La d’infanterie d’Afrique ( DIA), est une unité de la Seconde Guerre mondiale qui a combattu pendant la bataille de France du au .
Originaire d'Algérie, c'est une division de formation composée à 80 % de réservistes (). Elle est mise sur pied, son état-Major étant situé à Maison Carrée (près d'Alger), le à Constantine, Blida, Miliana, Orléansville, Maison Carrée, Tizi Ouzou, Sétif, Bougie et Guelma, puis concentrée en Tunisie.
La DIA commandée par le général Henry Martin fait partie des unités qui, en , se replient en ordre et combattent jusqu'à l'extrême fin des combats.
Création et différentes dénominations
: création de la Division d'Infanterie d'Afrique Autre appellation : DINA : en théorie, les DIA devaient rester en Afrique et les DINA (division d'infanterie Nord africaine) en métropole.
Commandants de la DIA - : général Barbeyrac de Saint-Maurice (effectif 40) - : général Martin
Historique des garnisons, combats et batailles Cette division de formation (par opposition aux divisions d'actives du temps de paix, les DINA), composée à 80 % de réservistes est formée à Maison-Carrée, Constantine, Blida, Miliana, et Orléansville en Algérie le .
Composition en mai 1940 de tirailleurs algériens : Lieutenant-Colonel Antelme puis Colonel Tasse () de tirailleurs algériens : Lieutenant-Colonel Clerc, puis Commandant Kaack () de zouaves : Lieutenant-Colonel Tasse d'artillerie d'Afrique ( RAA) : Lieutenant-Colonel Mathieu d'artillerie lourde ( RALD) de reconnaissance de division d'infanterie d'Afrique ( GRDIA) : Chef d'escadron Pousset GRDI (mis à disposition le )
Rattachements Fin mai - fin : Corps d'Armée / Armée (Général Frère) / Groupe d'Armée (Général Besson)
Campagne de France 1939 En elle embarque à Bizerte pour Marseille, et est dirigée sur Arcis-sur-Aube ou elle arrive le et y séjourne jusqu'en , date à laquelle elle gagne le secteur fortifié de la Sarre pour remplacer la 7e division d'infanterie coloniale.
Mai 1940 Le elle est relevée par la 82e division d'infanterie d'Afrique et la 52e division d'infanterie et transportée dans la région de Pierrefonds et elle est affectée à la armée du général Frère.
Le elle fait mouvement vers l'Ailette (Ligne Weygand). Sa mise en place est facilitée par l'action des blindés du colonel de Gaulle commandant la 4e division cuirassée (4e DCr) opérant en avant dans la région de Laon (Batailles de Montcornet et Crécy-sur-Serre du 17 au ). Elle est engagée à Verneuil-sous-Coucy et à Coucy-le-Château.
Juin 1940 Le , les Allemands s'infiltrent et s'emparent de Saint-Paul-aux-Bois et de Besmé, puis, le lendemain, progressent entre l'Ailette et l'Aisne.
Le , la division est contrainte de se replier au sud de l'Aisne.
Le , elle combat dans les forêts bordant Villers-Cotterêts et Montigny-Lengrain.
Le , les combats se livrent à Chelles, Roye-Saint-Nicolas (Mortefontaine), et Taillefontaine.
Le , elle se replie sur la Gergogne, et combat à Crépy-en-Valois.
Le , elle se retire sur Bouillancy, et Vincy-Manœuvre.
Le , elle passe au sud du Grand Morin.
Le , elle recule vers Esbly et Montry.
Le , elle se concentre au sud de la Seine dans les communes de Samois, de Vulaines, d'Avon et de Champagne-sur-Seine.
Le , l'ennemi est à Melun.
Le , les débris de la division se regroupent en forêt de Fontainebleau, puis se replient sur les Bordes et Bonnée.
Le , elle passe la Loire à Gien.
Le , la division est réorganisée avec les débris du 19e bataillon autonome de tirailleurs sénégalais et du 344e régiment d'infanterie, en deux Groupements Mixtes. La division possède encore 14 pièces de 75 et 9 pièces de 155.
Le , la division franchit le Cher à Mennetou et Méry et par petits groupes elle se dirige vers le sud de la France.
Le , les éléments de la division se trouvent répartis à Chabanais, Chassenon, Chaillac et Saint-Junien. N'ayant pas connu la capture, la division participe après l'armistice à la dissimulation de ses armes en vue des combats futurs en traversant la ligne de démarcation sur le Cher.
Le , les tirailleurs rembarquent à Marseille à destination de l'Algérie.
Le la division reçoit une citation à l'ordre de l'armée.
Citation militaire de la division Attaquée sur la position de l'Ailette le , la division, sous l'impulsion de son chef, le général Henry Martin, a opposé à l'ennemi une résistance héroïque. Toutes ses troupes : infanterie, cavalerie, artillerie, rivalisant d'ardeur pour défendre à outrance les points d'appui, même lorsqu'ils étaient dépassés par l'ennemi ou encerclés, ne se sont repliées que sur l'ordre du commandement, obligées souvent de se frayer un passage les armes à la main.
Regroupées après la bataille, ces mêmes unités faisant preuve d'une telle discipline et d'un magnifique esprit de devoir ont pu, à nouveau, être engagées dans de durs combats qui ont marqué la défense de l'Aisne, puis la retraite vers la Seine et la Loire.
Dans toutes ces opérations, la D.I.N.A. a fait preuve d'abnégation, d'endurance, de vaillance, dignes des grandes traditions de l'Armée d'Afrique.
Bilan des pertes Du au , la D.I.N.A compte plus de 400 tués dont près de 40 % de soldats maghrébins et 20 % de Pieds-Noirs.
Liens externes La division d'infanterie d'Afrique en 1939-1940, 18e RTA 1940 87DIA
Sources JMO DIA (1939-1940) - SHAT Vincennes - côte 32N348
Notes
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Division Catégorie:Unité d'infanterie française Catégorie:Armée d'Afrique (France) Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939