La marche sur les eaux est un épisode de la Bible qui concerne Jésus de Nazareth et ses apôtres. Il montre Jésus marchant sur les eaux de la mer de Galilée.
Dans les Évangiles Cet épisode ne figure pas dans l'Évangile selon Luc.
Évangile selon Marc
Évangile selon Matthieu
Évangile selon Jean
Interprétations vignette|droite|Saint Pierre marchant sur les eaux par Giorgio Vasari Dans l'Ancien Testament, marcher sur la mer est le fait exclusif de YHWH : Livre de Job 9:8 : « Seul, il étend les cieux, Il marche sur les hauteurs de la mer » et le Psaume 77 (76):19 : « Tu te frayas un chemin par la mer, Un sentier par les grandes eaux. » Les Pères de l'Église, par exemple Augustin dans le Discours sur le Psaume LXXVI, et à leur suite plusieurs théologiens et exégètes modernes ont vu dans la marche de Jésus sur la mer une affirmation évangélique de sa divinité.
La péricope de la marche sur les eaux se situe vers la fin du ministère de Jésus en Galilée, avant les épisodes-clés où Pierre reconnaît le Messie en Jésus et assiste à sa TransfigurationDouglas Redford, The Life and Ministry of Jesus: The Gospels, 2007 , p. 189–207..
Pour Camille Focant, les disciples dans l'Évangile selon Marc « répondent à l'épiphanie de Jésus sur le lac comme le faisaient "ceux du dehors" qui voient et entendent sans comprendre (4,12), car leur cœur est endurci (6,53). Cette dernière expression n'avait été jusqu'ici été utilisée que pour les Pharisiens (3,5) juste avant qu'ils ne complotent la mort de Jésus [...] plus la révélation salvifique de Jésus s'affirme de manière extraordinaire, plus les disciples semblent régresser vers une dureté de cœur semblable à celle des adversaires de Jésus. On ne peut mieux faire pour désarçonner le lecteur »Camille Focant, L'Évangile selon Marc, Cerf, Paris, 2010, p. 257..
John Paul Meier voit dans la marche sur les eaux un récit purement théologique, sans fondement historiqueJohn Paul Meier, Un certain Juif : Jésus. Les données de l'histoire, Cerf : vol. 2, La parole et les gestes, 2005 , ch. XXIII « Les miracles dits de la nature », 6. « La marche sur la mer », p. 674-698.. La tradition orale, selon Meier, est entremêlée de références à l'Ancien Testament et de perceptions ultérieures à la Résurrection. En particulier, la narration semble appartenir au registre apocalyptique, autrement dit à un genre littéraire caractérisé par un symbolisme accentué et des contrastes marqués. Au début, Jésus rassemble les apôtres sur un bateau et les envoie seuls, pour aller prier seul sur la montagne, mais promet de les rencontrer de l'autre côté de la « mer ». Les apôtres ont du mal à atteindre l'autre rive, puis Jésus apparaît et tout se termine bien. Pour Meier, il s'agit d'une métaphore de l'Église primitive juste après Pâques : Jésus quitte ses disciples en promettant de revenir, mais il leur rend parfois visite afin de les soutenir (par l'Eucharistie). Comme toute la littérature apocalyptique, sa fonction est de réconforter une communauté dans le besoin.
Rudolf Bultmann range lui aussi cet épisode parmi les théologoumènes, c'est-à-dire des affirmations théologiques présentées dans les récits bibliques comme des faits historiques.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Représentation de Jésus-Christ dans l'art chrétien
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