Léo Larguier, né le à La Grand-Combe et mort le à Paris Base Léonore, est un poète, nouvelliste, critique littéraire et essayiste français.
Biographie Léo César Albin Larguier est né dans les Cévennes d'une vieille famille de paysans huguenots. Son père Anselme Honoré Albert Larguier était menuisier, et sa mère Clarisse Pauline Théron "sans profession". Il a un frère deux ans plus jeune, Arthur. Il entre au lycée de garçons de Nîmes en 1887. en même temps qu'Edmond Guiraud, mais n'y reste qu'un jour
Il est élève du lycée Jean-Baptiste-Dumas à Alès, où il obtient le baccalauréat ès lettres, et s'intéresse déjà à la poésie.
De 1900 à 1902, il fait son service militaire à Aix-en-Provence au d'infanterie, où il se lie d'amitié avec Cézanne.
Il vient à Paris vers l'âge de 20 ans. Suivant la volonté de ses parents il s'inscrit à Sciences-Po, mais il n'y va qu'une fois. Dès lors, il se voue à la poésie et il ne quitte plus guère Saint-Germain-des-Prés, dont il devait devenir l'historien. Il est également le voisin de palier d'Apollinaire.
En 1904 et en 1916, il reçoit le prix Archon-Despérouses..
En 1914, il est mobilisé dans ce même lycée d'Alès, à l'occasion changé en Caserne Thoiras, puis hôpital. Il est blessé en en Champagne, ce qui lui vaut la Croix de guerre avec citation à l'ordre de son régiment : "Caporal très brave. Blessé le au moment où il relevait des blessés, en avant des premières lignes, sous de violents tirs de barrage". Promu sergent, il est démobilisé en 1919 et fait chevalier de la Légion d'honneur la même année. Il sera promu officier (et décoré le par Georges Lecomte) puis commandeur de la Légion d'honneur (et décoré par Roland Dorgelès le ).
En 1940, il participe à l'exode de Paris et va vivre un temps à Vialas dans les Cévennes. Journal littéraire de Paul Léautaud au : « Larguier est à Nîmes, où il tient des rôles au cinéma, dans des films de farandoles. » Vraisemblablement sous pseudonyme.
Il posait au poète « à l'ancienne », et écrivait de même. Il a écrit de nombreux ouvrages : romans, critique, essais, pièces de théâtre... Il succède en 1936 à Léon Hennique au sixième couvert de l'Académie Goncourt, où il siégera jusqu'à sa mort. Outre que ses traits ont été fixés par le peintre Raymond Woog, les quelques clichés le représentant sont de Robert Doisneau.
Le collège de la Grand Combe (30) porte son nom.
Décoration
Images
Œuvres Poèmes, romans, divers vignette|Manuscrit de Mes vingt ans et moi conservé au Palais du Roure à Avignon
La Maison du Poète, poèmes (1903) Les Isolements, poèmes (1906) Jacques, poème (1907) Théophile Gautier (1911) Jean-Jacques Rousseau, pièce en un acte et en vers (1912) L'Heure des Tziganes, pièce en un acte (1912) Orchestres, poèmes (1914) Les Bonaparte, tragédie lyrique en trois tableaux et en vers, (1920) L'Après-midi chez l'antiquaire (1921) La Poupée (1926), En compagnie des vieux peintres (1927) Le Père Corot (1931) Roses de Papier (1934) Les ombres, Firmin-Didot (1934) Victor Hugo en vingt images, Éditions Albin Michel (1935) Le Faiseur d'or, Nicolas Flamel (1936) parus dans la collection J'ai lu (L'Aventure mystérieuse n°A220) L'Amateur de femmes (1937) Les Dimanches de la rue Jacob (1938) Saint-Germain-des-Prés, mon village (1938), ill. par Georges Tcherkessof et Jean Roubier Les Trésors de Palmyre (1938) Le Soldat Inconnu (1939) Provence et Cévennes, Édouard Aubanel éditeur (1941, réédit. 2003) La Chère Emma Bovary, Édouard Aubanel éditeur (1941) Au Café de l'Univers, Édouard Aubanel éditeur (1942) Au vieux saint de bois (1944) Mes vingt ans et moi (1944) Quarante-huit. Récit historique, Éditions de Savoie (1945) La Curiosité et les curieux, bois gravés de Gaston Nick, Paris, La Tournelle (1946) Le Roi sans reine : Louis II de Bavière (1947) La trahison d'Eurydice (1947) La révision du cadastre (1948) Quatrains d'Automne (1953)
Souvenirs Avant le déluge, souvenirs , Bernard Grasset (1928)
Livret d'opérette Julien l'Apostat, opérette en quatre actesL’Almanach des Spectacles – Année 1913 (en collaboration avec E. M. LaumannComœdia du 17 novembre 1912, p.3, col.6) ; musique d'André Rosoor
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . André-Georges Fabre : Au cœur de la Cévenne avec ses écrivains, éditions AZ OFFSET, Anduze, 1979. . Succession Léo Larguier, Paris, 2006, sur https://www.bibliorare.com/cat-vent_drouot4-10-06-cat.pdf (consulté le ). Wildenstein, Georges, Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1859, numéro de décembre 1938, Bibliographie p. 335 (consulté le 21 juillet 2019). Alain Artus, "Léo Larguier, La volupté du Rêve", Editions de la Fenestrelle, Brignon, 2017. .
Liens externes Base Léonore Dans l'anthologie « florilège »
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