Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé, dite Mademoiselle de Condé, est née au château de Chantilly le et est morte à Paris le . Fille de Louis V Joseph de Bourbon-Condé et de Charlotte de Rohan, elle est princesse du sang. Dernière abbesse de Remiremont, elle fonde une communauté qui deviendra célèbre sous le nom de Bénédictines de la rue Monsieur lors de la Restauration.
Biographie Louise-Adélaïde de Bourbon, dite « Mademoiselle de Condé », est la troisième et dernière enfant de et de son épouse, née Charlotte de Rohan-Soubise (1737-1760), fille de Charles de Rohan. Descendante du Grand Condé à la cinquième génération, la princesse Louise-Adélaïde était la tante du dernier duc d'Enghien, dont elle était très proche.
Ayant perdu sa mère à l'âge de deux ans, elle est élevée par sa grand-tante, Henriette Louise de Bourbon-Condé (1703-1772) dite (fille de ), abbesse des Bénédictines de Beaumont-lès-Tours, puis acheva son éducation à l'abbaye royale des Bernardines de PanthémontCette abbaye se trouvait dans l'actuel de Paris. Son emplacement est aujourd'hui occupé par des locaux ministériels, rue de Bellechasse, et par le temple protestant de Panthémont, rue de Grenelle. Louis Chaigne, Les Bénédictines de la rue Monsieur, éd. F.-X. Le Roux, Strasbourg-Paris, 1950, 13.
On chercha en vain à lui faire épouser le comte d'Artois, frère du roi , puis elle succéda à Christine de Saxe comme abbesse du chapitre noble de RemiremontLouise-Adèlaïde de Bourbon-Condé, née à Paris en 1757. Abbesse de Remiremont de 1786 à la dissolution du Chapitre, 1790. Série historique de Remiremont, Edition Cordelier, Remiremont 2655.
Elle noua une amitié restée platonique avec l'écrivain et polémiste , rencontré dans la ville d'eau de Bourbon-l'Archambault. Elle entretint avec lui, pendant un temps, une correspondance suivie, publiée en 1834 par Pierre-Simon BallanchePierre-Simon Ballanche, Lettres écrites en 1786 et 1787, Paris, 1834., mais qu'elle dut interrompre sur ordre de son père en raison des bruits qui couraient sur leur liaison supposée.
Entre 1781 et 1782, son père lui fait construire l'hôtel de Bourbon-Condé, à Paris.
Élue en abbesse de Remiremont (Vosges) en 1786, elle émigre en 1790 avec sa famille. gauche|vignette|Portrait présumé de Mademoiselle de Condé par Simon-Bernard Lenoir En , elle suit son père, son frère et son neveu en émigration. De Bruxelles, les Condé se rendent, après un long voyage à travers le Saint Empire romain germanique, à Turin, où les accueille leur cousine Clotilde de France, princesse de Piémont, sœur de , dont Mademoiselle de Condé était proche.
Le repos est de courte durée. L'année suivante, le prince de Condé reprend son voyage à travers l'Europe et se constitue une armée afin de combattre la France révolutionnaire. Face aux troupes de Napoléon, elle trouve refuge en Angleterre. Auprès de son père, Louise-Adélaïde tient lieu de secrétaire.
Cependant la princesse songeait toujours à se consacrer à Dieu. Après plusieurs essais infructueux de vie religieuse et un cheminement qui la conduit d'exils en exils, la princesse demande au pape une dispense afin de pouvoir devenir religieuse sans entrer dans un couvent.
À la Restauration, elle fonde une communauté de religieuses bénédictines, connue sous le nom d'abbaye Saint-Louis du Temple, puis de Bénédictines de la rue Monsieur, qu'elle installe à Paris, dans l'ancien hôtel du prieuré hospitalier du Temple. À son décès, elle est inhumée dans la chapelle de ce couvent.
Après sa mort en 1824, publia son panégyrique dans un journal royaliste.
La correspondance des princes de Condé avec le duc de Bourbon est conservée aux Archives nationales sous la cote 34APArchives nationales.
Titulature — : Son Altesse Sérénissime Louise-Adélaïde de Bourbon, mademoiselle de Condé, princesse du sang de France
Ascendance
Annexes
Bibliographie Vie de son altesse sérénissime Madame la princesse Louise Adélaïde de Bourbon Condé, première supérieure et fondatrice du monastère du Temple, 1843, trois volumes , Paris, Dufour et (Tome I) ; Pierre de Ségur, La Dernière des Condé : Louise-Adélaïde de Condé ; Marie-Catherine de Brignole, princesse de Monaco, éd. Calmann-Lévy, 1899 (lisible sur Gallica) Claude-Alain Sarre, Louise de Condé, Éditions Jean-Paul Gisserot (Collection Les classiques Gisserot de l'histoire), 2005, 276 Anne Marie et Richard Alain Marsaud de Labouygue, Louise-Adélaïde de Bourbon, Mademoiselle de Condé. Princesse du sang de France, Sœur Marie Joseph de la Miséricorde (1757-1824), Éditions Complicités, 2021.
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Notes et références
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