Jean-Louis Swiners (né le à Montreuil et mort le . à Nanterre)État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 est un photographe et photojournaliste français.

Lauréat du prix Niépce en 1962, il a également été officier, publicitaire, enseignant, conférencier, consultant en innovation.

Biographie Famille vignette|upright|Autoportrait à vélo, 1948. Jean-Louis Swiners-Gibaud, dit Jean-Louis Swiners, est né le à Montreuil dans le département de Seine-Saint-Denis, du mariage de Léopold Swiners-Gibaud, conseiller du commerce extérieurJournal de Neuchâtel, du canton et des régions avoisinantes, ., industriel dans le domaine des matières premières pour la chapellerie et la filatureRevue de la Chambre de commerce française au Canada, daté juillet 1954, .Revue de la Chambre de commerce française au Canada, daté Hiver 1957-1958, ., et de Renée Le BlancWho's Who in France, édition 1979-1980, ..

Le , il épouse Joëlle Monnin ; de ce mariage naissent trois enfants. Divorcé, il épouse Anne Furet en .

Formation Il poursuit des études secondaires au lycée Albert-de-Mun de Nogent-sur-Marne puis au lycée Saint-Louis à Paris.

En 1964, il reprend ses études. Il étudie au Centre national de télé-enseignement , à l'École des hautes études en sciences de l'information et de la communication - Celsa et à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de 1965 à 1980 où il obtient un diplôme d'études approfondies (DEA) de sciences de l'information et de la communication.

Carrière professionnelle Jean-Louis Swiners est photographe, puis publicitaire, puis consultant en marketing et stratégie, conférencier et écrivainWho's Who in France, édition 1998-1999, ., puis consultant, conférencier et écrivainWho's Who in France, édition 2008, . puis consultant et conférencier internationalWho's Who in France, édition 2013, ..

Photographe et photojournaliste Les débuts thumb|La centrale russe de Doubna.

Puis il est admis en peloton d'élève officier de réserve, de nouveau à Saint-Maixent. Il choisit en amphi de sortie d'être affecté dans les Forces françaises à Berlin au 46e régiment d'infanterie comme sous-lieutenant commandant la section de mortiers lourdsMinistère de la Guerre, Livret individuel, Classe 1955. Nom : Swiners-Gibaud. Prénoms : Jean-Louis..

À partir de début 1958 et jusqu'en 1964, il fait partie de l'équipe des photographes-journalistes du groupe RéalitésDans les années 1960, le groupe Réalités est constitué de la revue mensuelle Réalités, de son édition en anglais Réalités in America avec son bureau à New York, de l'hebdomadaire économique Entreprise et de la revue Connaissance des arts., au même titre qu'Édouard Boubat et Jean-Philippe Charbonnier.

Matériel Photographe polyvalent, il travaille au début des années soixante avec trois LeicaWilliam Eugene Smith travaillait avec six appareils . : un Leica M3, un Leica MP et un Leica M2 (avec les objectifs de 21, 35, 50, 90 et ), un (pour les photos au téléobjectif, 200 et Telyt), un Rolleiflex (pour les photographies de mode) ainsi que d'une chambre 4×5in et un Linhof Technika IV (pour les natures mortes, les photographies publicitaires et industrielles et les reproductions de tableaux).

Influences Il sera influencé par Ansel Adams, Richard Avedon, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Andreas Feininger, Marc Flament, Ernst Haas, Philippe Halsman, William Klein, Irving Penn, August Sander, George Silk, William Eugene Smith, Edward Weston, etc. dont il s'inspireJean Lattès, « Portrait d'un pédagogue terroriste », dans Terre d'images, , , ..

Par exemple, Chevaux de course (1959) est directement influencé par les recherches et les deux essais d'Ernst Haas dans Life : en et en .

Tirages et ténébrisme Disposant d'un studio et d'un laboratoire personnel, il se livre en dehors de son travail salarié à de multiples recherches personnelles notamment dans le domaine du portrait. Il tire toutes les photos qu'il aime en sur papier Iford Multigrade. Fin des années cinquante, visitant la Galerie Borghèse à Rome il fait un parallèle entre l'utilisation des ombres et des lumières par le Caravage et la photographie. Il se met alors à accentuer le trait dans ses tirages (kroumen, harkis, Pâques à Arachova) s'inspirant du ténébrismeComme en témoignent, mieux que les pages de Réalités, les tirages conservés au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu)..

Credo Jean-Louis Swiners est qualifié de « photographe humaniste »Photographes Humanistes (12/13) : Jean-Louis Swiners..

En 1964, il publie son credo« Credo », Jeune photographie, n° 52, nov.-déc. 1964, p. 30-31.La Photographie humaniste, BnF, 2006, p. 20 : .

Pastiches De nombreuses photographies de Swiners sont des « À la manière de … ». À la manière d'Henri Cartier-Bresson, du Caravage, de Feininger Quand en 1962, le fabricant de tricots Timwear pour lequel, en 1961, il avait réalisé les photos de sa collection dans un Paris vide de toute présence humaine, lui demande, par l'intermédiaire de Réalités, une nouvelle idée, il lui propose de pasticher des tableaux de portraits en buste de femmes de l'antiquité à nos jours. Cela fera un essai photographique de 16 pages couleurs, « Madame », dans le de Réalités de , ainsi que dans Connaissance des arts, , , et la reprise des pastiches les plus réussis : Le Titien, La Tour, Seurat, Renoir dans le Caractères Noël de Maximilien Vox de .

Autoportraits vignette|upright|Autoportrait en photographe-orchestre datant de 1962 Jean-Louis Swiners a fait de nombreux autoportraits dès l'âge de 13 ans et a continué tout au long de sa vie, parfois en co-portraits.

Le concours des autoportraits organisé par l'hebdomadaire Point de vue Images du monde en 1961 lui donne l'occasion de préciser sa conception de l'autoportrait photographique :

Albert Plécy, rédacteur en chef de Point-de-vue Images du monde et président de l'association Gens d'images tranche :

Diffusion Une grande partie de ses photos (dont Les Amoureux sur un scooter, Jean-Luc Godard et Brigitte Bardot (Le Mépris), Raymond Aron, Luis Buñuel, Fidel Castro) sont diffusées par l'agence de photos Gamma-Rapho.

Journaliste et publicitaire Reprenant des études au milieu des années 1960, il reste ancré dans le milieu du journalisme et de la photographie. De 1964 à 1967, il est rédacteur en chef du magazine Terre d'images puis directeur de la publicité du mensuel Photo, Ski-Flash Magazine et Son-magazine de 1967 à 1974.

Il travaille ensuite dans des agences de publicité : en 1974-1975, il est directeur général adjoint de Media International, puis directeur des études de Jacques Renaud Marketing (1976-1977), directeur de la création de Marello, Veyrac & Associés de 1977 à 1980, directeur associé de Persuaders en 1980-1981, directeur de division à Bélier-Conseil en 1981-1982.

Enseignant en marketing et stratégie, consultant et conférencier Dès 1959, Jean-Louis Swiners découvre le brainstorming lors d'une rencontre à New York avec Alex Osborn, l'inventeur de cette méthode.

À partir de 1980, il crée le concept de « branduit »Jean-Marc Lehu, L'Encyclopédie du marketing, Eyrolles, 2004, ., invente le « Warketing », marketing de combat. De 1974 à 1983, il est professeur à l'Institut national du marketing. De 1982 à 1988, il est directeur de la revue Stratégiques puis directeur en 1978 et président de 1990 à 1996 des options « stratégie et marketing international » de l'European Business School Paris, directeur du module « marketing commercial » de l'IPAC de 1981 à 1995, professeur à l'Institut national de l'achat de 1982 à 1997, secrétaire général de l'Association pour la publicité comparative de 1979 à 1982, chargé de conférence à l'École supérieure de guerre en 1985Il publie l'article Clausewitz, le marketing, les jeux à risque et la stratégie dans le bulletin de l'École supérieure de guerre., professeur au CRC de 1986 à 2015, directeur général puis président de WWWarketing Consultants à partir de 1988.

Ancien directeur général de Business Kriegsspiel, expert de l'association Progrès du management de 1990 à 2001, expert de la Fédération française de la franchise de 1999 à 2002, il est rédacteur en chef depuis 1998 de lEncyclopédie du leadership, du management et de la stratégie devenue Encyclopédie de la créativité, de l'innovation et de la stratégie, il est professeur à l'université HEC management de 2001 à 2010 et à l'institut de gestion de l’innovation appliquée (Igia), membre de l'association française des conférenciers professionnels depuis 2007.

En 2006, il abandonne ses activités de consultant et d’animateur de jeux d'entreprise pour ne conserver que celles de conférencier en innovation, spécialiste de la sérendipité et des marques. En 2013, il est chargé du cours « Innovation et sérendipité » dans le master « Innovation et Gestion des connaissances » de l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris.

Retour vers la photographie Jean-Louis Swiners a gardé un contact avec le monde de la photographie : il fait partie du jury du prix Nadar de 1980 à 2006 ; il est membre de l'association Gens d'images.

En 2006 l’exposition Édouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier et Jean-Louis Swiners. Les photographes de Réalités est organisée à Paris dans le cadre du mois de la photoExposition Édouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier et Jean-Louis Swiners. Les photographes de Réalitésà Paris en novembre 2006 dans le cadre du mois de la photo..

En 2015, il reprend ses activités de photographe, réalisant principalement des portraits, avec un réflex numérique ou un iPhone.

Il revient également à ses activités d'historien des photographes et de la photographie, exercée originellement quand il était rédacteur en chef de Terre d'Images où il a écrit une série de . Il partage ses connaissances et ses interviews, sur Wikipédia en français.

En 2017, un reportage de Jean-Louis Swiners pour Réalités sur le tournage du Mépris de Jean-Luc Godard est exposé à Paris« Une leçon de cinéma : un certain mépris ».Exposition Le Mépris par Jean-Louis Swiners à la Galerie de l'Instant.Visite virtuelle de l'exposition photo Une leçon de cinéma.

Création du mot « zadigacité » Spécialiste de la sérendipité, Jean-Louis Swiners crée en 2008 le mot « zadigacité » assorti de l’adjectif « zadigace » : Marie-Anne Paveau, Ce lumineux objet du désir épistémique. Article accompagnant l’édition critique du conte Les aventures des trois princes de Serendip, 2011, .[EXPOSITION] 07/10 ▷ 10/12 – Morgane Tschiember & Baptiste Rabichon – ZADIGACITÉ – Delta Studio – Roubaix..

Le dictionnaire en ligne du correcteur d'orthographe et de grammaire Cordial définit ainsi la « zadigacité » : ZADIGACITÉ, nom..

Le terme « zadigacité » est repris par l'Académie des technologies, qui le définit ainsi : , dans son rapport de 2015, Quelques réflexions de l’Académie des technologies sur la question de l’appropriation des technologiesAcadémie des technologies, Quelques réflexions de l’Académie des technologies sur la question de l’appropriation des technologies, rapport de l’Académie des technologies, , .

Distinctions .

Grâce à trois reportages Paris vu par un chien, paru dans Réalités en , Les kroumen et Les harkis, il reçoit le prix Niépce en 1962De nombreux quotidiens et magazines : Le Figaro du , Combat du , Le Photographe du , L'Officiel de la photo et du cinéma de , Caractères Noël de .

Œuvre Publications Ouvrages Jean-Louis Swiners est, avec Jean-Michel Briet, le coauteur de trois livres :

Préfaces et articles Pourquoi des photographes ?, dans Journalistes Reporters Photographes, , trimestre 1965, . Problèmes du photojournalisme contemporain, dans Techniques graphiques, , , . Problèmes du photojournalisme contemporain. 2 - De la mise en page comme moyen d’expression dans Techniques graphiques, , juillet/, . Problèmes du photojournalisme contemporain. 3 - Pour une mise en page sémantique dans Techniques graphiques, , , .