Vipère au poing est un film français de Philippe de Broca, sorti en 2004 et adapté du roman homonyme d'Hervé Bazin paru en 1948.

Synopsis En 1922, après le décès de leur grand-mère paternelle qui se chargeait de leur éducation, le jeune Jean Rezeau et son frère aîné Ferdinand retrouvent leurs parents revenus d'Indochine.

Mais leur relation avec leur mère va prendre une tournure cauchemardesque. Celle-ci, qu'ils ne tardent pas à surnommer « Folcoche » (association de « folle » et de « cochonne »), n'hésite pas à mal les nourrir ou à leur planter sa fourchette dans la main. Elle agit sur eux avec sadisme, force et autorité tout en privilégiant son troisième fils, Marcel, né en Indochine. Elle ira jusqu'à vouloir faire accuser faussement son second fils d'un vol de francs pour l'envoyer en maison de redressement.

Son comportement odieux trouvera son explication et sa justification, vers la fin du film lorsqu'elle reviendra mourir chez Jean, après que celui-ci aura compris que cette femme avait été terriblement marquée par son éducation chez ses propres parents.

Fiche technique

Distribution

Catherine Frot : Paule « Folcoche » Rézeau Jacques Villeret : Jacques Rézeau Jules Sitruk : Jean « Brasse-Bouillon » Rézeau Cherie Lunghi : Miss Chilton Hannah Taylor-Gordon : Fine Richard Bremmer (V. F. : Michel Ruhl) : Abbé Traquet Sabine Haudepin : Tante Thérèse William Touil : Ferdinand « Freddie » Rézeau Wojciech Pszoniak : Père Volitza Pierre Stévenin : Marcel « Cropette » Rézeau Annick Alane : Grand-mère Rézeau Paul Le Person : le père Létendard Alexia Barlier : Kitty Amélie Lerma : Henriette Dominique Paturel : M. Pluvignec Macha Béranger : Pluvignec André Penvern : Félicien, le maître d'hôtel Stephen Waters : Blaise Anna Gaylor : Chadu, la concierge Étienne Draber : le docteur Lormier David de Broca : l'invité à la fête David Gabison : l'évêque Marie-Florence Roncayolo : la bonne de Thérèse René Morard : le vendeur de marrons Pierre Wallon : le médecin Christian Siret : le prêtre Angela Waters : Josette, la vieille servante Marten Sims : le jardinier Danya Harding : le cuisinier Ron Mills : le chauffeur Claude Sitruk : Hervé Bazin Denis Podalydès : le narrateur Gérard Rakotoarivony : musicien au bal nègre Louis Laguerre : musicien au bal nègre Freddie Citadelle : musicien au bal nègre Claude Pironneau : musicien au bal nègre Philippe Chagne : musicien au bal nègre

Tournage Le film a été tourné dans : l'Aisne (Mézières-sur-Oise et Saint-Quentin), dans les Yvelines (Golf du château Porgès de Rochefort-en-Yvelines) à Paris ( arrondissement), à Londres

Autour du film Le roman d'Hervé Bazin est un classique scolaire qui a connu une première adaptation à la télévision diffusée le et réalisée par Pierre Cardinal, avec Alice Sapritch dans le rôle de Folcoche. Pour ce qui s'est avéré sa dernière réalisation, Philippe de Broca a cherché à s'éloigner de la prestation de Sapritch en faisant appel à Catherine Frot qui montre un large éventail de registres, de la marâtre à la séductrice. Jules Sitruk, révélé par ses rôles dans Monsieur Batignole et Moi César, 10 ans ½, 1m39, campe Jean dit « Brasse-Bouillon », le jeune garçon qui n'acceptera jamais la dictature imposée par sa "mère". Jacques Villeret campe un père aimant mais dépassé, dont les seuls intérêts dans la vie sont la chasse, la passion pour les mouches et son désir de perpétuer la tradition familiale : "point de travail". Alors que dans le téléfilm, c'est Folcoche qui inflige à Jean le méprisant sobriquet de « Brasse-Bouillon », surnom que Jean déteste, c'est lui-même qui se surnomme Brasse-Bouillon dans le film. Lui et son frère Ferdinand, dit « Freddie », expliquent à Marcel l'importance des surnoms dans la famille et pourquoi ils décident de l'appeler « Cropette ». Vers la fin du film, on peut remarquer un attachement de Folcoche à Jean. Au début du film, Jean adulte trouve une photo de lui et de son frère dans le portefeuille de sa mère, alors que celle-ci ne voulait visiblement pas qu'il la trouve, ce qui pourrait signifier un amour pour eux qui serait né après le départ de Jean au collège, qu'elle n'a jamais accepté. La fin du film se distingue donc du dernier roman, où Folcoche a revu ses fils à plusieurs reprises. Le train dépose les parents et Marcel à la gare de Ploërmel qui est en fait la gare de Mézières-sur-Oise (Aisne) du Chemin de fer touristique du Vermandois. Vipère au poing est le dernier film de Jacques Villeret sorti de son vivant, l'acteur meurt trois mois plus tard d'une hémorragie. C'est également le dernier film du réalisateur qui décède quelques semaines suivant sa sortie. A la différence du livre où Jacques ne semble pas forcément concerné par le départ de Brasse-Bouillon, le film montre ici l'inverse où le père Rezeau va voir son fils pour lui dire qu'il va lui manquer et lui offre le stylo de leur famille du moins tant qu'il ne va le dire à sa mère.

Notes et références

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