande.
Liste des familles actuelles Selon : classe Udeonychophora Poinar, 2000: ordre Euonychophora Hutchinson 1930: Peripatidae Evans, 1902 Peripatopsidae Bouvier, 1907
Classification †Protonychophora Hutchinson, 1930 †Aysheaiidae Walcott 1911 †Ontonychophora Poinar, 2000 †Tertiapatidae Poinar, 2000 †Succinipatopsidae Poinar, 2000 †Helenodoridae Poinar, 2000 Euonychophora Hutchinson, 1930 Peripatidae Evans, 1902 Peripatopsidae Bouvier, 1907
Origines Les onychophores semblent être issus d'un groupe jadis aquatique et marin : l'embranchement fossile des Lobopodia, contenant des animaux semblables à des vers minces au corps mou et possédant des paires de lobopodes épineux, formant ainsi un exosquelette défensif contre les prédateurs. thumb|Fossile d’, un possible onychophore du Carbonifère. , fossile trouvé en Suède dans des sédiments édiacariens d'origine glaciaire, connu seulement par deux spécimens, semble être le plus ancien lobopode connu. Plusieurs espèces ont été trouvées dans la faune de Chengjiang, en Chine : Cardiodictyon, Hallucigenia, Luolishania, Magadictyon, Microdictyon, Onychodictyon, Paucipodia et Diania cactiformis, surnommé le « cactus ambulant », à 10 paires de lobopodes. Cet organisme qui existe depuis 520 millions d'années serait le plus proche parent connu des arthropodes modernes, même s'il n'est pas leur ancêtre commun.. Deux espèces de la faune de Burgess : Aysheaia et Hallucigenia, semblent aussi être des lobopodes.
À la différence des onychophores actuels, ces lobopodes fossiles sont aquatiques ou marins et dépourvus d'appareil masticateur.
Les anomalocarides sont considérés par certains auteurs comme intermédiaires entre les onychophores et les arthropodes mais cette théorie ne fait pas l'unanimité. Ainsi, à l'heure actuelle, les relations exactes entre les tardigrades, les arthropodes et les onychophores restent à établir.
Publication originale Grube, 1853 : Über den Bau von Peripatus edwardsii. Müller's Archives of Anatomy and Physiology, 1853, .
Articles connexes Metazoa (classification phylogénétique) Photo-guide taxinomique du monde animal Euperipatoides rowelli
Notes et références
Liens externes
Document PDF sur le site de l'INRA (France)
* Catégorie:Embranchement de protostomiens (nom scientifique)