Montautour est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..
Géographie Situation
Communes limitrophes
Un site remarquable thumb|left|Montautour ː les Rochers, le Grouin (carte postale, début ). Le bourg de Montautour est le lieu habité le plus élevé (194 mètres) du département d'Ille-et-Vilaine. « Chacun s'accorde à reconnaître l'intérêt particulier de ce lieu privilégié (..). Richesses archéologiques au pied des célèbres rochers fréquentés jadis par des druides, étranges blocs de quartz curieusement disposés en équilibre (..), souvenirs historiques reliés à une fondation monastique de Bénédictins sur ordre de Nominoë, roi de Bretagne, fréquentation ininterrompue d'innombrables pèlerins au sanctuaire rupestre de N.-D. du Roc, mariages princiersVers 1137, Geoffroy, sire de Mayenne, y aurait épousé Constance de Bretagne, fille du duc Conan III de Bretagne.. Il fallut la Révolution française de 1789 pour mettre en veilleuse ce passé prestigieux (..) »..
Relief et hydrographie thumb|left|Carte du réseau hydrographique de la commune de Montautour. Les altitudes vont de 195 mètres pour le point le plus haut (le site de l'église Notre-Dame-du-Roc, excentré à la limite nord-ouest de la commune à 105 mètres (dans l'angle sud-ouest du finage communal, dans la vallée du Ruisseau de Landemoux (qui prend plus en aval le nom de la rivière de la Pérouse), affluent de la Cantache et donc sous-affluent de la Vilaine), qui sert aussi de limite occidentale à la commune, la séparant de celle de Balazé.
Le Ruisseau de la Rivière Rabault sert un temps de limite sud-est au territoire communal, le séparant de Saint-M'Hervé ; c'est un affluent de rive gauche de la Pérouse avec laquelle il conflue près du bourg de Balazé.
À l'extrémité orientale de la commune le Ruisseau des Épronnières, affluent de rive droite de la Vilaine, forme la limite historique entre la Bretagne et le Maine et la limite actuelle entre les régions Bretagne et Pays de la Loire, les départements d'Ille-et-Vilaine et de Mayenne et les communes de Montautour et La Croixille ; son propre affluent le Ruisseau de la Maillardière (Ruisseau de Foucherais) sert au nord-est de limite communale avec Princé et un autre de ses affluents, le Ruisseau de Bel-Orient, sert un temps de limite côté sud-est avec Saint-M'Hervé.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Pérouse, les Epronières, la Rabault, le ruisseau de Bel-orient et le ruisseau de Foucherais..
La Pérouse, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Châtillon-en-Vendelais et se jette dans la Cantache à Montreuil-sous-Pérouse, après avoir traversé ..
Les Épronières, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Princé et se jette dans la Vilaine à Bourgon, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MontautourLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports La commune n'est desservie que par des routes secondaires, la D 24 relie Montautour à Saint-M'Hervé vers le sud-est et à Châtillon-en-Vedenais en direction du nord-ouest ; la D 26 vient de Princé ; la D 130 relie Montautour à Vitré.
La commune est desservie par la ligne de bus n°4 de Vitré Communauté.
Habitat et paysages
Au sein d'un finage formant un rectangle étiré en longueur dans le sens ouest-est, le bourg (quelques maisons à peine autour de l'église) est très excentré au nord-ouest, à la limite communale avec Châtillon-en-Vendelais. Le paysage agraire traditionnel est le bocage avec un habitat dispersé formé d'écarts constitué de hameaux et fermes isolées. La commune, éloignée des grands axes de communication, a totalement conservé son caractère rural.
Urbanisme Typologie Au , Montautour est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,9 %), terres arables (24 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Mont Altor en 1049Site de KEROFIS Office public de la langue bretonne : Montautour (lire en ligne) et de Mont-Auter ou Ecclesia Sanctæ Mariæ de Mont-Auter au .
Montautour est un toponyme médiéval en Mont-, appellatif toponymique issu du gallo-roman MONTE « colline, élévation », lui-même du latin montem, accusatif de mons « mont, montagne ». En effet, Montautour est situé sur une butte, sur laquelle, dès le au moins se trouvait un sanctuaire déjà vénéré de Notre-Dame-du-RocAmédée Guillotin de Corson, "Pouillé historique de l'archevêché de Rennes", volume 5, 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75001z/f263.image.r=Montautour?rk=42918;4.
Le second élément -autour, représente probablement l'autour, du nom du rapace.. C'est une formation toponymique comparable aux nombreux . Dans l'hypothèse alternative qui consiste à voir dans -autour, soit le réemploi d'un toponyme précédent, soit un autre appellatif, la terminaison -our est l'équivalent dans l'ouest de la terminaison -eur en français. Selon J.-B. Jego le suffixe "autour" signifierait en vieux français "plus haut"..
La traduction du nom en breton est Menezaoteribidem, qui signifie « mont de l'autel ».
Histoire Moyen Âge L'église de Sainte-Marie de Montautour fut donnée en 1066 à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon avec l'agrément de Main, évêque de RennesJean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og. Mais l'abbé bénédictin de cette abbaye unit par la suite le prieuré de Montautour à celui de Châteaubourg et laissa au prieur de ces deux bénéfices le droit de présenter à l'évêque le recteur de Montautour.
Temps modernes Le sanctuaire de Notre-Dame-du-Roc (l'église se composait d'une nef séparée du chœur par un arc triomphal et accostée d'une chapelle au sud, appartenant probablement aux seigneurs de la Rivière Rabault.), lieu traditionnel de pèlerinage célèbre par les faveurs spirituelles que le sanctuaire accordait aux pèlerins, situé dans une position très pittoresque au sommet d'un rocher dans lequel elle était littéralement enclavée, aurait été visité par saint Louis et Louis XIII..
thumb|Carte de Cassini des paroisses de Châtillon-en-Vendelais, Montautour et Princé (1772). Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Montautour en 1778 :
Au , le prieur de Châteaubourg, grand décimateur de Montautour, ne laissait au recteur de Montautour qu'une portion congrue de 700 livres par an.
Révolution française
Le assemblée électorale de Montautour en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint le sous la présidence du procureur fiscal Tribondel en présence de 19 paroissiens ; Pierre Le Rétif et René Blanchet furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée ; un cahier de doléances fut rédigé : les paroissiens se plaignent notamment que les dîmes profitent à des moines extérieurs à la paroisse (au prieuré de Châteaubourg), de la position excentrée de leur église et du cimetière au sein de la paroisse et des banalités..
Le , à Montautour, on assassina un huissier réputé patriote, et l'homme n'était pas encore mort que les exécuteurs (des chouans) le recouvrirent de broussailles qu'ils enflammèrent aussitôt. Le , des administrateurs du district de Fougères écrivent : « Les cultivateurs sont dans un état d'inquiétude et d'alarme. Les brigands sont à Balazé, 15 brigands de la Petite Vendée à la tête desquels sont les Chouans frères. Il semble que ces hommes sont les mêmes que ceux qui firent une incursion à la mi-août dernier sur Montautour, Châtillon, Parcé ». Dans la seconde quinzaine de , des rassemblements suspects sont signalés à Argentré, Balazé, Champeaux, Châtillon, Cornillé, Étrelles, Montautour, Le Pertre, Taillis et Vergéal. Dans un rapport daté du , les autorités d'Ernée écrivent que des paysans d'Argentré, Le Pertre, Mondevert, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Bréal, Saint-M'Hervé, Montautour et Balazé avaient « porté leurs grain aux insurgés pendant leur séjour à Laval »Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuis, "De la Révolution à la Chouannerie", Nouvelle bibliothèque scientifique, Flammarion, 1988,[].