Quéven est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Historiquement, elle fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Géographie

Localisation vignette|left|Carte de la commune de Quéven.

Hydrographie

La commune est bordée à l'est par la ria du Scorff, un fleuve côtier breton et au nord par le Scave, un affluent de rive droite du Scorff, qui se jette dans ce dernier au niveau de sa ria ; le ruisseau du moulin de Kerrousseau, affluent de rive droite du Scave sert de limite avec Gestel. Au sud le Ter, un petit fleuve côtier, et son affluent le Laër, séparent Quéven de Lorient pour le premier cité, et de Ploemeur pour le second ; à l'ouest la partie amont de la Saudraye, un autre petit fleuve côtier, sert un temps de limite aec Guidel. La ria du Scorff

Le "Pont Brûlé" est un pont en bois construit par les Allemands en 1940 : il fut utilisé par les civils pendant l'Occupation pour passer entre Caudan et Quéven. Il fut brûlé par les Allemands au début du mois d'. Le ruisseau du moulin de Kerrousseau

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de QuévenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Relief vignette|left|Roselières des deux rives de la ria du Scorff à hauteur de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. Le finage de Quéven est constitué pour l'essentiel d'un plateau en pente douce vers le sud-est, qui culmine à au niveau de la chapelle de la Trinité, mais situé pour l'essentiel entre 60 et d'altitude (le bourg est vers et l'essentiel de la base aéronavale, d'une platitude remarquable, vers . Ce plateau est troué par les vallées des cours d'eau précités, souvent encaissées d'une vingtaine de mètres, voire plus par endroits, par rapport au plateau, dont l'altitude atteint, pour celle du Scorff le niveau de la mer au niveau de son estuaire, bordé de paluds au niveau de la confluence avec le Scave, ainsi que plus au sud à proximité de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours et, encore plus en aval, au niveau du lieu-dit "Les Paluds" (le Pont Brûlé).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages et habitat Quéven présentait traditionnellement un paysage de bocage et un habitat rural dispersé (par exemple les hameaux de Kerdual et Sach Quéven., situés aux portes de Lorient) ; mais ce paysage traditionnel a été profondément modifié par l'urbanisation : de nombreux lotissements ont été construits depuis la Seconde Guerre mondiale aux alentours du bourg, qui a considérablement grossi, devenant une ville. Le reste du territoire communal a été relativement préservé de l'urbanisation, conservant donc un aspect rural (bocage et habitat dispersé) sauf au sud-est (hameaux de Stang Kergolan, Kergavalan, Kerdual et Sac'h Quéven, ces deux derniers étant très isolés par rapport au bourg : (« on n'allait jamais au bourg, sauf au cimetière ») en raison de la proximité de la ville de Lorient, de carrières, de décharges publiques et pour partie en raison de la présence de la base aéronavale dans la partie sud-ouest de la commune ; détruit lors de la Seconde Guerre mondiale, le hameau de Sac'h Quéven n'a pas été reconstruit depuis.

Transports vignette|L'ancienne gare de Quéven. La commune de Quéven est traversée par la voie express RN 165 et desservie par l'Échangeur du Mourillon, à proximité duquel se sont développées les zones artisanles et industrielles du Mourillon et de Beg Runio côté nord, et la zone commerciale de Lann Roze (magasin Leroy-Merlin) côté sud. L'ancienne RN 165, devenue une simple route départementale (D 765) passe un peu plus au sud, traversant aussi le territoire communal en direction de Guidel vers l'ouest et de Lorient vers l'est. Le bourg, situé au nord de ces deux routes, est desservi principalement par la D 6, axe sud-nord venant de Lorient et se poursuivant en direction de Pont-Scorff.

La commune est aussi traversée par la voie ferrée venant de Lorient en direction de Quimper (dénommée initialement Ligne de Savenay à Landerneau), ligne empruntée notamment par des TGV Atlantique venant de Paris-Montparnasse en direction de Quimper, ainsi que par des TER en direction de Rennes (TER Bretagne) et Nantes ; mais la commune n'est plus desservie par une gare, les plus proches étant celles de Gestel et principalement de Lorient.

L'aéroport de Lorient-Bretagne-Sud, qui cohabite avec la Base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué, est en partie situé sur la commune de Quéven. Transports en commun La commune de Quéven est desservie par le réseau Izilole site de la CTRL : Ligne T4 Guidel - Z.A. de Pen Mané / Pont-Scorff - Ty Nehué ↔ Quéven ↔ Lorient ↔ Ploemeur - Pen Palud Ligne 10Guidel - Plages ↔ Lorient ↔ Ploemeur - Kerbernès

Urbanisme vignette|Le bourg de Quéven. Typologie Au , Quéven est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LorientUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lorient comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 13,8 % 327Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 8,7 % 207Aéroports 5,8 % 138Équipements sportifs et de loisirs 2,6 % 61Terres arables hors périmètres d'irrigation 13,4 % 318Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,3 % 32Systèmes culturaux et parcellaires complexes 27,2 % 648Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 9,8 % 233Forêts de feuillus 15,8 % 375Forêt et végétation arbustive en mutation 1,3 % 31Marais intérieurs 0,3 % 6Estuaires 0,1 % 2Source : Corine Land Cover.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Quetguen en 1387Dans les archives du chapitre de Vannes., Qaez ven en 1466., Queven en 1793, Quesven en 1801.

Son nom breton est Kewenn, prononcé localement .

Koad, ar c'hoad, le bois, la forêt. On peut voir dans la seconde syllabe l'adjectif guen « blanc », ici, au sens de sacré.

Le toponyme du lieu-dit "Moustoir-Flamm" indique la présence d'un ancien monastère.

Histoire Préhistoire Quéven possède plusieurs monuments mégalithiques datant du néolithique: le tumulus et les dolmens de Kerroc'h, l'allée couverte de Kerscant, dit le dolmen du Triono, le menhir de Kerdehoret, le dolmen christianisé de Moustoir Flamm.

Une stèle funéraire gauloise se trouve à Kermérien.

Les fouilles menées en 2010-2011 sur la colline de Croizamus, préalablement â l'urbanisation de cet éco-quartier, ont montré ans d'occupation humaine en plusieurs phases successives, notamment une carrière exploitée dès le Néolithique (probablement pour l'édification d'un cairn), un enclos habité datant de l'Âge du fer (probablement une exploitation agricole), une grande enceinte avec un bâtiment maçonné (peut-être un sanctuaire) datant du après J.-C., et des vestiges épars datant de l'époque médiévale ans sur la colline de Croizamus, Notice d'information touristique située sur place et .

Antiquité De l'époque romaine il n'existe à Quéven aucun vestige connu, même si la région a été occupée par les Romains..

Moyen-Âge Un texte daté du indique que le duc de Bretagne Jean IV fait alors don à la famille de Rohan du fief de La Roche-Moysan (en Arzano) et de la paroisse de Bihoué..

Bihoué (dont l'église était dédiée à saint Bieuzy, auquel Bihoué devait aussi son nom) aurait été le centre de la paroisse (qui englobait aussi GestelGestel [Jestel], uni alors à Bévoy, devint une paroisse indépendante en 1387.) jusqu'au avant de devenir une simple trève de Quéven, qui devint le siège de la paroisse au . La paroisse de Quéven faisait partie de la seigneurie de Kéménet-Héboé et du doyenné des Bois..

À Quéven, le linteau de la ferme de Kerlaren porte, écrite en lettres gothiques, la plus ancienne inscription connue en Bretagne sur une maison rurale : « L'AN MIL : III cc IIII XX XIIII »(«l'an 1494 »)Sous la direction de Catherine Tosser et Jean-Jacques Rioult, "Architecture rurale en Bretagne", Lieux-dits Éditions, 2014, ..

Temps modernes