Un dialogue entre le gouvernement tibétain en exil et le gouvernement de la république populaire de Chine a débuté en 2002 sur la base de pressions politiques d'instances indépendantes au conflit sino-tibétain sous la forme de courtes rencontres entre les émissaires du dalaï-lama Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen et les émissaires de Pékin. Elles firent suite à une rupture de pourparlers en 1993. Bhuchung K. Tsering, également impliqué dans ce processus de dialogue, a accompagné les émissaires dans toutes les rondes de discussions qu'ils ont eues avec la direction chinoise depuis 2002Bhuchung K. Tsering. À ce jour, le dialogue tibéto-chinois n'a débouché sur aucune négociation, ni rencontre entre les dirigeants chinois et le Dalaï Lama.
En 2008, après 8 rencontres, cette série a connu 15 mois d'interruption Tibet 'Chinese issue' says Dalai Lama.Chine: des représentants du dalaï lama mardi à Pékin. avant la le Au Tibet, pas d'autonomie, mais une croissance forte..
Le dialogue tibéto-chinois est au point mort depuis Gaurav Bisht, Dalai Lama succession plans back on agenda, Hindustan Times, 16 septembre 2011.
Le , Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen ont démissionné en tant que représentants du dalaï-lama dans les discussions avec le gouvernement chinois, invoquant leur « frustration » liée à l’absence de réponse positive des autorités chinoises et à la façon dont la Chine gère la région où se produisent les immolations de TibétainsDeux négociateurs tibétains démissionnent, AP, 4 juin 2012.
La Résolution du Parlement européen du 6 juillet 2000 Après la fuite du dalaï-lama en 1959, les discussions entre le gouvernement de la Chine et le gouvernement tibétain en exil furent rares et sans beaucoup d’effetLe conflit sino-tibétain, Astrid Fossier, juin 2003.Tentatives tibétaines pour la paix.
Les efforts du dalaï-lama pour initier un dialogue avec les dirigeants chinois remonte à , quand Kundeling Woeser Gyaltsen rentrant d'une visite au Japon a rencontré un représentant de la république populaire de Chine à Hong Kong. George Patterson, alors journaliste à Hong Kong, a joué un rôle dans la négociation d'une réunion avec des responsables chinois Claude Arpi, The end of the Dalai Lama's Middle Way?, Rediff.com, 12 novembre 2008.
Pendant la période de libéralisation inaugurée au Tibet en 1980 par Hu Yaobang, le dalaï-lama a été invité à envoyer plusieurs missions d'enquête au Tibet Tibet: Report on Tibet Negotiations 2004, 12 juillet 2004.. La d’enquête s’est rendue au Tibet en , la en et la en Tenzin Gyatso, XVIe Dalaï Lama.. En , à la suite de ces missions, le dalaï-lama propose d’envoyer 50 instituteurs tibétains de l’exil pour développer l’enseignement au Tibet et d’ouvrir un bureau de liaison à Pékin. La Chine sursoit à cette demande. En , le dalaï-lama écrit à Deng Xiaoping, accepte d’attendre pour le bureau à Pékin, mais réitère la demande d’aider à développer l’éducation au Tibet.
En Hu Yaobang répond par la proposition de la « Politique en cinq points à l’égard du Dalaï-Lama ». En et , deux délégations tibétaines se sont rendues à Pékin pour expliquer que le problème du Tibet ne pouvait se résumer à la question du statut du dalaï-lama, mais la discussion n’avance pas. En , une d'enquête se rend dans le nord-est du Tibet.
Les contacts furent rompus en 1993Des négociations en trompe-l’œil, Paradoxale « voie du milieu » au Tibet..
Par une résolution adoptée le , le Parlement européen suggéra de reconnaître le gouvernement tibétain en exilCette résolution demandait « au Conseil, à la Commission et aux États membres de tout mettre en œuvre afin que le gouvernement de la république populaire de Chine et le Dalaï Lama négocient un nouveau statut du Tibet qui garantisse une pleine autonomie des Tibétains dans tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, avec les seules exceptions de la politique de défense et de la politique étrangère; invite les gouvernements des États membres à examiner sérieusement la possibilité de reconnaître le gouvernement tibétain en exil comme légitime représentant du peuple tibétain si, dans un délai de trois ans, les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil ne sont pas parvenus à un accord sur un nouveau statut pour le Tibet par le biais de négociations organisées sous l'égide du Secrétaire général des Nations unies » Résolution du Parlement européen sur le Tibet. Selon certains, la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil impliquerait la reconnaissance de son droit à l’indépendance. Le , 50 associations européennes solidaires de la cause tibétaine ont lancé une campagne appelant les membres du Parlement européen à voter une nouvelle Résolution pour la reconnaissance du gouvernement tibétain en exil d’ici à Campaign launched for recognition of the Tibetan Government in Exile, Phayul.com, 9 février 2009..
Historique des discussions entre les représentants chinois et tibétains Des représentants chinois et tibétains se sont rencontrés à 10 reprises entre 2002 et 2010Tibet : le dalaï lama n'espère plus rien de la Chine, leparisien.fr.. La se déroula en septembre 2002 lors d’une visite de 3 semaines en Chine des représentants du dalaï-lama, dont Lodi Gyari qui affirma que la partie chinoise semblait intéressée par les propositions du dalaï-lama sur l'autonomie du Tibet à l'intérieur de la Chine Adam Brookes, Tibet envoy hints at China thaw BBC., mais qu'elle s’opposait à tout dialogue avec lui Tibetan envoy wants more dialogue after breakthrough China trip par Lobsang Wangyal, AFP.. La débuta le lors d’une visite en Chine des émissaires du dalaï-lama, Kelsang Gyaltsen et Lodi Gyari 'Dialogue' or 'negotiation'? - The 2nd round of Sino-Tibetan contact begins, TIN News Update, 27 mai 2003. Dalai Lama's envoys "build trust" on China trip, Site web de Thomas Mann, Reuters.. La débuta en septembre 2004. À la veille de cette visite, le Parlement tibétain en exil retira sa Résolution visant à réévaluer l'approche de la voie médiane en l'absence de réponse positive de la partie chinoise avant Resolution to Review Middle Way Approach withdrawn, site du Gouvernement tibétain en exil.. La visite en Chine des émissaires du dalaï-lama se déroula de façon confidentielle Dalai Lama Aides Make Secretive Visit to China John Ruwitch, Reuters.. La se déroula à l'ambassade de Chine à Berne en Suisse du au Two Envoys of His Holiness the Dalai Lama conclude fourth round of talks in Berne, Switzerland, Site Tibet.com.. Il s'agissait de la première rencontre tenue hors de Chine par les deux parties Sur le site du US State Government.. La débuta le The 14th Dalai Lama, site moreorless, hero file.. La se déroula du au , et les représentants du dalaï-lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, se rendirent en Chine Statement on Sino-Tibetan Dialogue by Envoys of His Holiness the Dalai Lama.. Lodi Gyari avait donné une interview quelques mois auparavant All Tibetan people should be under one single administration: Lodi Gyari. La se produisit le , pour la première fois depuis 10 mois et depuis les Troubles au Tibet en 2008, à Shenzhen dans la province de CantonLes négociateurs chinois et tibétains ne parviennent à aucun résultat, europe-solidaire.org. La se prolongea du au , en raison du séisme au Sichuan.. La se déroula la première semaine de Tibetan Envoys to Hold Eighth Round of Talks with China Soon., sur 2 jours, les 4 et . La débuta le .
Commentaires du dalaï-lama et de ses représentants Lodi Gyari, à la tête de la délégation tibétaine, a commenté officiellement chacune des visites, le Statement by special envoy Lodi Gyari, head of the delegation sent by His Holiness the Dalai Lama to China, Site Tibet.com, Dharamsala, 11 juin 2003., le Statement by special envoy of His Holiness the Dalai Lama., le Emissaires tibétains : déclaration par l’Envoyé spécial du Dalaï Lama, Kasur Lodi Gyaltsen Gyari. Lodi Gyari’s Statement on the Recent Talks., le Statement by Special Envoy of His Holiness the Dalai Lama, Kasur Lodi Gyaltsen Gyari Dharamsala, July 5, 2008, le Statement of Special Envoy Kasur Lodi Gyari 8th round of talks, Phayul.com, 6 novembre 2008.. Cependant, il ne fit pas de déclaration sur les conclusions de la avant une « réunion spéciale » pour le peuple tibétain qui s’est tenue à Dharamsala en Tibetan envoys to remain silent on talks before ‘Special Meeting’, Phayul.com, 6 novembre 2008.. Puis, en raison de déclarations des autorités chinoises sur un Memorandum sur l'autonomie réelle pour le peuple tibétain présenté par les Tibétains en exil, ces derniers ont décidé de publier ce document Memorandum on genuine autonomy for the tibetan people..
Dans sa déclaration du , le dalaï-lama a affirmé que la « a permis aux deux parties de déterminer avec précision les principales différences de vue qui demeurent entre nous » et que les parties « ont aussi pris la mesure des conditions nécessaires à la résolution de ces différences ». Les envoyés ont également fait part aux autorités chinoises du souhait du dalaï-lama de visiter la Chine lors d'un pèlerinage et de prendre connaissance des changements et du développement en Chine. Le dalaï-lama a pressé les autorités chinoises de manifester leur intérêt pour le dialogue actuel par des "gestes significatifs".
En , le dalaï-lama a déclaré : « Depuis la reprise des contacts avec le gouvernement chinois en 2002, les choses ont semblé progresser jusqu’à la 5ème rencontre en 2006. Lors de cette 5ème rencontre, les officiels chinois ont reconnu que nous n’exigions pas l’indépendance. Quand notre envoyé est revenu, nous avons réellement senti qu’il s’agissait d’un progrès concret. Car notre but principal était de construire la confiance et de rendre claire notre position qui est que nous ne demandons pas l’indépendance. Et cela dans notre propre intérêt. Le Tibet est matériellement arriéré, et tous les Tibétains veulent moderniser le Tibet. Par conséquent, notre propre intérêt est de rester au sein de la république populaire de Chine. Y compris par exemple à propos de ce train qui arrive à Lhassa. Ceci est fondamentalement positif. Si je voulais aller à mon village par train, je pourrais le faire très confortablement. Et les gens de ma famille pourraient facilement venir me voir à Lhassa. C’est très positif. Après cette 5ème rencontre de , nous étions réellement joyeux et optimistes. Cette accusation d’être un "séparatiste" avait été clarifiée. Mais très rapidement, dès le mois d’avril, ils ont commencé à intensifier leurs accusations contre moi en tant que séparatiste, tout en intensifiant la répression au Tibet. Lors de la rencontre, la dernière, en , la délégation chinoise était bien plus dure. Les officiels chinois ont purement et simplement nié l’existence d’un problème tibétain. Il n’y a pas de problème avec le Tibet. Le problème, c’est le Dalaï Lama, ce "séparatiste". Il est désormais clair que ces accusations contre moi ainsi que la répression à l’intérieur du Tibet ne sont pas dues à des malentendus, mais qu’elles sont délibérées et intentionnelles. C’est beaucoup plus dangereux. »Le dalaï-lama : « Je suis un marxiste en robe bouddhiste »..
Le , Lodi Gyari a affirmé à l'Asia Society de New York que « si le problème n'est pas résolu, alors j'ai peur qu’une partie des Tibétains ne recoure à la violence ». Le dalaï-lama propose d'accepter un rôle pour le Parti communiste et le socialisme dans les secteurs tibétains, une idée qui n'est pas populaire parmi les Tibétains à cause de ressentiments. « Mais quand le Dalaï Lama fait une telle déclaration, il n’y a pas de forte opposition à cela. Ceci montre clairement la force et la profondeur de la vénération [pour le Dalaï Lama]. Si les Chinois souhaitent trouver une solution, c'est le moment, parce qu'ils ont une personne avec qui ils peuvent s'entendre » Special Envoy Fears Possible Violence if Talks Fail, Phayul.com..